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[Live-Report] Acid Arab & Omar Suleyman à la Gaîté Lyrique (12/04/2013)

[Live-Report] Acid Arab & Omar Suleyman à la Gaîté Lyrique (12/04/2013)

16 avril 2013 | PAR Idir Benard

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Djellaba, babouches et keffieh de rigueur, Omar Suleyman a fait bouger la Gaîté en débarquant avec ses ryhtmes énergiques et ses synthés nasillardes. Initialement des musiques de mariage, la reconversion en musique éléctro est réussie.

Un chanteur en djellaba complète, il faut dire que cela ne se croise pas souvent sous nos contrées tempérées et c’en est un pourtant qui a provoqué l’ondulation des corps et des esprits. A base de remixe de oud, de flûte arabisante et de percussions envoûtantes, il faut dire que l’exotisme de la prestation a vite payé. La musique originale des mariages animés par Omar Suleyman, la dabke, a connu un franc succès sous sa version électronique. Alors que sa moustache généreuse ne semblait faire qu’un avec le micro, les paroles de ses chansons on projeté la salle tout droit sous les latitudes d’un décor ommeyade par excellence : dans la tradition syrienne, les paroles adressées aux jeunes mariés sont censées leur apporter félicité et abondance pour la suite.

Au programme, pas de mariage, juste un vendredi soir. Et pourtant il flottait au dessus de la salle un certain air d’enivrement et de ferveur. Après une vingtaine de minutes, quelques filles du public ont pris d’assaut la scène et ont rejoint Omar pour s’improviser danseuses du ventre. Ce dernier, se croyant très certainement dans son harem, a gentiment recalé le videur qui, en bon professionnel, venait éloigner ces jeunes demoiselles un peu trop hardies et entreprenantes. Sous des youyous qui semblaient sortir naturellement du public, la salle se dandinait d’autant plus que Omar l’exhortait à retranscrire l’ambiance d’un mariage original, en claquant des mains bien haut au dessus de la tête. Mais pas n’importe comment : mains bien ouvertes, paume contre paume, et doigts contre doigts, de telle sorte qu’une douleur vous assaille assez vite tandis que les rythmes langoureux décuplent l’énergie de la danse. Il y avait de quoi se dépayser ce soir là : un mélange des genres réussi.

Visuels : (c) affiche de la soirée, Idir BENARD

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Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

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