Musique
Version dub de l’album d’Hollie Cook

Version dub de l’album d’Hollie Cook

18 juin 2012 | PAR Jerome Gros

Prince Fatty, ingénieur du son et producteur britannique, a repris l’album de la chanteuse Hollie Cook pour en présenter la version dub. L’occasion, pour toutelaculture, de revenir sur ces deux albums.

La chanteuse Hollie Cook est née dans un environnement musical. Son père, Paul Cook, est batteur des Sex Pistols, et sa mère, Jeni, a chanté pour Culture Club. Elle est donc naturellement attirée vers le monde de la musique. Elle commence sa carrière en 2006, où elle enregistre l’EP Revenge of The Killer Slits, avec le groupe Slits (punk rock féminin).

Il faut attendre 2011 pour la sortie de son premier album, simplement nommé Hollie Cook. Déjà sur l’album elle travaille avec Prince Fatty qui apporte sa touche personnelle. Le producteur a travaillé avec de nombreux artistes dans les années 90 et les années 2000. Il collabore avec des chanteurs de tous styles, du reggae à la pop, de Gregory Isaacs à Lilly Allen.

L’album Hollie Cook est largement salué par le public et les critiques, considéré comme « l’un des meilleurs albums reggae de l’année 2011 » par la BBC. Il faut dire que cette « pop tropicale », comme la qualifie sa propre créatrice, glisse et s’infiltre dans nos oreilles, détruisant nos mécanismes de défense les plus naturels. Des morceaux comme « Boby Beat » ou encore « That Very Night » en témoignent. Sur un rythme reggae, tempéré par des percussions omniprésentes à l’arrière plan, des mélodies inattendues viennent se coller parfaitement comme ce « crépitement » de « Body Beat » ou ces longues notes aiguës de « That Very Night » pour adoucir le son et l’auditeur.

L’album était donc déjà très bon. Prince Fatty démontre alors tout son talent en réussissant à faire aussi bien avec la version dub, Prince Fatty meets Hollie Cook in dub. Prenons un exemple, la chanson « Used to be ». Prince Fatty utilise un « oooohhhh » un peu allongé qui passe presque inaperçu dans la chanson de base, le rallonge encore et utilise des effets de reverbe pour le transformer en un son flottant dans l’espace, annonçant un morceau psychédélique. Prince Fatty utilise cet effet de nombreuses fois dans l’album : la voix aiguë de la chanteuse s’y prête parfaitement, comme l’illustre « Crying Dub ». Ce qui est assez remarquable dans cette version dub de l’album, c’est que Prince Fatty sait utiliser tous les détails et tous les aspects du précédent album. Ainsi, contrairement à d’autres versions revisitées en dub, il conserve une bonne partie des instruments, et notamment des cuivres, pour ponctuer les morceaux.

La version dub proposée par Prince Fatty est d’une rare finesse. Elle s’écoute d’une traite, sans accrocs. Avec des lignes de basse puissantes et un accent mis sur les percussions, l’album nous emmène dans un autre monde. Pas besoin de vacances, Prince Fatty et Hollie Cook nous font déjà voyager plus loin que l’on ne pouvait penser.

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Jerome Gros

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