Danse
« Au-delà », le vide en trop plein de DeLaVallet Bidiefono

« Au-delà », le vide en trop plein de DeLaVallet Bidiefono

03 juin 2015 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Déjà deux ans que le spectacle du chorégraphe-artiste associé du Théâtre­Cinéma Paul Eluard à Choisy-­le-­Roi avait été montré au Festival d’Avignon alors que Dieudonné Niangouna était artiste associé. Le voilà maintenant au Quai Branly dès ce soir pour un patchwork d’une danse d’images dont les tableaux restent.


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Ils sont rapidement tous là. Les musiciens (Morgan Banguissa, Armel Malonga), les danseurs (Flacie Bassoueka, DeLaVallet Bidiefono, Destin Bidiefono, Ingrid Estarque, Ella Ganga, Nicolas Moumbounou, le chanteur (Athaya Mokonzi). Ensemble ils vont apprivoiser la mort, rien que ça et de toutes les façons possibles.

Il y a ici d’abord de la marche, quasi militaire, puis en lignes déformées. Cela entraînera plus tard des convulsions, des solitudes dans un geste très ancré dans la danse contemporaine africaine. On retrouve des ancrages bas et des tempos lourds. L’interaction entre la musique et les pas est permanente (sauf, et cela nous aura fait rire aux éclats), quand Armel Malonga, le bassiste, mime les notes sur son instrument, que les danseurs auront au préalable débranché.

L’intérêt du spectacle réside dans l’insertion de l’imaginaire que la mort charrie au Congo. On y voit des totems se créer sous nos yeux et le diable faire jaillir le feu.
L’écueil, et il est malheureusement grand, se niche dans le manque de fil conducteur de Au-delà. Les images, si elles sont fortes, semblent vouloir s’emparer de tous les aspects. Le spectacle manque de dramaturgie et cela vient étouffer le talent et la technicité des danseurs.


Visuel: Au-delà, de DeLaVallet Bidiefono © Christophe Raynaud de Lage / Festival d’Avignon

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