Musique

yo, le piano jazz par Roberto Fonseca

yo, le piano jazz par Roberto Fonseca

15 avril 2012 | PAR Olivier Handelsman

Consacré dans les domaines du jazz, de la world et des nouvelles tendances urbaines, le pianiste cubain prouve aujourd’hui qu’il est tout cela à la fois. Yo exprime la diversité des mondes musicaux qui l’animent, dans une invitation à un voyage exploratoire entre ses racines et leurs multiples échos sur les rivages de l’Atlantique. Armé de ses claviers acoustiques et électro, il y convoque des musiciens de différentes origines pour délivrer un élixir de grooves rétro-futuristes et tradimodernes. Écoutons Roberto Fonseca tel que nous ne l’avons jamais entendu.

Roberto Fonseca remet le piano et l’orgue électronique au goût de la nuit. Entraînant, dansant, coloré et chaleureux, il se dégage de cet album un esprit enivrant, par moments agaçant et trop synthétique, et tantôt relaxant. Comme d’autres artistes, Fonseca a mis l’accent sur la dimension progressive de sa musique. Les influences électro ne sont pas les mieux rentabilisées, puisque 80’s jongle entre le classique, l’orgue hésitant, les rythmes caribéens et le virtuoso jazz ; de même, JMF alterne la guitare électrique se mariant sans surprise et sans correspondance transcendante aux sonorités électroniques des chers claviers de Roberto Fonseca, et Rachel est parfois cacophonique. C’est sur ses morceaux les plus « naturels » que brille le musicien: le magnifique Mi Negra Ave Maria, composé avec sa mère l’artiste Mercedes Cortés, digne d’un Satie ou d’un Debussy en sa partie première, et qui après mutation réveille l’esprit au moyen d’un discours empreint d’idéologie positive sur un fond gospel-pop, de manière similaire à Así Es La Vida.

Mais c’est réellement dans les emprunts aux musiques africaines et cubaines que l’on reconnaît le génie du pianiste : les percussions et les cordes du Maghreb de Gnawa Stop et 7 Rayos, les chants élégants et cristallins de Fatoumata Diawara sur Bibisa rivalisent avec les rythmes Son et Changüí cubains de Quién Soy Yo, (chanson à laquelle fait référence le nom de l’album, signifiant « moi ») et El Soñador Esta Cansado (aux accents jazz lounge idéaux après une longue journée de travail), où Roberto Fonseca donne une partie de son âme sans compter.

Le piano afro-cuban-groove a trouvé son interprète consacré. Les adeptes de Fonseca sont ceux qui depuis 1998 connaissent la différence entre la world music savamment calibrée et le melting pot brouillon, et seront ravis de ce septième opus riche et expressif.

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Olivier Handelsman
Olivier Handelsman est étudiant en master de management à Grenoble École de Management, et étudie en échange à la Simon Fraser University de Vancouver (Colombie-Britannique, Canada) au second semestre 2013-2014. Licencié de Sciences Économiques à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, Olivier est intéressé par la micro-économie, l'entrepreneuriat, le management stratégique, de l'innovation, de la musique, des systèmes d'information et des nouvelles technologies. Olivier Handelsman a été scénariste de courts et longs-métrages en machinima (images de synthèse issues de jeux vidéo), et a une expérience professionnelle de pigiste dans différents médias tels que le journal Le Point (hors-série Références), PC Jeux et Millenium Source, ainsi que d'auditeur de service client, de programmeur Visual Basic et de démonstrateur produit.

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