Danse
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Danser sa vie : Beaubourg célèbre la danse à l’automne

16 août 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Danser sa vie sera le titre d’une exposition qui s’annonce événement au Centre Georges Pompidou. Voici un rendez-vous sans précédent pris avec les liens des arts visuels et de la danse, depuis les années 1900 jusqu’à aujourd’hui. Sur plus de deux mille mètres carrés seront présentées près de 450 œuvres : des chefs d’œuvre de l’art moderne, de Matisse à Warhol, des chorégraphies clefs d’un siècle de danse, de Nijinski à Merce Cunningham, et des œuvres d’artistes contemporains inspirés par la danse, d’Olafur Eliasson à Ange Leccia.

Le titre Danser sa vie est emprunté à la danseuse Isadora Duncan, pionnière de la danse moderne : « Mon art est précisément un effort pour exprimer en gestes et en mouvements la vérité de mon être. (…) Je n’ai fait que danser ma vie », explique-t-elle dans son ouvrage Ma vie, publié en 1928.

À travers un parcours en trois actes, l’exposition montre la passion de l’art et de la danse pour le corps en mouvement. La danse comme expression de soi, d’Auguste Rodin à Pina Bausch, Danse et abstraction, de Loïe Fuller à Nicolas Schöffer et Danse et performance, de Dada à Jérôme Bel.

Danser sa vie donnera naturellement une belle place aux œuvres live, en activant, pendant toute sa durée, l’œuvre Untitled (Go-Go Dancing Platform), 1991 de Félix González-Torres et Instead of Allowing Something to Rise up to your Face, Dancing Bruce and Dan and Other Things, 2002 de Tino Sehgal pour un danseur. Trisha Brown (avec le soutien du Centre National de la Danse, Paris, et du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris) réactive une œuvre ancienne Planes de 1968 (10 séances). De jeunes artistes contemporains donnent également à voir la danse en live. Davide Balularéalise Mechanical Clock for 60 dancers, une performance qui prend la forme d’une horloge mécanique où 60 danseurs incarnent littéralement le passage du temps (1 séance). Alex Cecchetti réalise Memory of the Banana Tree, une performance avec trois danseurs et des feuilles colorées liées à des végétaux tropicaux (1 séance).

Ce musée de la  danse tel que l’a rêvé et réalisé Boris Charmatz à Rennes et à Avignon trouve ici une apogée dans une grande exposition reflétant ce concept d’un art vivant pris comme installation.

 

 

 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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