Musique

Soirées et festivals : l’agenda électro de septembre

Soirées et festivals : l’agenda électro de septembre

30 août 2019 | PAR Rodolphe Pete

Voici une sélection subjective, forcément incomplète mais fondée sur des coups de cœur, de soirées à Paris et en régions pour une rentrée forcément électro !

Rodolphe Peté

Coups de coeur 

Du jeudi 5 au lundi 23 septembre, Electro Alternativ, Toulouse

Voilà un programme éclectique qui devrait plaire au plus grand nombre, entre un grand dj international techno (Jeff Mills), un duo virevoltant du sud-ouest (Kap Bambino), la nouvelle sensation parisienne électro (Oktober Lieber), un régional de l’étape (Mondkopf), un jeune trio rock (Lysistrata) et une légende syrienne de la chanson (Omar Souleyman).
Pratique : www.electro-alternativ.com

Du vendredi 6 au dimanche 8 septembre, Cosmos festival, Bugny-Saint-Maclou (Oise)

A 1 h 30 de Paris, dans un château, trois scènes, avec du dubstep, de la drum n’bass, de l’acid, de la techno, du rawstyle, du frenchcore, du hardcore, de l’uptempo, de la progressive, de la psytrance… Un cocktail détonant pour trois jours de fête ! Sont notamment programmés, pour les amateurs de techno, less Italiens Dusty Kid et Boston 168 (live), les Français Anetha et I Hate Models. Pour les amateurs de sons plus durs, il ne faudra pas rater Maissouille.
Pratique : www.dnbfrance.fr/cosmos-festival-2019

Vendredi 6 et samedi 7 septembre, l’Equinoxe, Warehouse, Nantes

L’invité d’honneur sera l’Anglaise Paula Temple, connue à la fois pour son engagement au service des femmes, ses connaissances techniques, sa longue carrière en dj et productrice qui n’a explosé que récemment en France par rapport à ses débuts il y a près de vingt ans. Sur scène, son énergie s’avère très communicative et ses sets regorgent d’une techno surpuissante. Avec aussi Keith Carnal, Pfel et Greem (C2C).
Pratique : www.warehouse-nantes.fr

Vendredi 6 et samedi 7 septembre, les Insolantes, la Couronne

Avec notamment, à l’abbaye Notre-Dame en Charente, The Driver, Shlomo, Charles Fencker, S3A. Non, ce genre d’endroit n’est pas seulement dédié à la prière et au recueillement. Les vieilles pierres peuvent aussi rassembler les amateurs de messe électro, attirés par un line-up éclectique, entre techno et house. Dans un tel environnement, difficile de ne pas passer une nuit inoubliable. A ne pas manquer notamment, le maître Manu le Malin en mode techno énervée.
Pratique : www.lesinsolantes.com

Samedi 7 septembre, Elektric Park, Chatou (Yvelines)

Sur l’île des Impressionnistes, pour ses dix ans dans ce cadre magnifique, l’événement accueille quatre scènes en journée, avec notamment Boris Brejcha, Dima (live), Elisa do Brasil, Hilight Tribe, Oxia, Radium, Madben. Techno, trance, hard, les amateurs de ces trois styles ne seront pas déçus, surtout si la météo de fin d’été demeure complice. Quelques jours après la rentrée des classes, cette journée très dépaysante ne pourra que prolonger les vacances…
Pratique : www.elektripark.com

Vendredi 13 septembre, Jeff Mills, la Belle électrique, Grenoble

Une légende de la techno, rien de moins. Quand on évoque The Wizard, c’est la première génération de la techno made in Detroit qui surgit, avec Underground Resistance et cette volonté de faire passer des messages sur le dancefloor, au rythme de basses affolant les jambes et les oreilles. Auteur de quelques perles mythiques comme “The Bells”, ce sorcier des platines, un des meilleurs djs au monde, a su rester en haut de l’affiche avec une régularité remarquable. Avec aussi DJ Deep.
Pratique : 12, esplanade Andry Farcy, à partir de 23 h, de 19 à 21 euros.

