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Split chez les rockeurs : les White Stripes se séparent

Split chez les rockeurs : les White Stripes se séparent

04 février 2011 | PAR Floriane Gillette

Le duo mixte The White Stripes se sépare, vient d’annoncer sa moitié masculine, Jack White. Presque 14 ans après sa formation en 1997, le duo qui a été l’une des formations rock les plus en vue des années 2000, a fortiori avec le classique des classiques « Seven Nation Army » (tiré de Elephant, 2003), met fin à une aventure couronnée de succès commercial et critique.

Créé en 1997 à Detroit, bastion du rock garage, depuis le MC5 et les Stooges jusqu’aux Gories ou aux Dirtbombs de Mick Collins, le duo a toujours entretenu une part de mystère sur la nature réelle de la relation de ses deux membres. Meg et Jack White se sont d’abord présentés comme frère et sœur avant de laisser entendre qu’ils avaient été mariés. Amis, amants, ou frère et sœur, le doute reste entier, seule certitude : le groupe met fin à sa collaboration artistique invoquant pour motif la volonté de « préserver ce qui est beau et unique autour du groupe et qui doit rester en l’état ».

Dès son premier album, l’homonyme The White Stripes (1999) le duo impose sa patte, tant sur le plan musical que sur le style : un rock dépouillé, lo-fi, puisant avec le même bonheur dans le blues électrique ou le rock garage, et un style vestimentaire complémentaire fait de rouge, de blanc et de noir. Un an plus tard, vient White Blood Cells, qui confirme le groupe. Mais c’est avec leur chef d’œuvre White Blood Cells que le groupe atteint un début de notoriété, à la faveur notamment des singles « Fell In Love With a Girl » (avec à la clé un clip signé Michel Gondry) ou « Dead Leaves and the Dirty Ground ». C’est en 2003 que The White Stripes atteint à une notoriété internationale au-delà du seul cadre du  rock, avec Elephant et son single-phare « Seven Nation Army » (qui est au duo ce que fut « Smells Like Teen Spirit » à Nirvana), ou encore la reprise de Burt Bacharach « I Just Don’t Know What to do With Myself » et« The Hardest Button to Button » (avec un nouveau clip haut-de-gamme de l’ami Gondry). Le groupe devient alors un monstre du rock, appelé par les Rolling Stones pour ses premières parties et ne sera plus guère délogé des hauteurs de la scène rock.

Outre leur plus célèbre album Elephant sorti en 2003, les Whites Stripes comptent donc à leur actif 5 autres albums et un DVD live, Under Great White Northern lights (2010), témoignant de la tournée de 2007.  En effet, la sortie d’Icky Thump avait donné lieu à une série de concerts dans le nord canadien, pour le moins appréciés. Les White Stripes célébraient à cette occasion leur dix ans d’existence et continuaient d’envahir les ondes de leurs riffs nerveux et électriques.

Depuis quelques années, Jack White a multiplié les projets notamment avec The Dead Weather, groupe qu’il a fondé en 2009 avec Alison Mosshart de The Kills,  Dean Fertita (Queen of the Stone Age) et Jack Lawrence des Raconteurs (autre création de Jack White). Des initiatives personnelles qui ont eu tendance à l’éloigner des White Stripes. Mercredi le duo a annoncé sa séparation sur son site, précisant que les Whites Stripes appartiennent à présent à leur public, libre d’en faire ce qu’il en veut.

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Floriane Gillette

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