Spectacles
Cabaret Louise, une pièce musicale engagée, foutraque et historique au Lucernaire

Cabaret Louise, une pièce musicale engagée, foutraque et historique au Lucernaire

04 septembre 2020 | PAR Geraldine Elbaz

Jusqu’au 25 octobre, le Lucernaire présente Cabaret Louise, la dernière création de Régis Vlachos avec Charlotte Zotto, mise en scène par Marc Pistolesi. C’est déjanté, burlesque et pédagogique.

 

Les yeux pétillants et le visage masqué, les comédiens accueillent et installent le public dans la salle Paradis. Le plateau est agrémenté d’un décor rétro élégant, ornementé d’ampoules luminescentes. Un rideau de fils blancs surplombé d’un médaillon à l’effigie de Louise Michel s’érige au centre. On distingue une guitare dans un coin.

Simone (Charlotte Zotto) et Edouard (Régis Vlachos), forment un couple de cabarettistes récemment séparés, dont l’histoire personnelle va empiéter sur leur projet artistique, construit sur la figure révolutionnaire de Louise Michel.

Enseignante révoltée, féministe militante de la Commune de Paris en 1871 jusqu’à sa déportation en Nouvelle Calédonie, Louise Michel illustre le thème central de la pièce, dont le combat et les réflexions sociologiques font largement écho à notre actualité.

L’originalité du spectacle repose sur une mise en scène inventive qui renforce le propos traité de manière complètement farfelue. Ainsi, retrouve-t-on pêle-mêle l’histoire de la Commune, des scènes improbables de karaoké, du Joe Dassin, des chansons avec ou sans les paroles de Johnny Halliday, des lettres de Victor Hugo, un poème de Rimbaud, mais aussi l’évocation de mai 68, les Gilets jaunes, Adolphe Thiers, Macron… le tout avec la participation pas toujours évidente du régisseur qui nous proposera même d’acheter du thé 1336, dont l’histoire part d’une protestation souvent méconnue.

Créé en juin 2018 à Avignon, le spectacle a pour vocation de s’interroger à partir d’un parcours historique féministe d’envergure sur le monde dans lequel on vit.

Visuels :  affiche / photos (C) Xavier Cantat

Art Urban Youth India, l’art au service du discours écologique
Annie Cordy nous quitte à l’âge de 92 ans
Geraldine Elbaz
Passionnée de théâtre, de musique et de littérature, cinéphile aussi, Géraldine Elbaz est curieuse, enthousiaste et parfois… critique.

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *