Musique
The Amplifetes : Live Report au Nouveau Casino (15/04/2013)

The Amplifetes : Live Report au Nouveau Casino (15/04/2013)

17 avril 2013 | PAR Yohann Marchand

Les dernières paroles de Georges Abitbol furent «Monde de merde…». L’homme le plus classe du monde avait raison. Mais aujourd’hui grâce à The Amplifetes l’avenir s’éclaircit.

Nos quatuors suédois viennent d’une galaxie où la pop festive est religion. Un monde qui vit au gré de mélodies envoûtantes sur lesquelles se répandent des refrains entêtants. Et dans cette allégresse communicative jaillit l’obscurité. Les synthétiseurs crachent des accords rageurs et des beats agressifs.  La discothèque euphorique se transforme alors en paradis technoïde.

 Les portes se sont ouvertes sur It’s my life, premier single qui a permis en 2008 à nos suédois de s’exporter. Une invitation à se déhancher pour mieux se laisser happer par cette toile à carreaux, noirs et blancs, qui enveloppe le groupe sur scène. Les rayures se  distordent, se multiplient, entachées par les trois couleurs primaires de notre système calorimétrique : Rouge Vert Bleu. Bienvenue dans la quatrième dimension. Un voyage extra-sensoriel en pleine lévitation, où résonne le chant vocodé de Peter Agren qui entame un a-capella exorcisant. Oubliez vos soucis. Abandonnez vos mauvaises ondes. Trouvez la lumière. Au loin rugit une montée acide. Les basses se durcissent. Et telle une déflagration intersidérale, les stroboscopes se répandent sur le public. Place à une euphorie festive sans limite.

Photo 1

 

Un lâché prise. Un capharnaüm émotionnel. Un trip positif. The Amplifetes nous ont offert une expérience mystique humaniste. Un déluge de good vibes mixé aux accords dansants de Keep on Running, Whizz Kid, You/Me/Evolution… Tout s’entremêle et se mixe entre   titres pop, électro, techno, parenthèse dubstep, slows hypnotisants et silences impromptus quand certains morceaux s’interrompent brutalement. Le public est comme envoûté, sonné, perdu dans cette obscurité momentanée. Peter Agren en profite pour y glisser un mot en français: «C’est super cool pour nous d’être à Paris ce soir. J’ai une question. Vous êtes chauds ?» Le public exulte. Et c’est reparti pour un déluge trance-orgasmique plein de fureur et de poésie cosmique. My Heart is Leaving Town, Somebody New, This can’t be it… Là, au loin, parmi les étoiles, brille The Amplifetes qui illumine nos rêves.

Photo 2

 

L’expérience aura duré une heure un quart. Courte mais intense. C’est au rappel que Peter Agren a posé la question que tout le monde attendait : «Ou est la lumière ?» Le show terminé, il suffisait de regarder son voisin pour approcher de la vérité. Sur son visage, dans ce sourire naïf, ce regard pétillant. Derrière les stroboscopes, The Amplifetes nous ont éclairés…

 

 

 

 

Une réouverture mitigée pour le Wanderlust
Friends de retour ?
Yohann Marchand

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