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Une face B nocturne : « Être DJ à Paris… L’envers du décor. »

Une face B nocturne : « Être DJ à Paris… L’envers du décor. »

25 janvier 2013 | PAR Le Barbu

Qui n’a jamais rêvé de passer derrière les platines et retourner le dancefloor chaud bouillant d’un club de la capitale ? Qui n’a jamais rêvé d’être ce DJ Star adulé des clubbers, toujours entre deux avions, et dont la vie est un week-end… ? Dans l’ombre d’une poignée de djs mondialement connus qui touchent des cachets faramineux et qui se permettent tous les caprices, il existe des milliers de djs talentueux qui vivent de résidences alimentaires pourries dans des bars et des petits boulots, en attendant ces quelques rares dates jouissives qui leurs donnent toutes les raisons de continuer… Voici la Face B du vinyle !

Une vie de Dj est rarement un long fleuve tranquille.

Quel que soit son talent, le Dj, qui maintenant est aussi producteur, doit déjà faire face à tous ces marchands d’alcools, bars et autres clubs, qui ont envie d’accueillir dans leurs lieux des djs parce que c’est cool, mais qui ne sont pas prêts à débourser plus de 100 balles pour la prestation, alors que le débit de boisson, à 10 euros le verre, bat son plein.

Les plans minables ne sont pas rares, que se soit à Paris ou ailleurs en France. Un patron de bar reste un patron de bar, toi ou un autre c’est pareil, tant que tu lui ramènes du monde.

Au premier abord, plein de lieux ont l’air cools, mais souvent les conditions flirtent avec l’escroquerie : matériel défectueux, sono qui est en fait un assemblage d’enceintes de qualité médiocre dont le son est plus proche de la torture que du plaisir, un équipement électrique qui peut griller à tout moment…

Parfois même le patron vient voir le dj en lui demandant de mettre de la musique plus commerciale parce que les clients ne sont pas contents. N’allez pas croire qu’il a écouté ce que fait l’artiste avant de lui dire oui pour une date.

Et pour les moins chanceux, on leur dit que la soirée n’a pas trop marché, et qu’on va leur donner moins, négocier un deal bidon pour leur donner 20 balles. Et ça, c’est pour les patrons sympas… Combien donnent une liasse en espérant qu’on ne vienne pas taper un scandale quand au final il en manque, qu’il n’y a que la moitié… Tous les coups sont permis.

Tout le monde peut s’improviser dj d’un soir, d’un week-end, pour pas grand chose. Trop de gamins acceptent de pousser des disques sans savoir mixer, et pour rien. Trop de gamins pensent qu’il suffit d’appuyer sur play et lever les bras. La seule motivation pour certains est la quête de reconnaissance et tomber des « meufs ».

Sans parler du public qui pense qu’un dj n’est qu’un juke-box, une machine à dédicace : « t’as pas de la musique qui bouge ? t’as pas de la musique commerciale ? t’as pas du Mika ? t’as pas du Guetta ? vas-y mets du Guetta tu vas voir, les gens vont kiffer, t’as pas deezer ? je peux te passer mon ipod ? y a une chanson bien dedans, tu le branches et tu la mets…»

Mais si tu aimes te prostituer, et tuer le métier de dj, autant investir dans une disco mobile et faire les mariages ou les fêtes de villages, ça rapporte plus.

Accepter des conditions pourries et céder aux dédicaces d’un public sans culture musicale c’est tuer le métier de Dj. C’est tuer le Dj-Producteur qui passe des nuits entières à composer, à travailler. C’est tuer le digger qui vide son compte en banque pour s’approvisionner en disques rares et de qualité pour renouveler et améliorer son set. C’est tuer l’activité tout entière. Être Dj-Producteur c’est avant tout du travail, un travail animé par une passion pour la musique.

A l’opposé des gamins qui poussent des disques pour rien, on trouve aussi des djs qui, parce qu’ils sont un peu connus et reconnus, surtout sur le web, pensent qu’ils peuvent se permettre tous les caprices, demander des cachets hallucinants, en précisant qu’ils ne boivent que de la vodka grey goose, et qu’ils ne mangent que des M&M’s bleus… Pensez à l’organisateur de soirées qui doit composer avec tout ça : les patrons de clubs pas toujours honnêtes, les artistes capricieux, en espérant que le public vienne en masse, et surtout, qu’il soit content.

On pourrait aussi parler de la concurrence entre les différents djs d’une même scène qui préfèrent monter le même soir des évènements identiques que de bosser ensemble, ou même simplement accorder leurs violons. Et là aussi parfois tous les coups sont permis.

Et donc, une activité, qui au départ est censée être festive, est souvent gâchée, ternie, par tout ce que nous avons cité dans cet article.

Mais le tableau n’est pas non plus tout noir, et fort heureusement. Le métier vous permet de voyager, et de rencontrer des gens formidables avec qui c’est un plaisir de bosser. Et quand vous avez réussi à faire vibrer le public d’un club, il vous le rend plutôt bien, et vous prenez votre pied.

 

Depuis sa publication, l’article a suscité de vives réactions, et certains djs nous ont fais part de leur expérience. La rédaction de TLC a décidé de vous faire partager ces témoignages (sam. 26/01/13):

« Du petit pousse-disque au Dj international, les artistes de la scène électro sont souvent des galériens de l’intermittence, qui travaillent jusqu’à 7 soirs par semaine et se font moins que le Smic, sans aucun contrat de travail ni assurance-chômage. Et bien-sûr que les conditions de travail ne sont pas royales : tu arrives souvent à 19h dans un lieu sans loge où tu es obligé de faire un tas de tes affaires derrière le bar en attendant que ce soit ton heure… Rarement, le patron te propose une assiette de bouffe… et souvent, tu claques les euros que tu n’as pas encore gagné dans la bière qui te fait patienter. J’ai été témoin de cette situation à Paris comme à Marseille ou Nice. » (Hélène Iannone/Marseille)

« Ayant gagné ma vie de manière incertaine et pourtant o combien j’ai trimé. Il y une différence entre le dj qui releve du hobby et le dj qui après 10 ans de hobby et de technique cherche à en vivre mais RAME… D’Ailleurs je viens d’abandonner en venant sur Montréal… » (Djette Carie/Lyon/Montréal)

 » Heureusement qu’il nous reste la passion « . (Dj Foxybee Foxybee/Paris)

 

 

Chronique par Le Barbu.

Visuel (c) Le Barbu

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Le Barbu
Le Barbu voit le jour à Avignon. Après une formation d'historien-épigraphiste il devient professeur d'histoire-géogaphie. Parallèlement il professionnalise sa passion pour la musique. Il est dj-producteur-organisateur et résident permanent du Batofar et de l'Alimentation Générale. Issu de la culture "Block Party Afro Américaine", Le Barbu, sous le pseudo de Mosca Verde, a retourné les dancefloors de nombreuses salles parisiennes, ainsi qu'en France et en Europe. Il est un des spécialistes français du Moombahton et de Globalbass. Actuellement il travaille sur un projet rock-folk avec sa compagne, et poursuit quelques travaux d'écriture. Il a rejoint la rédaction de TLC à l'automne 2012 en tant que chroniqueur musique-société-littérature.

8 thoughts on “Une face B nocturne : « Être DJ à Paris… L’envers du décor. »”

Commentaire(s)

  • Cet article est tellement vrai…. D’ailleurs pour moi, si ont devait déjà attaquer le problème par la base il vient déjà des diffuseurs TV musicale et surtout les radios. C’est le 1er canal de diffusion, si déja elle se souvena artistes.

    janvier 26, 2013 at 21 h 29 min
  • Cet article est tellement vrai…. D’ailleurs pour moi, si on devait attaquer le problème, ce serait déja par la base : les diffuseurs TV musicale et surtout les radios. Si déja elles se souvenaient des fondamentaux de leurs métiers…. on en serais pas là….