Du vendredi 13 au samedi 21 septembre, festival Ososphère, la Laiterie, Strasbourg

Avec notamment N’To (live), Popof, Salut c’est cool, Joachim Pastor (live), Arnaud Rebotini, The Toxic Avenger, Irène Dresel, Madben, La Fraicheur, Molécule (live), Dima, Agoria, Oxia, Onyvaa (live), Len Faki, Paula Temple, Michael Mayer, Barnt, Tommy Four Seven… Depuis l’arrêt de Got Milk, Strasbourg n’avait plus de rendez-vous à la hauteur de son prestige et de sa proximité avec l’Allemagne, nécessitant un certain standing. Ce festival répare largement ce manque avec un programme aussi riche et roboratif que la cuisine de la région.
Pratique : www.artefact.org/la-laiterie/programmation

Du jeudi 12 au dimanche 22 septembre, festival Scopitone, Nantes

Avec notamment Camion Bazar, Oktober Liebe, Anetha, Maxime Dangles, Kompromat, Miley Serious, Shanti Celeste, Elena Colombi, Cholé, Etienne de Crécy. Les lieux changent, l’esprit demeure pour cet événement qui a toujours voulu rester pointu sans se passer d’indispensables têtes d’affiche. Dans le paysage désormais bien fourni à l’Ouest, de Nantes à Rennes en passant par Angers, Scopitone demeure un repère important de la rentrée électro.
Pratique : www.stereolux.org/scopitone

Du vendredi 20 au dimanche 22 septembre, Dream Nation, Paris

Techno, trance, bass music et hard beat, huit scènes et plus de soixante artistes aux Docks de Paris à Aubervilliers. Une semaine avant le 21e anniversaire de la Techno Parade dans les rues de la capitale, cet événement désormais bien ancré dans la rentrée se veut une rave à l’ancienne dans l’esprit, dotée d’une organisation sans faille. En techno, les Français Zadig et Electric Rescue, l’Anglais Luke Slater, sous son alis Planetary Assault Systems, et l’Allemand Johannes Heil constituent un plateau de choix.
Pratique : www.dreamnation.fr

Mercredi 25 septembre, les Veillées électroniques, la Gaîté lyrique, Paris

Trois jours avant le défilé de la 21e Technoparade, quelle meilleure figure que l’Américain Jeff Mills pour incarner la longévité du mouvement techno à Paris, là où ce pionnier de Detroit a tellement joué, notamment au Rex club. Adepte des grandes cavalcades aux platines, le fondateur des labels Axis et Purpose Maker est aussi un compositeur passionné d’espaces et de cinéma, capable de bandes sonores beaucoup plus calmes. Avec aussi Anthony Linell et Ali M. Demirel (live), Kangding Ray. Une bonne action en outre, dont les bénéfices iront à la cause des réfugiés.
Pratique : www.gaite-lyrique.net

Soirées

Dimanche 1er septembre, la Mess, Seth Troxler, Dehors Brut, Paris

Un brunch house, une messe branchée, un dimanche tout sauf ennuyeux et plus sportif qu’il n’y paraît ! Telle est le nouveau format de l’ex-équipe Concrete qui a su parfaitement rebondir. Ce thé dansant survolté bénéficie pour son lancement d’un des meilleurs djs house au monde, l’Américain fantasque qui ferait bouger le pire des neurasthéniques. Seth Troxler, au-delà du personnage, c’est un redoutable dj à la sélection pointue et impeccable comme sa moustache. Avec aussi Rag.
Pratique : 16 h-minuit, 20-22 boulevard Poniatowski, Paris XII, 15 euros.

Jeudi 5 septembre, Crazy Jack in da house, Rex club, Paris

Il fut un temps où Guillaume, fils du célèbre auteur et animateur Jacky Berroyer, produisait de la house sous l’alias Trankilou. Deux décennies plus tard, ce génial touche à tout a changé de pseudo, ce qui lui permet quelques savoureux jeux de mots. Ark en live, c’est l’assurance d’un grand voyage sonore, sensible et profond, qui revèle forcément des surprises aux amateurs de house aussi classe que délicatement complexe. Avec aussi Herr Krank (live), Bengal et Gira.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris II, à partir de minuit, 5 à 8 euros.

Vendredi 6 septembre, Lumière Noire : Superpitcher et Chloé, Rex club, Paris

Un match franco-allemand, mais sans besoin d’impressionner. Entre une productrice adepte des expériences sonores recherchées, capable notamment d’un live avec une percussionniste, d’aller hors des sentiers battus et de prendre des risques. De l’autre, un orfèvre des machines, en solo ou en duo (Supermayer, Pachanga Boys), auteur de merveilles pour les oreilles, comme son remix de “Along the wire” de Lawrence.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris II, à partir de minuit, 12 à 15 euros.

