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Une soirée de musiques kazakhs à la Salle Cortot

Une soirée de musiques kazakhs à la Salle Cortot

11 mars 2019 | PAR Yaël Hirsch

Ce samedi 9 mars, la salle Cortot était pleine jusqu’au plafond d’un public qui attendait avec impatience un concert organise par Art Ambassadeurs et A1 aux couleurs du Kazakhstan.

Un écran est posé au mur qui diffuse en permanence des images du pays : aussi bien la ville que les fameuses pleines, les danseuses que les oiseaux. Ces images viennent illustrer la musique – entre tradition et modernité et en 4 groupes différents.

Tout de blanc vêtus le duo de virtuoses de la dombra (luth) Temirlan et Yarnat (T et Y) se sont lancés dans la Melodie «  Saryarka » comme dans un rodéo très rythmé très vite rejoints par les battements de mains du public et leurs propres claquements de doigts. Jouant avec toutes les faxera de leurs instruments, ils ont aussi utilisé la coque comme percussions.Se renvoyant la balle l’un à l’autre, à un moment ils ont fait rire le public en faisant semblant de faire fuir les mouches. Une deuxième chanson était un programme de pots pourri de mélodie Kazakhs suivies par le public. Mélodie enregistrée au piano et la longiligne Aigerim Ashimova (qui sait jouer de 7 instruments) nous a interprétés deux airs de Kobyz (violon traditionnel qui se tient entre les genoux) : le doux et triste «  Kusni Korean » qu’elle a même rendu déchirant à la fin et « Ota Anna », époque où une voix chante même sur la bande son qui accompagne l’instrument.

S’accompagnant à la dombra la jeune Aidana Karzhaubayeva s’est lancée dans trois chansons traditionnelles. Robe et coiffe blanche impressionnantes, voix qui porte et résonne, elle fait revivre l’ancienne tradition. D’inspiration traditionnelle et mystiques, ils maîtrisent non seulement la dombra mais aussi le chant, la manipulation de petits chevaux de bois sautant sur les peaux des percussions et d’autres instruments

Habillés en peaux et chapiteaux, les 5 musiciens du groupe Turan (mot qui pointe vers le khazakhstan en pharsi) jouaient chacun de plusieurs instruments: dombra, flute, percussions : c’est une musique puissante et vivante dont les gestes de la tête et des mains sont presque mouvement de danse. Interprétant tour à tour des titres mystiques et festifs, ils ont su nous hypnotiser en faisant danser des petits chevaux sur les peaux de leurs percussions. A la fin: Temirlan et Yarnat et une partie du public sont venus les rejoindre pour une danse endiablée.

Un beau voyage et une fête inoubliables

Visuels : affiche et (c) yH

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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