Danse
Maguy Marin, le parcours a commencé

Maguy Marin, le parcours a commencé

15 octobre 2012 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Depuis déjà un mois le Festival d’Automne promène ses spectacles de danse, de théâtre, de performance et musicaux à Paris et en proche banlieue. Le point d’orgue de la programmation est « Un parcours », soit 7 pièces de la chorégraphe protéiforme Maguy Marin, accompagné de son acolyte, le musicien Denis Mariotte.

Ce seront 48 représentations pour honorer 30 ans de carrière.  Cela a déjà débuté, depuis le 13 octobre au Théâtre de la ville pour Faces. Ici c’est Maguy Marin, l’indomptable. Inspiré par la lecture de Propaganda d’Edward Bernays (1928) qui expose les principes de la manipulation de masse, cette fabrique du consentement, incarné par 28 interprètes du Ballet de l’Opéra de Lyon a été crée en 2011.

Le théâtre de la Bastille reprend sa dernière création, le troublant Nocturnes.  Interrogés pendant les répétitions sur la teneur de leur nouvelle création, Denis Mariotte, et Maguy Marin répondaient d’une seule voix : une représentation de la sensibilité nocturne, de cet état de veille particulier qui peut nous saisir de jour comme de nuit. Une réponse énigmatique qui ne laissait rien présager de l’inflexion que le retour à Toulouse allait produire sur le travail exigeant de Maguy Marin… A découvrir à partir du 16 octobre.

Plus loin, Cap au Pire,  pensé à partir de la traduction d’un texte de Samuel Beckett écrit en 1982, Worstward Ho. « Encore » est le premier mot de cet ouvrage : « Encore. Dire encore… Tant mal que pis encore… ». Réalisé en 2006, le spectacle jouera au 104 du 13 au 15 novembre. Becket se sera aussi « May B » créé en 198. « Clodos célestes ou fées embourbées, dix corps aux visages blafards dansent. Ils racontent la drôlerie de l’impossibilité d’être ensemble. » Au théâtre du Rond Point du 20 novembre au 1er décembre après deux jours au 104 les 16 et 17 novembre.

Cendrillon ( 1985) fait danser les poupées. Maguy Marin viendra  pour l’occasion  avec le Ballet de l’Opéra de Lyon pour la première fois au Théâtre National de  Chaillot. Du 29 novembre au 1er décembre.

Le parcours spectaculaire se clôt avec ça quand même » (2004) associé à Pris/reprise  les deux courtes formes confrontent la solitude et le statut de l’intermittence.  Du 22 novembre au 27 novembre.

Un parcours, c’est aussi un film, Retour sur Umwelt  reprend des images d’autres spectacles. A la Cinémathèque française – musée du Cinéma
le lundi 3 décembre 2012.

Visuel : (c) Théâtre de la Cité Internationale

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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