Vendredi 6 septembre, Exil, la Machine du Moulin Rouge, Paris

The Horrorist en live ! En voilà un événement car le New Yorkais quadragénaire n’est pas n’importe qui. Oliver Chesler, fondateur du label Things to Come, aussi respecté par les amateurs de techno que de hardcore, a notamment marqué les esprits par un morceau qui a fait scandale, tant par les images que par les paroles : “One night in New York”. Imparable, même longtemps après. Avec aussi Kobosil, VTSS, Félicie et AIROD.

Pratique : à partir de minuit, 16 euros, 90 boulevard de Clichy, Paris XVIII.

Vendredi 6 septembre, Etienne de Crécy, la Clairière , Paris

Un dj set all night long avec une grande figure de la French Touch, voilà qui ne se refuse pas ! Toujours dans le coup car justement hors des modes, l’auteur de la trilogie “Superdiscount” réussit à faire danser plusieurs générations grâce à une inspiration qui n’a jamais failli. Nul doute qu’il ne rende hommage à son complice de toujours, avec qui il découvrit le monde des raves et monta le duo Motorbass, le si inspirant Philippe Zdar…
Pratique : à partir de 22 h 30, 1 carrefour de Longchamp, Paris XVI, de 12 à 30 euros.

Vendredi 6 septembre, Deena Abdelwahed, Ivan Smagghe, Dehors Brut, Paris

Deux talents très différents, deux générations aussi mais une même volonté d’ouverture musicale et de ne pas se laisser enfermer dans les cases. La première, avec son live, a fait chavirer les festivals où elle est passée, jouant des machines et de sa voix pour jeter un pont passionnant entre l’Occident et l’Orient. Le second, dénicheur hors pair de sons, avec son label “Les disques de la mort”, est un pionnier de la danse dark mais pas lugubre ni ennuyeuse. Avec aussi Peach et Royer.
Pratique : à partir de 20 h, 20-22 boulevard Poniatowski, Paris XII, 15 euros.

Vendredi 6 septembre, Club 88, Delano Smith, 1988 live club, Rennes

Grande figure de la house, le natif de Chicago n’est pas aussi connu que ses compatriotes Kerri Chandler ou Chez Damier. C’est très injuste quand on connaît la longévité de sa carrière en solo ou en groupe (Detroit Beatdown), s’imposant dans le circuit mondial avec quelques perles bien deep comme “What I Do”. A découvrir absolument pour les amateurs de house. Avec aussi Traumer, Sama’ et Cora Novoa.
Pratique : 27, place du Colombier, à partir de minuit. 5,50 ou 10,50 euros.

Samedi 7 septembre, Arm Amber Sexy vs Club Transbo, le Transbordeur, Villeurbanne

Scrat Massive en dj set, c’est l’histoire d’un duo essentiel des musiques électroniques en France depuis leur hit “Icebreaker” dans les années 90. Mais Seb et Maud, en duo ou en solo, ne se sont jamais reposés sur ces lauriers initiaux, creusant un sillon original, en France comme à l’étranger, pour porter haut la bonne parole électro, dans toute sa diversité. Avec aussi Coprs live et Gaet 303.
Pratique : 3, boulevard de la bataille de Stalingrad, à partir de 23 h 30, 16 euros.

Samedi 7 septembre, Electric Rescue, le Sonotone, Biarritz

Du bon surf techno en perspective avec la venue du boss du label parisien Skryptöm. Homme orchestre depuis un quart de siècle, boulimique de collaborations en tous genres, le résident du Rex club et du festival breton Astropolis est resté fidèle à une ligne de conduite : faire danser les gens sans céder aux modes, en renouvelant son style tout en puisant aux racines éternelles des deux côtés de l’Atlantique. Au bord de l’océan, ce sera d’actualité…
Pratique : 3, rue de la Négresse, à partir de minuit.

Samedi 7 septembre, Kompakt à la Clairière, Paris

Avec Michael Mayer, Marc Romboy, Robag Whrume. Quand le label de Cologne débarque, il ne fait pas les choses à moitié, avec son boss en personne et deux dignes représentants d’une house entêtante, à l’image de “Hypernova” pour Marc Romboy, sur son très recommandable label Systematic, et “Provol Eto” (sur Hart and Tief) pour Robag Wruhme, longtemps cantonné à une image minimale réductrice.
Pratique : 26 à 30 euros,1 carrefour de Longchamp, Paris XVI, à partir de 22 h 30.