    janvier 26, 2013 at 21 h 31 min
  • sébastien

    « Mais si tu aimes te prostituer, et tuer le métier de dj, autant investir dans une disco mobile et faire les mariages »

    Merci pour le cliché disco mobile …. J’en fais depuis 15ans et je fais bosser des DJ du label alive-prod (label de référence des DJ Rennais). On peut faire de la disco mobile et le faire bien sans être dans le cliché!
    Les DJ qui bossent avec moi gagnes 3 fois ce qu’ils pourraient toucher en bar et travaillent avec une identité qui leur correspond et en fonction de la prestation à donner.
    Donc on peut faire de la « mobile » classe et bcp plus confortable que de travailler en discothèque.
    Sébastien.

    janvier 28, 2013 at 20 h 29 min
  • Ispo

    Sébastien,

    Alive-prod un label de « référence » des DJ rennais?
    Hmm.. Pardon?

    Étant rennais, je te confirme que non !

    octobre 26, 2013 at 19 h 05 min
  • Le problème ne date pas d’hier, malheureusement…
    Ancien de la FM, je confirme que majoritairement, les radios ne font plus leur job et ne sont que des machines à cash par tous les moyens, notamment la co-production avec les labels, génératrices de pseudo talents souvent éphémères,et abreuvent le public d’une bouillie à peine digérable… Mais on connait le principe, rotation maximum, pour une dépendance maximale…
    De nombreux DJ’s, tout simplement par facilité où sous la contrainte de responsables d’établissements trop soucieux du CA, sont des juke-box à la disposition des clients et se contentent de se faire une playlist avec 50 tracks issus d’un mauvais patchwork des charts des radios en 3 lettres…
    Sans des DJ’s impliqués, comment aurait-on découvert fin des années 70 et 80, le Disco, la Funk et la House…
    DJ’s en devenir, revenez aux sources de ce qu’est ce métier…
    Faire découvrir des artistes et de nouvelles tendances…
    Soyez créatifs et refusez la facilité pour quelques minutes de gloire derrière des platines, dont l’issue n’est que la médiocrité…

    juin 12, 2014 at 12 h 29 min
  • Fabien

     » un label de « référence » des DJ rennais ? Étant rennais, je te confirme que non  »

    Excuses-moi  » Ispo  » mais t’es qui toi pour faire ce genre de commentaire ?
    Supposant que tu sais très bien qui je suis (moi je crois savoir qui tu es) je me permets de te rappeler que « fort d’une expérience de plus de 20 ans » chez Alive Prod on se bouge le cul au moins. Et oui, des erreurs de parcours sont évidemment toujours possibles mais nous au moins on fait notre maximum pour justement relever le niveau (que ce soit financier ou même .

    Et pour terminer ma réponse pseudo « Ipso », comme en fait très bien mention cette article, une bonne partie des deejays préfèrent la jouer solo et casser du sucre sur le dos des autres plutôt que de bosser ensemble, ou même simplement accorder leurs violons (ton commentaire en ai un excellent exemple).

    Tu dois connaitre mes coordonnées, alors n’hésites pas à me contacter si t’en as le courage !

    PS: Je tiens à m’excuser auprès des autres personnes de bonne foi de ce petit règlement de compte personnel et je tenais à dire tout de même que pour ma part cet article est dans les grandes lignes très juste.

    juin 12, 2014 at 13 h 21 min
  • Fabien

    PS:

    Désolé aussi pour les quelques fautes de grammaire faites par inattention et précipitation.

    Enfin merci à Le Barbu pour ce très bon article qui permet aussi de remettre certaines pendules à l’heure.

    juin 12, 2014 at 13 h 33 min
  • Nous ne sommes pas des superstars, nous ne cherchons pas la gloire, nous n’aimons qu’une chose « la musique », nous vivons dans un monde différent du votre. Nous sommes des artistes
    Vous oui vous, clients, fêtards, teuffeurs peut importe votre nom, sachez que notre métier vous procure de la joie, ne serait ce que le temps d’une nuit, d’un week-end ou même de quelques heures…

    Comment définir notre vie ? C’est simple elle est coincé dans un endroit étroit ou ce trouvent le plus souvent deux platines CD ou vinyls et une table de mixage.

    Grace à ce matériel nous nous préparons à vous faire voyager, oui voyager c’est comme cela que je défini notre travail, nous sommes des faiseur de voyages, mais pas n’importe lequel, un voyage auditif qui part d’un point à un autre. Montez je vous emmène vivre la face caché de vos soirées…

    Voila en quoi consiste notre métier et ce que nous pensons en silence:

    Des heures et des heures rivé sur notre écran d’ordinateur ou dans les magasins de musiques afin de dénicher une ou deux perles auditive dans ce marasme musical, car on à beau dire mais vous écoutez quand même pas mal de merde à longueur de journée, entre la radio et les clips à la télé vous n’êtes pas aidé !
    Mais le pire dans tout ça vous savez quoi? c’est que nous sommes les fautifs ! enfin nous….. nos prédécesseurs qui bien heureusement ne pensaient pas à mal au contraire, ils ont lancez la bande FM, juste pour vous faire vivre ou rappeler durant la semaine les soirées que vous avez ou alliez passer, car oui avant NOUS! faisions les tubes de demain et chaque DJ avait sa pâte et son tube à lui, ce qui n’est malheureusement plus le cas aujourd’hui car les petites radio FM sont devenu grandes et ne voient que par le profit, en oubliant les valeurs de ceux qui les ont créés, elle vous matraque à longueur de journée de tubes comme ils disent, bien commerciaux à souhait que les major company « grand gourou de la musique soit disant » on envoyez par paquet de mille à toutes les radios en affirmant que tel ou tel groupe, chanteur ou chanteuse sera LE! tube de demain, ils lancent des styles improbable qui n’ont qu’une durée de vie limité mais sont sure de faire de l’argent avec…( boys band, girls band, tecktonik, skins music et j’en passe )
    Et vous petits moutons que vous êtes vous tombez dans le panneau et une fois arrivé le week-end vous venez par dizaines nous réclamer vos fichu tubes pendant que nous essayons de vous faire découvrir autres chose que David Guetta, Bob Sinclar, Avicii Keen V et toutes ces autres daubes nauséabonde dont vous raffolez parce que vous ne connaissez que ça!
    Vous n’en n’avez jamais assez? entre le matin comme musique de réveil sur votre smartphone, la télé pendant le petit dej ou vous matez les clips comme de pauvre imbéciles, l’école, le lycée, la fac ou encore une fois votre smartphone fait office de jukebox à écouter en boucle la même merde que vous avez dans les oreilles depuis que vous avez ouvert un oeil!

    Vous savez quoi j’ai une idée pour vous, en même temps que vous ouvrez les yeux le matin et bien faite en de même avec vos oreilles tien !

    Nous passons des heures entière pour vous, à chercher ce qui pourrait vous faire évoluer musicalement, ce qui vous ferait grandir, épanouir au lieu de rester bornés et obtus. Ce travail en amont est tellement dure, et vous, vous nous manquez de respect, nous insultez, et quand vous venez nous demander un morceau si dans les 5 minutes qui suivent on ne l’a pas passé c’est un drame national ! « nous sommes mauvais »et vous débarquez avec tout vos pote comme pour montrez que c’est vous qui décidez….Mais vous oubliez une chose c’est que nous nous avons le pouvoir d’appuyer sur le bouton « STOP » à tout moment et réduire à néant vos soirées.

