Danse
Temps fort Flamenco à Chaillot

Temps fort Flamenco à Chaillot

27 mai 2011 | PAR Alienor de Foucaud

Le théâtre parisien accueille pendant quatre jours la nouvelle génération d’artistes espagnols. Rocío Molina, La Moneta, Rafaela Carrasco, Belen Maya… Ils incarnent à eux tous un panorama des divers modes d’expression du flamenco, ancré dans son histoire mais aussi porté par des danseurs qui renouvellent cet art tout en le perdurant.

Depuis 2000, le Théâtre National de Chaillot n’a cessé d’inviter les chanteurs et danseurs de la nouvelle génération, qui s’est emparée de l’héritage des aînés tout en renouvelant le style. Pour la onzième année, le théâtre ouvre ses portes aux nouvelles stars du genre, qui s’exercent notamment à l’art du solo.

Cette danse ethnique de la péninsule ibérique a pris ses quartiers et ses cafés chantants dans la capitale française dès le XIXe siècle. Les danseurs y trouvaient une scène à leur démesure et un public acquis d’avance, en quête sans doute d’un certain exotisme. Les balletomanes avaient reconnu dès les années 20, la virtuosité de la danse et la capacité des grands solistes à improviser.

Rocío Molina a ouvert le festival avec Cuando las piedran vuelen, seule en scène, entourée de musiciens et de quelques vidéos. Avec deux guitaristes, La Moneta a proposé Lo que trae el aire, suite flamenca où elle interprète une série de palos (« styles ») de base du flamenco. Belén Maya se produit aussi en solo, offrant un flamenco plus intérieur.

Hier soir, c’est la sublime Rafaela Carrasco qui enflammait le théâtre. Sa pièce pour cinq danseurs et sept musiciens, Vamos al tiroteo, met en scène les chansons de Lorca qu’elle revisite à sa façon. Dans un noir total, le son des castagnettes résonne : l’Espagne n’est pas loin. Des jeux de lumières s’allient à une scénographie très intime ; un piano bar et un chanteuse. Troisième hispanique, frappés au sol, l’enchaînement est fluide, les danseurs ont un port de tête fier et altier. De leurs voix puissantes, Gema Caballero et Antonio Campos offrent un véritable concert. La danse, le chant et la musique sont étroitement liés.

Dans un crescendo de performances, les danseurs chaussés de bottines rouges vernis s’essayent au solo, avec brio. Les poses sont sculpturales, les pirouettes d’une grande précision et les duos, extrêmement sensuels. Tout l’art du flamenco est célébré à Chaillot. Un art de vivre de générations passées, faisant encore partie de nous. Une nouvelle façon d’être dans le présent du flamenco.

« Love » et « Dormir Sommeil Profond », tout un programme pour le TJCC de Gennevilliers
Dis, t’a pensé au cadeau pour Maman?
Alienor de Foucaud

One thought on “Temps fort Flamenco à Chaillot”

Commentaire(s)

  • Un peu de voix et l’art prend tout son corps.
    Cordialement

    mai 28, 2011 at 3 h 22 min

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