Samedi 7 septembre, Legend, Matthew Herbert, I Boat, Bordeaux

Le producteur anglais n’est pas le meilleur dj au monde, mais c’est un producteur exceptionnel, qui a eu l’audace depuis bien longtemps de se lancer dans des aventures sonores pointues, loin de son terrain de prédilection de la house. Sa culture lui permet ainsi de raconter aux platines une riche et vibrante histoire, toujours en mouvement… Avec aussi X-Lab et Slimmy.
Pratique : quai Armand Lalande, à partir de minuit. 9,50 euros.

Samedi 7 septembre, Fortress, Brest

Avec Ancien Methods, Chloé vs Ivan Smagghe, Bjarki (live) et Karnage. Traditionnellement, l’équipe du festival breton Astropolis organise sa fête de rentrée dans un lieu emblématique de Brest, où s’était par exemple déroulée la clôture des 20 ans en 2014. Comme d’habitude, les résidents Sonic Crew (Dalbrant, Da’Gil et Grolex) seront bien entourés avec quelques fidèles et pointures internationales pour une nuit de rave.
Pratique : fort de Penfeld, à partir de 22 h, 27 euros.

Samedi 7 septembre, ouverture de la saison, Sterac, l’Ostra club, Nancy

Sous ce pseudo en son propre nom, le Hollandais Steve Rachmad fait partie du cercle très fermé des producteurs européens qui ont plusieurs titres entêtants dans la tête des ravers. Que ce soit son remix de “Wok” de James Ruskin ou sa merveille intemporelle “Divide and Conquer”, le producteur qui a notamment fait les beaux jours du label Music Man demeure une valeur sûre n’ayant pas besoin de se reposer sur ses lauriers pour continuer sa belle carrière. Avec aussi Lucy, Imecka et Heveur.
Pratique : 34 boulevard d’Austrasie, à partir de minuit, 15 euros.

Samedi 14 septembre, Moodymann, Rex club, Paris

Davantage selector que dj, mais à la sélection aussi éclectique qu’impeccable, l’Américain a une réputation de diva qui n’est pas toujours usurpée. A demi caché aux platines, il n’en demeure pas moins un producteur de légende qui a tant apporté à la house music. Ecouter en boucle “ I Can’t Kick This Feeling When It Hits” suffit à mesurer l’étendue de son talent. Avec aussi Siler et Mad Rey.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris II, à partir de minuit, 20 à 25 euros.

Samedi 14 septembre, Kittin et Marcel Fengler, le Badaboum, Paris

Entre la Française, figure de proue depuis son Grenoble natal de l’électro français depuis les années 90, et le producteur allemand, auteur notamment du très efficace “Frantic” sur le label Ostgut Ton, la soirée promet un grand voyage en techno mais pas seulement, quand on connaît la curiosité sans borne de Caroline Hervé, en solo ou en duo avec son ami The Hacker. Une belle idée, en tout cas, d’avoir réuni ces deux fortes personnalités.
Pratique : à partir de 23 h 30, 2 bis rue des Taillandiers,Paris XI, 16 euros.

Jeudi 19 septembre, Zimmer album release party, Rex club, Paris

Arnaud Rebotini et You Man en dj set accompagneront la sortie de l’album de Zimmer. Un jeune talent à ne pas confondre avec son célèbre aîné, compositeur de musiques de film, le grand Hans ! Ce petit Zimmer n’est pour autant pas à négliger et va donc prouver, sur long format, l’étendue de son inspiration que les connaisseurs ont déjà pu apprécier notamment via son vibrant “Lost Your Mind” avec Fhin.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris II, à partir de minuit, 12 à 15 euros.

Vendredi 20 septembre, Love from Italy 5, la Java, Paris

Ric Piccolo et Furor Exotica (live) : une date rare, dans tous les sens du terme pour apprécier le projet de l’Argentin dans un exercice de nu-disco avec le vocaliste Vlky O. Pour les amateurs de sons chaleureux, percussifs et qui donnent chaud très vite, la soirée est immanquable ! Plongeant dans les années 70 notamment, le producteur réussit à construire des pépites comme “Decimus”… Avec aussi No Shit like Deep, Bruce Heller et Eva Peel.
Pratique : à partir de minuit, 105 rue du Faubourg du Temple, Paris X, 8 ou 10 euros.

