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La douce nuit de Birds on a Wire au Quai – CDN d’Angers

La douce nuit de Birds on a Wire au Quai – CDN d’Angers

27 janvier 2018 | PAR Sarah Reiffers

Birds on a Wire, le duo formé par Rosemary Standley et Dom La Nena, présentait vendredi soir au théâtre Le Quai – CDN d’Angers la première d’un nouveau spectacle, deuxième volet d’une aventure commencée en 2012. Bob Dylan, Nazaré Pereira, Elizabeth Cotten, les Pink Floyd et bien d’autres encore ont été revisités dans un univers baroque, sobre et raffiné.

Birds on a Wire, c’est la rencontre entre Rosemary Standley, la chanteuse du groupe Moriarty, et Dom La Nena, violoncelliste qui accompagna de nombreux artistes en tournée dont Jane Birkin, Etienne Daho ou encore Jeanne Moreau. Ensemble, elles revisitent un répertoire allant de la musique classique à la pop, pour un résultat envoutant et beau comme des chants d’oiseaux. Elles présentaient hier à la salle comble du théâtre Le Quai d’Angers un tout nouveau spectacle, qui donnera bientôt lieu à un deuxième album.

Les deux artistes font leur apparition sur scène presque comme des sorcières, ou créatures enchantées, jouant ou chantant quelques notes entre deux flashs de lumière orangée. Et sorcières elles le sont certainement un peu, puisqu’elles nous entraînent par la suite dans un voyage dans le temps, à la cour d’un ancien roi de France peut-être, dans un univers résolument baroque. Rosemary Standley qualifiera leur spectacle de « vaisseau » – il possède, très certainement, une capacité à nous faire voyager.

Après les reprises réussies de « I Shall Be Released » de Bob Dylan et de « Sur la place » de Jacques Brel, Birds on a Wire essayent d’endormir le public sur la célèbre ballade « Duerme Negrito ». Dans l’heure qui suit, elles convoquent les dieux brésiliens ou passent l’aspirateur sur « Shake Sugaree » d’Elizabeth Cotten. Un peu sorcières, on vous disait.

Pendant plus d’une heure et demie les deux artistes ont ainsi voyagé d’un continent à l’autre, prêtant leur voix à des chansons venues de France, du Brésil, d’Angleterre ou des États-Unis dans un style dépouillé et raffiné d’une grande beauté. Sur scène, leur complicité fait mouche et égaye. On ne peut regretter que la scénographie, trop peu exploitée pour être vraiment nécessaire.

Visuel : JEREMIAH

Marion Hislen nommée déléguée à la photographie
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Sarah Reiffers

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