Musique

Solidays 2011 : un bon crû pour le festival solidaire et militant

Solidays 2011 : un bon crû pour le festival solidaire et militant

28 juin 2011 | PAR Vincent Brunelin

Un temps estival, une programmation musicale éclectique, plus de 150.000 visiteurs sur trois jours et comme toujours une ambiance bon enfant pour faire du bruit contre le sida. La 13e édition des Solidays a tenu ses promesses malgré une capacité d’accueil réduite de 10%.

155 000. C’est le nombre exact de visiteurs venus fouler la pelouse de l’hippodrome de Longchamp tout au long du week-end. Certes c’est moins que lors de l’édition précédente (qui avait réuni 168 000 festivaliers). Certes le manque à gagner s’évalue à environ 400 000 euros par rapport à l’année dernière. Mais compte tenu de l’espace réduit (par la récente installation d’un practice de golf), les 1,5 millions de fonds récoltés pour lutter contre le sida et venir en aide aux malades font figure de réussite pour le directeur du festival Luc Barruet.
Retour sur ces trois jours de musique et de solidarité.

Vendredi – Le festival ouvre ses portes à 16h et pour les premiers arrivés on commence en douceur par les jeunes talents du métro parisien, dont la folk chaleureuse et le timbre soul d’Irma, spécialement sélectionnée par les internautes. Pas de temps à perdre pour les amateurs de melting-pot sonore et de déhanchements ravageurs, le trio new-yorkais « made in Israël » Balkan Beat Box investit la grande scène vers 18h et fait déjà jumper la foule avec son mélange de rythmes dancehall, de sonorités balkaniques et de cuivres explosifs. Une heure plus tard, ce sont les Londoniens de Klaxons qui envoient leur rock brut aux relents punk et teinté d’électro avec l’énergie et l’efficacité qu’on leur connaît.

À 20h, les spectateurs se retrouvent face à un choix cornélien : assister au show délirant de Katerine (mention spéciale au lancer de bananes géant sur son dernier tube) ou s’arrêter sur la révélation The Bewitched Hands et son rock polymorphe aux accents psychédéliques. Même dilemme à 21 h. Pendant que Yaël Naim, accompagnée d’un line-up élargi, délivre les chansons tirées de son nouvel album She Was a Boy (ainsi que la toute récente reprise du « Smells Like Teen Spirit » de Nirvana), le mystérieux Cascadeur prend possession de la scène du César Circus.
Affublé de son habituel casque de pilote de chasse et armé de claviers, d’un écran et de quelques machines bizarroïdes, l’ovni musical français de ces derniers mois distille ses perles mélodieuses avec une incandescence retenue. La voix touche au cœur mais pas sûr que l’univers mélancolique du compositeur soit fait pour une grande scène de festival.

22h. C’est l’heure du « CROU » Stupeflip, invité de dernière minute dans cette programmation. Pour la première fois de la journée, on sent une véritable impatience avant l’entrée d’un groupe sur scène. Excitation en partie refroidie. Le public donne de la voix et l’univers visuel délirant et macabre des trublions du hip-hop est en place mais la qualité sonore, plus que médiocre, empêche de profiter pleinement du concert. La frustration est à la hauteur des attentes.

Heureusement tout s’enchaîne très vite aux Solidays. L’énergie bouillonnante de Skip the Use vient balayer cette semi-déception, à tel point que la performance du combo lillois restera comme l’une des plus belles surprises de cette édition. Hocus Pocus et son hip-hop jazzy et décontracté  balance du groove à la pelle, avant que le show Vitalic V Mirror ne transforme le festival en une boîte de nuit géante pour conclure en beauté cette première journée prometteuse. En attendant les gros morceaux prévus pour le lendemain…

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Vincent Brunelin

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