Musique

Sziget 2019, l’experience d’un festival vertigineux

Sziget 2019, l’experience d’un festival vertigineux

21 août 2019 | PAR Lou Baudillon

Le plus grand festival musical européen se déroulait du 6 au 13 août à Budapest. Une île sur le Danube coupée du reste de la ville, une belle line-up pour une cinquantaine de scènes, l’ambiance « hippie »… tout est réuni pour faire du Sziget une experience en soi, que Toute la Culture a vécu pour vous.

Après une longue route jusqu’en Hongrie, nous voici aux portes du Sziget, le « Woodstock » européen, comme on le surnomme. Situé sur l’île d’Óbuda, on accède au festival en passant par un pont aux drapeaux multicolores porteurs d’un message de bienvenue. Passés les contrôles, un nouveau monde s’offre à nous sous une chaleur accablante : des stands de tous les cotés, des campements disposés un peu n’importe où, des nuées de festivaliers plus originaux les uns que les autres. Nous posons notre tente à l’ »Apéro camping », pour les visiteurs francophones, avant de partir pour une exploration des environs. Hormis les traditionnelles buvettes et autres stands de nourritures et d’objets en tous genres, l’île offre une multitude d’espaces thématiques proposant des activités. Ainsi on trouve une plage, un cirque, des villages traditionnels hongrois et d’expression artistique, des espaces de jeux et des théâtres, des cinémas et des lieux de débats sur des enjeux actuels. Dans tout ceci n’oublions pas l’essentiel, la musique. Avec près de cinquante scènes, le Sziget offre une programmation si multiple qu’on ne sait parfois plus où donner de la tête. Des vedettes pop internationales aux chanteurs traditionnels hongrois, du classique aux nouveaux talents découverts sur Youtube, du reggae à nos rappeurs francophones, la line-up demande d’établir un planning des plus strictes pour ne rien louper.

Coté grande scène, la principale nous a gratifié des prestations spectaculaires de Ed Sheeran, Martin Garrix, The 1975 ou encore du rappeur Post Malone, des légendaires Foo Fighters, de Florence & The Machine et Twenty One Pilots Ceci devant une foule de près de 530 000 visiteurs, venus de tous les coins de l’Europe et même du monde pour participer au festival. Un brassage de personnes pour le moins exceptionnel qui confère aussi au Sziget son ambiance si spéciale. On ressent, il faut se l’avouer, une certaine force à experimenter la variété de concerts proposée au milieu d’autant de personnes. N’oublions pas pour autant les performances vécues sur les scènes plus intimes telle que celle, planante, de James Blake ou encore des étourdissants Jungle dans l’atmosphère moite et chaude des nuits hongroises. Le duo frenchie Polo & Pan a également électrisé par la douceur de ses sonorités. Le Sziget ne manque d’ailleurs pas de défendre une scène musicale francophone vivante en programmant l’électro de The Blaze ou du jeune Fakear jusqu’aux mélodies de la chanteuse Jain, adulée sur la scène principale en passant par les pépites rap de Hippocampe fou, L’Or du Commun ou Lord Esperenza qui nous a offert une prestation des plus énergique devant un petit groupe de français venus suer dans les pogos. 

La grande force du festival étant de proposer une variété de prestations et d’activités artistiques de telle sorte qu’une semaine ne suffit presque pas à tout faire : déambuler dans l’île se révèle être un veritable plaisir. Partout quelque chose accroche le regard, capte la curiosité avec toujours un même message adressé : amour, paix, écologie… Véritable utopie ou plan marketing ? Il appartient à chacun de se faire sa propre opinion en tentant l’experience Sziget.  

 

 

Visuels : ©Sziget ©Cindy Bannani

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