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[Interview] Laurence Haziza nous parle de la 15e édition de Jazz’n Klezmer

[Interview] Laurence Haziza nous parle de la 15e édition de Jazz’n Klezmer

11 novembre 2016 | PAR Yaël Hirsch

Du 8 novembre au 1ier décembre 2016, le Festival Jazz’n Klezmer ajoute à l’automne parisien des milliers de notes aux couleurs et origines variées. Alors que l’édition 2015 était endeuillée et écourtée par les attentats du 13 novembre, la programmation 2016 est aussi vive et éclatante que pointue. Rencontre avec Laurence Haziza, Directrice du Festival.

Tour la Programmation et les billets sur Le Site du Festival. 

La programmation 2016 d’une richesse folle, tant en termes de nombre de dates qu’en termes de diversité : le festival a-t-il pris encore plus d’ampleur en 2016?
On espère chaque année qu’il prenne de l’ampleur, il y a 3 concerts en plus cette année, et si l’on avait pu, on aurait probablement eu plus de concerts encore, il a fallut trancher faire des choix. C’est un festival avec une forte personnalité et peu de dates, il faut donc bien choisir, équilibrer l’ensemble de la programmation..

Côté jazz il y a des noms qui parlent à un très très grand public comme André Manoukian,..
C’est la première fois qu’il participe au festival, c’est une jolie histoire, suite à une discussion de backstage au Parc Floral cette été durant le Paris Jazz Festival ou Il racontait qu’il il avait trouver un coatch en la personne de Jérémy Hababou porteur d’une méthode d’apprentissage particulière qui lui vient de son propre professeur israélien Ofer Bryer, le même professeur qui a formé Yaron Herman. J’ai eu envie de le les inviter tous les deux pour qu’ils nous offre cette complicité sur scène. Ils ont accepté avec fougue et travaillent ensemble depuis pour nous offrir un moment unique de jazz !

Peux tu nous parler des fidèles comme Yom?
Notre ami! Mais c’est lui qui chaque année nous propose des projets, (nous avons déjà le projet pour l’an prochain), il est fidèle inventif foisonnant. c’est tout à fait passionnant de suivre un artiste dans l’évolution e sa création, Yom est notre plus fidèle ami mais il y a aussi, des artistes comme Balkan Beat Box que nous connaissons bien, Frank London qui est venu plusieurs fois, ou encore Franck Amsallem. Mais aussi Socalled, Noemie Waysfekd et Blik dont c’est la troisième participation au festival

Quels sont les lieux du Festival?
Fidèle aussi, ces lieux qui ont fini par identifier le festival: le New Morning, Copernic, le Mahj et la Bellevilloise où l’on donne chaque année la grosse fête pour le public le plus jeune.
Nous avons aussi renouvelé notre collaboration avec le Festival villes des musiques du monde, pour la seconde fois, et parce que nous avons envie d’unir nos différence, comme un message d’ouverture! Cette année, nous proposons ensemble cette belle soirée au Petit Bain avec la Fanfare Klezmer d’Île-de-France et le groupe rock turc mythique Baba Zula.

Cette 15e édition ouvre sur l’Inde avec une soirée Bollywood. Comment est venue l’idée d’aller du jazz et du klezmer vers ce grand voyage?
Encore une histoire humaine de rencontre c’est Alain Krief notre secrétaire général qui nous a proposé ce projet, ce fût une ouverture de festival festive improbable et pourtant si belle, incroyable. Elle illustre parfaitement les croisées des chemins entre les musiques klezmer et indiennes, ce concert est un symbole fort.

Il y aura aussi un cabaret en yiddish. Peut-on rire aujourd’hui en yiddish?
On a toujours ri en yiddish, et l’on continue plus que jamais.

Pas de Bal Mitzvah cette année mais une fanfare ‘kif’ : ce sera la fête?
La soirée qui est la continuité de la Bal Mitzva est la Release Party, avec trois groupes klezmer, tous très différents, traditionnel, rock fusion et jewish salsa! On voulait montrer la diversité de la scène klezmer française. C’est une soirée « djeuns », mais les parents sont aussi les bienvenus !

Jazz & Klezmer est aussi un lieu de rencontres : entre artistes qui partagent la scène, et aussi avec le public qui découvre de nouveaux artistes …
Les artistes nous sont fidèles mais aussi le public. C’est toujours émouvant de voir chaque année les même personnes, de retrouver un public fidèle et qui grandit d’année en année.

visuel : affiche officielle du festival.

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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