Danse

Apache : Hamid Ben Mahi tente la fusion du rock et du hip-hop

Apache : Hamid Ben Mahi tente la fusion du rock et du hip-hop

17 avril 2013 | PAR Amelie Blaustein Niddam

On découvre Hamid Ben Mahi en juillet 2012, il participe à un programme « La belle scène Saint-Denis » qui rassemble une espèce de best of du meilleur de la danse. Seul en scène, accompagné à la guitare par Yan Péchin, il ressuscitait alors  Bashung dans un work in progress prometteur qui fait dans sa version finale  un petit tour à la Villette dans le cadre du Festival HautesTensions

A gauche du plateau toutes formes de guitares sont prêtes: à résonateur, sèche, électrique et banjo. Yan Péchin, éternels cheveux ébouriffés et jean en cuir skinny vient de ressusciter Bashung en une note. Il en fut le guitariste et le spectacle est pensé comme un hommage au disparu.

A Avignon, nous avions vu un duel entre un cowboy et un indien. Entre temps, les troupes se sont renforcées. Du côté musique, Yan Péchin a maintenant à ses côtés Bobby Jocky et Hamid Ben Mahi n’est plus seul. Ce sont cinq danseurs qui vont arriver sur le plateau comme des apaches scrutant les cowboys du haut de la montagne. Ils descendent et dansent, frénétiquement, violemment

Pendant plus d’une heure, nous allons vivre dans cette tribu rythmée par le fantôme de Bashung. Hamid Ben Mahi qui a appris le modern-jazz chez Alvin Aley travaille sur l’introduction de la danse hip hop sur la scène contemporaine.

Cette fusion, il la veut fluide. Dans une esthétique qui puise dans le vocabulaire du hip-hop fort en battle et en soli, il demande à ses interprètes de danser en force, tous muscles bandés et veines sorties. Ils savent tous se redresser de postures improbables tout en essayant de garder  le fil de cette histoire sans parole. Si les swipes volent haut, la langue vient puiser dans le breakdance et dans l’athlétisme par le biais de la gym.

Hamid Ben Mahi survole le spectacle dans un duo entre lui et le guitariste. Là son histoire tient bon, sa fusion fonctionne. Les nappes entrent dans son corps et la violence devient douce.

Le reste du temps, on assiste plutôt  à une démonstration de force qui peut lasser. Reste qu’ Hamid Ben Mahi est un incroyable danseur à suivre de près.

 

photo :  copyright Laurent Philippe

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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