Musique

Solidays, le festival engagé

23 juin 2019 | PAR Donia Ismail

Comme chaque année le festival Solidays dépose ses valises à l’Hippodrome de Longchamps pour trois jours de musique. Plus qu’un simple événement festif, Solidays s’adonne à mettre en lumière le combat quotidien de milliers de militants.

 

 

 

« Ça se joue au-delà des frontières de l’Hippodrome de Longchamps » assure Luc Barruet, fondateur et directeur de l’association Solidarité Sida face à une foule accroupie au « Social club », l’espace de prises de parole du festival. Depuis une vingtaine d’années, Solidarité Santé organise chaque année Solidays, où la musique est un prétexte pour faire entendre la voix de l’association. Plus qu’un événement, le festival se veut engagé et s’adonne à éduquer les jeunes populations, fortement présentes durant ces trois jours, au risque d’une telle maladie. « Beaucoup de jeunes pensent que le Sida est une maladie du passé, qu’elle n’est plus aussi importante que pour la génération précédente » proteste Marisol Touraine, présente à l’une des tables rondes.  « Pourtant, on dénombre toujours 6400 infections chaque année » ajoute-t-elle.

« Treatment for all »

Le but est ainsi affiché : médiatiser auprès des plus jeunes ce combat tout en lançant une nouvelle campagne plus générale sur l’accès aux médicaments pour tous, Treatment for all. « Ce sera un des thèmes majeurs du festival, pour informer, partager, faire comprendre au public que le sida est toujours là, qu’il y a toujours des urgences » déclare Luc Barruet. Il souligne le leadership français dans le combat contre le Sida et admet que l’Hexagone peut peser dans l’engagement international. Avec un record de 212.000 festivaliers l’an dernier, Solidays redouble d’efforts pour battre ce record. D’après les premiers chiffres, ils seraient sur la bonne voie: tous les billets journées ont été vendu.

En se promenant dans les allées du festival, on remarque un important dispositif en lien avec les combats de l’association : pétition à signer, préservatifs en libre service, hommage aux disparus et aux militants et exposition sur la sexualité sans tabous . « Solidays c’est bien plus que de la musique » assure Noémie, 19 ans. « On apprend des choses qui nous permettent de changer notre regard. On en ressort grandi ». Pour Lucas, 25 ans, « Il est important de pouvoir aborder certains aspects de la sexualité sans avoir le poids des tabous ». Il ajoute, « À Solidays, nous ne sommes pas que des consommateurs. On a une voix pour agir à notre échelle ».

Éclectique

La force de Solidays est une programmation éclectique. Il est impossible de ne pas trouver un artiste qui saura combler vos désirs.  Tous les genres musicaux sont représentés : de la pop acidulée d’Angèle, au rap incisif et mélodieux de Youssoupha, en passant par la fièvre Latina de J Balvin et le vogue impétueux de Kiddy Smile. « C’est ce qui fait la différence. » admet Louisa, 30 ans, « Il y en a pour tous les goûts ».

 

visuels : ©Chang_Martin / kit presse

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