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Musique des archipels du Pansori au Musée Guimet

Musique des archipels du Pansori au Musée Guimet

23 juin 2014 | PAR Sandra Bernard

Avec la programmation du musée Guimet, l’on est jamais à l’abri d’expériences originales, c’est le cas avec Archipel du Pansori un quartet musical atypique accompagné d’une chanteuse spécialiste du Pansori et d’un acteur et écrivain de théâtre. Cet ensemble surprenant entraîne l’auditeur/spectateur dans un univers à la croisée du jazz, de la world music et du chant traditionnel coréen.

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archipel du pansori

Min Hye-sung (disciple de la chanteuse Park Song-hee, « Trésor national vivant » de Corée, spécialiste du pansori) interprète des chants traditionnels en s’accompagnant de percussions. Elle est entourée d’un ensemble constitué de Léonardo Garcia (flûtes, composition, arrangements), Jean Charles Richard (saxopohones, Prix de l’Académie Charles Cros en 2012), Arnault Cuisinier (contrebasse), Nicolas Déflache (électroacoustique) et Hervé Péjaudier (écrivain de théâtre et comédien).

La voix profonde et rauque de la chanteuse tranche clairement avec l’image que l’on s’en fait habituellement. Mêlée aux rythmes jazzy de la contrebasse, du saxophone, de l’electro et des surprenantes flûtes des Andes, elle prend toute son ampleur. La présence du conteur rend vivants les textes et facilite la compréhension.

Le programme se compose d’une sélection de pièces coréennes, principalement pansori et minyo : « Hwachojang », « Sae Taryong », Sarangga : chant d’amour », « Jindo Arirang », « Apparition du moine »; « Ekmegi Taryong », « chant de misère et ouverture de la courge » et « Punjo Ariang »  et de morceaux composés par Léonardo Garcia : « Fiesta Mapache », « Animita » et « Boraty ». Le point commun entre tous ces morceaux est qu’ils ont été arrangés sur la base d’une fusion entre des musiques de tradition orale (coréennes, andines, balkaniques), du jazz et des musiques contemporaines savantes, avec dialogue permanent entre écriture et improvisation.

Le projet s’articule à partir d’un jeu en miroirs entre superpositions idiomatiques et esthétiques qui peuvent s’ériger en complémentarité ou en contraste, mais toujours rapprochant le public francophone et coréen du fil conducteur du texte et du son.

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Sandra Bernard
A étudié à l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense l'Histoire et l'Histoire de l'Art. Après deux licences dans ces deux disciplines et un master recherche d'histoire médiévale spécialité histoire de l'Art dont le sujet s'intitulait "La représentation du costume dans la peinture française ayant pour sujet le haut Moyen Âge" Sandra a intégré un master professionnel d'histoire de l'Art : Médiation culturelle, Patrimoine et Numérique et terminé un mémoire sur "Les politiques culturelles communales actuelles en Île-de-France pour la mise en valeur du patrimoine bâti historique : le cas des communes de Sucy-en-Brie et de Saint-Denis". Ses centres d'intérêts sont multiples : culture asiatique (sous presque toutes ses formes), Histoire, Histoire de l'Art, l'art en général, les nouveaux médias, l'art des jardins et aussi la mode et la beauté. Contact : sandra[at]toutelaculture.com

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