Musique

LA SÉLECTION POP-ROCK-INDÉ-ELECTRO-RAP D’AVRIL

LA SÉLECTION POP-ROCK-INDÉ-ELECTRO-RAP D’AVRIL

25 avril 2018 | PAR La Rédaction

Chaque mois, la rédaction musique de Toute La Culture.com fait le tri parmi ses coups de cœur « pop ». Place à la musique du peuple ici, où les guitares croisent autant les pads que les violons. Enjoy!

Palatine-Grand Paon de Nuit -Yotanka / [PIAS]

On avait tellement écouté l’EP Baton Rouge et particulièrement son titre éponyme que nous attendions pas mal du premier album de Palatine, Grand Paon de Nuit. Le groupe sera sur la scène du Café de la Danse le 15 mai pour déployer la lente et ondulante odalisque porté par la voix ouverte et suave de Vincent Ehrhart-Devay. Blues ( « Paris-l’ombre »), cet opus se place sur la route ouverte par Feu Chatterton !. Ici, les textes, souvent en français nous racontent des histoires dignes d’un western. Mais quand, les textes sont portés en anglais, l’effet vintage est garanti, et l’on croit voir arriver Clint, à sa grande époque, chapeau vissé sur le crâne:

« You sad and lonely will you marry me?
With secret oaths, evil eyes forcing me up all night
Bizar, how she would jinx the night awake, ’till dawn »

Et comme nous sommes en 2018, le rock se teinte d’éléments synthétiques. ( « city of light »). Jean-Baptiste, Vincent, Toma et Adrien, les quatre garçons du groupe savent faire chalouper les hanches dans des slows faits pour réactiver le quart d’heure américain, celui du Saloon qui s’appellerait « Grand paon de nuit » ( Amélie Blaustein Niddam)

 

Singe Chromés 2

Voilà quelqu’un qui n’a pas changé depuis qu’il trimbale cette vapeur du rock’n roll fin de siècle, voix enveloppante et paroles comme des pas de côté, tellement de côté que l’on finit par danser, dans sa tête beaucoup, on finit par voler. De cet album qui, justement, a fini par voir le jour, il y a l’idée de faire tenir alors que tout autour scintillent encore d’autres chansons – Héron, Samouraï- que le Singe (Denis Scheubel) et le chrome (Mathieu Gettliffe) balancent aussi à qui mieux mieux, « ces mains qui me font du fla-fla «  (Ferré), « il est revenu nous embrasser … le sommeil plein de loups » (Belin). Idée de persistance et de loyauté à ce que l’on fait, à la manière de le faire. Aller au bout même si une seconde compte des années. Making a record, singing in the rain. À vrai dire, ce disque est tragique au sens où la beauté qu’il offre n’a pas de prix. La beauté comme si elle pouvait être ordinaire, offert à tous, modestie qui tranche avec l’air du temps et qui découpe au couteau de boucher, au scalpel de médecin légiste la mince paroi qui sépare le rêve de la réalité. Stupéfiant alors de découvrir qu’un disque n’est pas qu’un exercice de style, qu’il est aussi cette pierre philosophale qui change les métaux vils en métaux précieux. ( Antoine Couder)

Édition limitée à 450 exemplaires. Vinyl audiophile noir 140g, et pochette carton 300g, contenant les textes et une carte de téléchargement unique. 

https://singechromes.bandcamp.com/album/2

Françoise Hardy – Personne d’autre

Comme elle le dit elle même dans de nombreuses interview qu’elle a donné pour la promo de cet opus, il n’était pas prévu que Françoise Hardy enregistre un nouvel album. Et pourtant, les rencontres l’ont menée là, et notamment celle avec la chanson Sleep, morceau du groupe finlandais Poets Of The Fall, qui lui redonne l’envie. Son public sera ravi de retrouver ses belles mélodies, sa voix douce et fidèle, et cette mélancolie parfois lumineuse, parfois pesante, qu’elle seule sait si bien chanter. Dans cet album, elle évoque aussi bien la mort que son amour inconditionnel pour Jacques Dutronc. Maissiat, La Grande Sophie ou encore Yaël Naim, ont écrit ou composé pour cet album. De notre coté, comme en apesanteur, on l’accueille avec plaisir, celui de retrouver une vieille connaissance comme si on l’avait quittée hier. Mention spéciale pour le clip du titre-phare de l’album, « Le large », merveilleusement réalisé par François Ozon. (Sarah Dray)

Alpha Wann – Alpha Lauren III
Le rappeur de l’Entourage publie le troisième opus de sa série Alph Lauren sans prévenir. Un projet incroyable où il s’interdit les rimes faciles, au profit de schémas quasiment scientifiques. Il est une sorte de Georges Perec du rap ! Si un MC se mesure à sa technique, a-t-on affaire au meilleur rappeur de France ? Plus le temps passe et plus la question mérite d’être posée. A ce style s’ajoute quelques punchs socio-politiques telles que : « Mes nègres iront au musée quand ils vivront près du Louvre ». Une chose est sûre, ce projet vient renforcer l’impatience de ses fans qui attendent encore son 1er « vrai » album. Il devrait arriver d’ici fin 2018 mais pour l’heure, on vous laisse apprécier ce bijou.
Saint-Domingue : « Le secret du ciel est scellé, si on crève, il reste nos CDs
On laisse nos CVs, on laisse nos traces comme une visière trop serrée » (Mathieu Michel)

Thievery Corporation – Treasure from the Temple (et nouvelle huile de cannabis Lebanese Blonde)

Plus de 20 ans que la Thievery Corporation ambiance les dance floor du monde entier. Leur nouvel album est le compagnon du précédent enregistré en Jamaïque en 2017 avec des pistes inédites et des remix. De nombreux featuring avec des vocalistes locaux exceptionnels peu connus font de cet album une jolie pioche intégralement écoutable sur Youtube.

Ambiance chaloupée et enfumée donc à tel point que cette sortie coïncide en fait avec le lancement avec Paxvapor d’une nouvelle huile de cannabis sous le nom de Lebanese Blonde en souvenir d’un des premiers tubes internationaux de la Thievery Corporation.

Faites tourner ! ( Vincent Fournout)

Clara Luciani, un premier album éclatant à la voix envoûtante

Clara Luciani déjà en haut de l’affiche du Printemps de Bourges 2018 vient de sortir le 8 avril son premier album, « Sainte Victoire », qui conjugue rock et chanson française.
Après plusieurs collaborations (le groupe La Femme, Nouvelle Vague ou le duo Hologram …), et un premier EP remarqué avec le titre « Comme toi », Clara Luciani frappe fort et rejoint désormais le cercle prometteur de la nouvelle scène féminine française, avec entre autres, Juliette Armanet, Fishbach, Cléa Vincent…
Sa voix à la fois grave et envoûtante, qui rappelle Barbara et Patty Smith, ses idoles, éclate sur des titres comme « Grenade » , hymne féministe, mais aussi « Les Fleurs » à la mélodie radieuse, et aussi parfois cruelle avec « la Dernière fois »… que tu me vois.
On attend déjà avec impatience son prochain opus. (Jean-Emmanuel P.)

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La Rédaction

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