Danse

Dance concert, la pièce retro-electro-acoustique d’Ola Maciejewska au Festival d’Automne

Dance concert, la pièce retro-electro-acoustique d’Ola Maciejewska au Festival d’Automne

05 octobre 2018 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Sur le papier cela s’annonçait expérimental et très beau. Sur scène, le spectacle programmé par New Settings, Le Festival d’Automne et le Centre Pompidou nous laisse perplexe.

La question n’est pas neuve mais la réponse est assez dingue. Anne Teresa de Keersmaeker ou DD Dorvillier sont des chorégraphes qui questionnent sans cesse l’interaction entre la musique et la danse. Ola Maciejewska va plus loin dans un retour vers le futur assez étonnant.

Elle pose sur scène des thérémines, l’ancêtre du synthétiseur. Cet instrument a été produit par Robert Moog.. l’inventeur du synthétiseur justement. Moog a créé des thérémines pour Merce Cunnigham et John Cage en 1965 pour Variations V. et, en hommage direct, sur le plateau blanc sont posés ces objets qui ressemblent à des mitraillettes et d’un côté on retrouve les ballons argentés de Rainforest.

Mais, une fois que la danse surgit, le procédé s’épuise et avouons-le frise la comédie. Tout commence bien avec un solo de Julia Plawgo, espiègle en pull à franges. Elle malaxe bien l’espace et le remplit de ce champ sonore. Les gestes sont très robotiques. Puis le solo devient trio, elle est rejointe par Keyna Nara et Frida Gulia Franceschini.

Malheureusement, le voyage dans le temps est immédiat, les motifs des corps, très sixties nous renvoient à des univers kitsch involontaires et peu élégants. Et pourtant, elles ne cherchent pas le rire, elles enquêtent sur la façon dont un corps peut créer un son. Mais leur procédé, pourtant inouï, ne quitte pas la route de l’expérience.

Le spectacle limité à une idée technique, est finalement fragile, et ne fait pas avancer les réflexions déjà fournies sur comment libérer le mouvement d’une interprétation sonore.

Dance Concert : ©Taichung National Theater

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. amelie@toutelaculture.com

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