Musique

Tck tck tck… Festival des Inrocks : jeudi soir

06 novembre 2009 | PAR Pauline

Rapide chronique des concerts de jeudi soir à la Cigale avec Dan Black, Fredo Viola, Zak Laughed et Hockey.

danblackAprès les baroques The Irrepressibles, Dan Black arrive sur scène. L’ancien leader de The Servant se bonifie en solo. Le beau ténébreux soulève le public grâce à ses mélodies entrainantes et son charisme incomparable. Aidé par une scénographie irréprochable, Dan Black utilise la proximité avec la salle offerte par la Cigale à son maximum. Avec son maquillage de sioux sur les joues et son déhanché impressionnant Dan Black en impose assurément. Dans un mélange d’anglais et de français presque parfait « oh.. fuck it », il enchaine les blagues, nous appelle à taper des mains parce que « c’est gratuit et amusant » et se réjouit parce qu’il pensait faire un concert devant cinq personnes et « même les gens cools du fond tapent des mains ». Cynique et décalé, il réveille la salle en jouant ses meilleurs titres de Yours à Alone.

On s’apprête alors à accueillir Fredo Viola, un peu plus calme. Ovni musical, Fredo Viola apparaît comme l’antithèse de ce qu’on vient de voir précédemment. Il n’oublie pas les plaisanteries de rigueur mais semble plutôt versé dans l’eau fraiche et le spray pour la gorge que le whisky ou la bière. Difficile à définir, la musique de Fredo Viola peut nous faire rêver comme devenir oppressante d’une minute à l’autre. Couplés à des sons électroniques, acoustiques et autres instruments bizarres et presque jamais vus, les beats alternent avec des voix en chorus pour nous offrir de petits chefs d’œuvre comme The Sad Song ou Robinson Crusoe.fredo-viola

zak-laughedApaisés, les spectateurs sont fins prêts pour l’impressionnant ZaK Laughed. Du haut de ses quinze ans, ce zak là n’a rien d’un jordy ou autres b.b brunes. Dans un silence solennel, toute la salle n’a d’yeux que pour le gamin qui entame son titre A Letter For Emily en solo acoustique. Timide mais pas coincé, il en arrive même à faire oublier son jeune âge et se lance dans des rocks effrénés sur Each Day. Un ou deux briquets s’allument, un ou deux pogos commencent mais la salle est surtout soufflée par la prestation du petit gars. Si sa musique n’a rien de révolutionnaire, il a fait sans aucun doute preuve d’un charisme et un potentiel qui ne laissent présager que du bon.

A peine plus âgés, les américains de Hockey arrivent sur scène. Conscients de leur succès, ils assurent un spectacle à la hauteur de Learn to Lose. S’ils ont appris bien des choses, la modestie n’en fait sûrement pas partie. Mais on leur pardonne bien volontiers ce petit travers lorsqu’ils nous offrent un new wave digne de leur grosse tête. Déchainés, ils nous donnent même le tournis à force de sauter partout, se mettre à deux à la batterie et de danser avec leurs micros. Déception cependant, pour le dernier concert de la soirée Hockey ne nous a même pas offert un seul rappel. C’est donc un peu laissé sur sa faim que le public est reparti jeudi soir avant de retourner à la Cigale vendredi soir pour Ebony Bones, Black Lips et Little Boots.hockey2300

Pour les concerts de Bad Lieutenant et Bat For Lashes de mercredi soir, cliquez ici.

Pauline Moullot

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Pauline

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