Danse
Concordan(s)e, « I think not » : où l’écriture et le corps se rencontrent

Concordan(s)e, « I think not » : où l’écriture et le corps se rencontrent

02 avril 2012 | PAR Celeste Bronzetti

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Concordan(s)e annonce pour la sixième fois depuis sa première édition la rencontre entre la littérature et la danse. Les créations de la chorégraphe Deborah Hay prennent forme au centre de création Le colombier, à travers les performances de l’écrivaine Louise Desbrusses et de la danseuse Stéphanie Moitrel.

Les performances de Concordan(s)e naissent d’une fusion entre l’écriture et le corps qui remonte à la conception même du spectacle. Il n’y a pas une véritable adaptation du texte littéraire par une mise en scène. Les langages de l’écriture et de la danse se rencontrent et fusionnent dans une troisième langue : le trait d’union semble être une mise en relief de la place du corps dans l’acte créatif.
Le travail de la chorégraphe Daborah Hay se développe depuis des années de la même façon : elle transmet la partition d’un solo de son répertoire à une vingtaine d’artistes. Chaque artiste travaille pendant trois mois à sa propre interprétation du solo, en assumant le rôle de metteur en scène et interprète de sa propre adaptation. Ce parcours d’appropriation et d’assimilation de la partition permet la naissance de spectacles dont la différence est intimement liée au corps de l’interprète et à sa mise en forme dans l’espace scénique. Pour la sixième édition de Concordan(s)e Deborah hay présente « I think not ».
« Quelle est l’invisible performance du corps de l’écrivain dont le texte est la trace ? » c’est la question à partir de laquelle Louise Desbrusses s’est approchée des créations de Daborah Hay. L’auteur de L’argent, l’urgence et Couronnes Boucliers Armures met en scène, dans ses romans, des femmes déterminées et bien combatives, prêtes à s’opposer âme et corps aux difficultés que la vie leur présente.
La deuxième interprétation de « I think not » est mise en scène par Stéphanie Moitrel, qui travaille en particulier sur le présent de la performance, sur l’impermanence de toute interprétation.

Deux versions de la même idée, une pensée qui se développe à travers les corps de trois femmes : une chorégraphe demande à une écrivaine et à une danseuse de traduire et de compléter avec leur propre langage sa création.

Soirée de courts métrages le jeudi 12 avril au Studio des Ursulines
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