Danse

Hu(r)mano, le hip hop grinçant de Marco Da Silva  Ferreira

Hu(r)mano, le hip hop grinçant de Marco Da Silva Ferreira

14 mars 2018 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le Festival Ardanthé fête sa vingtième édition et invitait ce soir la nouvelle création du chorégraphe Marco Da Silva Ferreira, Hu(r)mano

La première fois que nous rencontrions le chorégraphe portugais, son précédent spectacle, Brothers, était présenté en création au São Luiz Teatro Municipal, à Lisbonne. Une proposition hyper physique du danseur et chorégraphe Marco Da Silva Ferreira aux allures de choc.

Avec Hu(r)mano, le danseur prodige échoue comme chorégraphe. Les phrases sont ici écrites de façons très romancées ce qui brouille la force des gestes, très inspirés à la fois du Hip Hop, des pulsations d’Hofesh Shechter ( pour qui il a dansé)et des saccades de Marlène Monteiro Freitas

On a du mal ici à lire. La danse frise le mime dans des allégories d’animaux, essentiellement des oiseaux et des canards. Et elle a beau se parer de portés, tout semble anecdotique, à l’opposé de la richesse de Brothers.

Le passage du groupe à l’individu puis au collectif donne un effet choral peu radical. Les irritations faciles des grincements des semelles sur le sol, qui sont une belle idée sur l’impossibilité de dialogue, nous épuisent par une trop longue exploitation.

La danse caractéristique de Da Silva Ferreira arrive, fort tard, dans une explosion qui tend les bustes en arrière, dans un rythme fou.

Trop tard. Les jolies lumières mille fois vues associées à des pas de pivots sans grande originalité ont eu raison de nous .

Chorégraphie et mise en scène Marco da Silva Ferreira
Assistante à la mise en scène Mara Andrade
Interprétation Anaísa Lopes, André Cabral, Vítor Fontes et Marco da Silva Ferreira
Lumières et Technique Wilma Moutinho
Compositeurs musique Rui Lima et Sérgio Martins
Interprète musique Pedro Lima

Crédit photo : ©José Caldeira & Pietr Jaruga

Agenda Classique de la semaine du 12 mars
[Live Report] Le LSO à la Philharmonie interprète Robert Schumann en déséquilibre
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *