Danse

Miami City Ballet, invité d’honneur des Étés de la Danse au Châtelet

Miami City Ballet, invité d’honneur des Étés de la Danse au Châtelet

12 mai 2011 | PAR Alienor de Foucaud

Chaque année, le mois de juillet sonne le glas : la danse prend ses quartiers au Théâtre du Châtelet. Pour sa 7ème édition, le Miami City Ballet est l’invité d’honneur. L’un des plus grands ballets des Etats-Unis, dirigé par Edward Villella, ancien danseur étoile du New-York City Ballet, se produit pour la première fois à Paris.

Depuis maintenant six ans, Les Etés de la Danse s’emploient à faire venir à Paris, à la fois des compagnies et des danseurs de renom dans des programmations nouvelles et originales (San Fransisco Ballet, Alvin Alley American Dance Theater, Ana Laguna et Mikhaïl Baryshnikov), mais aussi des compagnies que l’on a rarement l’occasion de voir en France (le Ballet National de Cuba, Les Grands Ballets Canadiens, le Ballet de Novossibirsk).

Créée en 1986 et installée en Floride, cette compagnie se compose de cinquante danseurs qui évolueront sur scène pour témoigner de la diversité de leur vaste répertoire. Au cours des dix-sept représentations, ils interpréteront quatorze ballets. Chaque soir, un programme différent sera composé essentiellement de chorégraphies de George Balanchine, mais aussi de celles de Jerome Robbins, Twyla Tharp, Paul Taylor et Christopher Wheeldon. Forts du succès rencontré les années précédentes, trois cours du Ballet seront ouverts au public (les vendredi 8, 15 et 22 juillet à 12h). Et, en partenariat avec la Cinémathèque de la Danse, une série de films sera projetée, les dimanche 10 et 17 juillet au Châtelet.

Dans les ballets de George Balanchine qui seront présentés, on pourra voir Square Dance et Ballet Imperial, peu donnés en France. Á côté de Theme and Variations, The Four Temperaments, Symphony in Three Movements que l’on peut considérer comme « abstraits » et très représentatifs du langage balanchinien (« néo-classique » inventif, fondu dans la musique), on trouve une pièce rare, narrative et dramatique, comme La Valse, et deux divertissements enjoués : Tarantella (pas de deux) et Western Symphony, évoquant l’univers du Far West.

Edward Villella – un des interprètes préférés de Jerome Robbins – a choisi deux oeuvres intimistes qui explorent le cheminement du sentiment amoureux : si Afternoon of a Faun revisite le Faune de Nijinski, le chorégraphe, dans In the Night, se laisse guider par la musique de Chopin pour traduire, avec subtilité, les méandres de l’âme.

La danse américaine s’est largement ouverte au mélange des genres et Twyla Tharp se montre particulièrement habile à juxtaposer le classique et le jazz, les baskets et les pointes dans le jubilatoire In the Upper Room, tout comme elle sait nous charmer avec les chansons du célèbre « crooner », dans l’élégant Nine Sinatra Songs.

Dans le récent Promethean Fire, Paul Taylor, figure historique et toujours vivante de la «modern dance», exprime, avec gravité et lyrisme (sur des musiques de Bach), la douleur collective ressentie après les évènements du 11 septembre 2001. Quant au jeune britannique Christopher Wheeldon, il a écrit avec Liturgy un duo passionné.

En somme, une programmation riche et foisonnante et l’occasion de (re)découvrir une compagnie hors pair, au répertoire varié. Les Etés de la Danse continuent de nous surprendre et confirment la qualité de leur festival, année après année.

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Alienor de Foucaud

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