Samedi 21 septembre, Musique Vivante, Red Bull Music Festival, Dehors Brut, Paris

Avec Surgeon (live), Regis (live), Substance (live), Lady Starlight (live), Anthony Child (live), AnD (live), Myako et Basses Terres (live), Oko dj vs Tryphème. Que de lives pour une seule soirée ! Mais pas question de se plaindre car une telle concentration est rare, sauf en festivals et encore souvent sur plusieurs jours. Voir un musicien recréer ses propres morceaux en direct, c’est un plaisir sonore et visuel qui ne se refuse pas…
Pratique : à partir de 23 h, 20-22 boulevard Poniatowski, Paris XII, 15 euros.

Samedi 21 septembre, Remember Villa Rouge, Aigues-Mortes

Avec Dusty Kid, Fairmont, mais aussi Mellanie, Mickey, Lorent Air, T-Raise, Nicolas Cuer et Ogure. Si le célèbre établissement de la route de Palavas à Lattes a définitivement fermé ses portes en 2017 après 19 ans de bons et loyaux services, son souvenir demeure tellement vivace (comme le Barlife dans un autre registre), que des soirées reviennent faire souffler la magie de l’endroit et de l’époque. Avec un tel line-up, cette nostalgie n’est pas sans intérêt…
Pratique : la Churascaia, route de Sainte-Marie-de-la-Mer, dès minuit, à partir de 16,50 euros.

Vendredi 27 septembre, Underrated invite Freddy K et Arnaud Le Texier, Magazine club, Lille

Traversant la Manche, Arnaud Le Texier viendra presque en voisin. Installé à Londres depuis 2006, ce vétéran des années 90 continue de créer, notamment via son label Children of Tomorrow, mais pas seulement. Une techno toujours captivante et parfaitement produite, comme “Hyperspace”. A ses côtés, l’Italien Alessio Armeni, autre activiste de longue date qui, de son Italie naissante à Berlin, ne fait pas dans la demie mesure techno, sa Boiler Room en Belgique peut en témoigner !
Pratique : 84, rue de Trévise, à partir de minuit, prévente à 10 euros.

Vendredi 27 septembre, Paradox Omega 1, Mod3rn live, espace Julien, Marseille

Le trio techno, composé du Parisien Electric Rescue, du Toulousain Kmyle et de Maxime Dangles, régional de l’étape, connaît bien Marseille, dont est originaire celui qui les rejoint parfois pour une techno à huit mains et qui vient de sortir son premier album : Moteka. Autant dire que l’ambiance sera très familiale pour une nuit riche en sonorités complices ! Avec aussi ALAE.
Pratique : 39, cours Julien, Marseille VI, de 20 h à minuit, 10 euros.

Vendredi 27 septembre, Thomas Schumacher, Rex club, Paris

Avec le remix de son tube “When I rock it” par Johannes Heil, Thomas Schumacher était sous les feux des projecteurs dans les années 90. Mais il serait réducteur de limiter le talent du producteur allemand à cette déferlante de basse. Depuis, il a poursuivi dans une veine toujours aussi efficace, à l’instar de “Stella” ou de l’entêtant “Hush”, remixé de bien belle manière par Catz n’Dog. Avec aussi David Asko, Marc Ayats et Julian Miller.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris II, à partir de minuit, 12 à 15 euros.

Samedi 28 septembre, One Night, Jeff Mills, Dieze Warehouse, Montpellier

Après Carl Cox et Sven Väth cet été, Montpellier accueille une autre légende des platines, cette fois en intérieur, pour une nuit techno riche de promesses. Avec sa dextérité légendaire, l’Américain saura rappeler son apport dans la production et le sens du mix (jusqu’à trois platines) depuis plus d’un quart de siècle. Le créateur de “The Bells” a souvent été imité mais jamais égalé. Avec aussi Hiroko Yamamura vs Luca Ruiz.
Pratique : 188 avenue Marché Gare, à partir de minuit,15, 50 ou 18,50 euros.

Dimanche 29 septembre, Mind Against, le Sucre, Lyon

Non, en Italie, il n’y a pas qu’un seul duo qui marque la techno ! Derrière Tale of Us, il ne faut ainsi pas oublier les frères Alessandro et Frederico Fognini qui, depuis leur premier disque en 2013, se sont rapidement hissés au plus haut niveau. En témoignent par exemple leur “Essential Mix” sur la BBC et leur participation au grand rassemblement Awakenings cette année. De bonne augure pour la suite de leurs aventures techno…
Pratique : 50, quai Rambaud, Lyon II, à partir de 17 h, 16 à 18 euros.

(Photos : Rodolphe Peté)

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