    Vient, oui vient le temps d’une soirée, je te laisse ma place et comme je suis généreux je te prête même mon casque mais pas ma musique, à toi de venir avec la tienne….Mais attention! je serais intransigeant tout autant que tu l’es avec moi, pas comme tu le pense non, je le serais par les choix que tu feras, les morceaux que tu décideras de passer les uns après les autres, la qualité de tes enchainements, tes break, ta façon d’amener le morceau suivant ( ça c’est notre métier ). Allez vas y gros malin, passe ta musique, fait toi plaisir, passe ce que toi tu aimes, tu seras tellement fier d’être la « star » de la soirée que tu ne remarqueras même pas ta piste se vider puisque tu n’as aucune idée du travail qu’il faut pour réussir ce coup de force, car toi qui te prend pour une « star », oui toi qui est chez toi dans ta chambre face à ton mur à mixer avec une sous marque de contrôleur que papa et maman t’on offert à Noël ou ton anniversaire ( car le contrôleur tracktor c’était trop chère ) tu es là à passer de la musique pour tes trois potes affalé sur ton lit qui te disent que « tu es trop fort » et que « tu devrais être connu! » ils n’y connaissent rien tout comme toi, ha si ! toi la seule chose que tu connais c’est le petit bouton « sync » de ton contrôleur celui qui te fait tout le travail….Sache que ce n’est pas ça notre métier.

    Notre métier c’est apprendre le rythme de chaque morceau, savoir si il va plus vite ou plus lentement que le morceau diffuser et ce des les premières secondes, c’est savoir enchainer un titre en aillant au préalable réglé la bonne vitesse et non pas appuyé sur la touche « sync » dont tu es friand. c’est savoir mixer avec des vinyls ou des CD’s.
    C’est trouver de l’armorie entre chaque morceaux, c’est y aller progressivement en jouant avec les basses, médiums et aigus pour que le mix passe avec finesse et délicatesse, c’est savoir quand un morceau redémarre ou quand arrive son break, c’est une fois de plus des heures de recherchent, des heures de travail pour trouver les bons morceaux les uns avec les autres, c’est sentir un public, sentir quand il s’essouffle ou quand il est au bord de l’extase, c’est ça notre métier, c’est ça le voyage dont je te parle.

    Notre métier donne du plaisir, et nous en procure aussi, pour ma part je ne te demande pas de me dire merci en fin de soirées. Part juste avec le sourire aux lèvres et je saurais que mon travail à porté ses fruits, que ma persévérance paye, que ce que je vous ai donné lors de cette soirée vous l’avez ressenti et le ressentirez jusqu’à votre réveil le lendemain ou vous reparlez de cette soirée et vous direz « La musique était trop bien hier soir, franchement c’était une pure soirée ! ». ça c’est mon plaisir !

    N’oubliez pas que vous vous rentrez chez vous, rejoindre votre famille, votre copine, votre copain,
    mais une fois que les lumières se sont éteinte, que le son à été coupé, que la soirée est terminé, nous nous ne rentrons pas chez nous.
    Le plus souvent nous nous retrouvons dans une chambre d’hôtel seul à dormir peu car un autre vol tôt nous attends le lendemain vers une autre destination ou une fois de plus nous tenterons de faire un voyage auditive pour la nouvelle foule en face de nous.
    Je sais ce que vous vous dites et que vous nous enviez à être d’avion en avion, d’hôtel en hôtel, que c’est la belle vie…
    Faite le ne serait ce qu’un mois et vous comprendrez que parfois c’est très difficile de ce retrouver seul à l’autre bout du monde après avoir tant donné pour vous offrir ce voyage.

    Mais surtout évoluez, enlevez vos écouteurs, éteignez la télé et venez, il y a une vie auditive différente par ici, elle est là elle sommeil en chacun de vous, laissez la vivre et s’exprimer votre vie n’en sera que meilleure.

    Voila ce que l’on recherche, voila ce dont nous avons besoin, voila ce qu’est notre vie, notre métier, notre art…

    respectez nous, respectez ce que nous tentons de vous offrir chaque soir, car c’est le plus beau cadeau que vous puissiez nous faire.

    juin 12, 2014 at 17 h 09 min

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