Danse

« La planète des insectes » à la Maison de la culture du Japon à Paris

« La planète des insectes » à la Maison de la culture du Japon à Paris

19 juin 2015 | PAR Sandra Bernard

Surprenant, troublant, déroutant, voici quelques adjectifs qui viennent à l’esprit après avoir vu « la planète des insectes » interprété par la troupe Dairakudakan à la maison de la culture du Japon à Paris.

Une représentation de Butô, cet art scénique japonais où les danseurs cherchent à créer le maximum d’effets en misant sur un minimum d’artifices, est un moment unique d’une rare densité. Ils créent un spectacle où la performance des corps touche à son paroxysme jusqu’à transcender la parole et le récit. Les représentations, parfois rugueuses, souvent abstraites traitent de sujets sociétaux de manière métaphorique.

Ainsi, dans « la planète des insectes » ces derniers décident d’abandonner les hommes qui ne les ont jamais écouté détruisant l’environnement sans vergogne. Au milieu des sociétés humaines et insectes, Matsuo Bashõ se dresse tel un fantôme du passé. Ce poète du 17e siècle dont nombre de haïkus ont pour sujet les insectes, semble avoir réussi à les comprendre. En a peine 1h30 se succèdent des tableaux visuellement forts avec la présence de ces cinq cages de métal sur scène où se succèdent tour à tour humains et insectes. Ces derniers, coiffés de bouilloires ou de lunettes et revêtus, entre autres, de costumes de cordes, virevoltent sur la scène.
Les gestes codifiés, tout comme les expressions faciales suffisent à la compréhension. L’on remarque que les danseurs sont plus habillés qu’à l’accoutumé.

Akaji Maro pionier du buto, met ici en scène un spectacle atypique qui transgresse les codes mêmes du genre.

Visuel  © Hiroyuki Kawashima

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