Musique

Un hommage aux femmes songwriters noires, à Bobigny, le 9 novembre

08 novembre 2010 | PAR Mikaël Faujour

La Maison de la Culture de Bobigny (MC93) accueille ce mardi 9 novembre le Black Rock Coalition Orchestra pour un hommage aux auteures-compositrices-interprètes noires, de Nina Simone à Aretha Franklin et Betty Davis, en passant par Grace Jones ou Chaka Khan.

Ensemble mené par la chanteuse nouillorcaise Tamar-Kali, The Black Rock Coalition Orchestra compte pas moins de 17 musiciens et défend avec fierté l’héritage de la « black music », du jazz au funk en passant par la soul, le blues et le rock (« Nos ancêtres ont donné naissance au rock’n’roll », revendique le collectif sur sa page MySpace).

L’ensemble, constitué d’une épaisse section cuivres et de nombreux choristes/instrumentistes, est aujourd’hui dirigé par Tamar-Kali, figure alternative nouillorcaise, enfant de la black music qui groove et du punk qui déménage – et descendante en ceci des Bad Brains, de Living Colour ou de Fishbone.

La Black Rock Coalition fut fondée en 1985 en réponse aux blocages qu’opposait l’industrie musicale au développement et à la diffusion des musiques alternatives noirs aux États-Unis. Elle constitue un collectif informel d’artistes entrants et sortants (musiciens, artistes, producteurs, écrivains, militants…) regroupés pour favoriser la création des musiciens noirs. Y ont participé rien moins que des Keziah Jones, 24-7 Spyz, Living Colour, Spacey T (guitariste de Fishbone), Bernie Worrell (membre fondateur de Parliament et Funkadelic)…

L’on sait combien le blues, la soul et a fortiori le funk furent des vecteurs de la cause noire et de la fierté noire dans une Amérique vermoulue par le racisme. C’est avec le répertoire, la tradition noble de la black music que le BRC Orchestra viendra à Bobigny représenter la fierté noire, l’attachement à des racines reconnues et revendiquées, qui permet d’affronter le monde et l’existence, nus de haine de soi. On est loin là des billevesées d’éditocrates et de laïcards affligés du syndrome de Tourette qui crient « repli communautaire !  repli communautaire ! » à longueur d’année sur tous supports.

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Mikaël Faujour

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