Musique
Royal Blood « Typhoons » :  un album disco rock dansant taillé pour les dancefloor.

Royal Blood « Typhoons » :  un album disco rock dansant taillé pour les dancefloor.

17 février 2022 | PAR Jean-Christophe Mary
Vous aimez le blues rock des White Stripes et des Blacks Keys, le disco rock dansant de Daft Punk et Justice mais vous avez envie d’écouter du neuf, du moderne, de l’actuel ? Alors c’est le moment de découvrir « Typhoons » le tout nouveau tout chaud Royal Bloods. 

Dès la sortie de leur premier album éponyme en 2014, le succès du duo britannique a été foudroyant. Rapidement numéro 1 en Grande Bretagne, atteignant le top 20 dans douze pays et se vendant à plus d’un million d’exemplaires, Mike Kerr (chanteur, bassiste) et Ben Thatcher (batteur) ont assuré les premières parties des Foo Fighters, et reçu en 2015 des mains de Jimmy Page le Brit Award du meilleur groupe anglais . Dans le sillage de leurs deux premiers albums ce nouveau « Typhoons » enfonce le clou d’un rock percutant entre rock stoner et électro disco.

Oui disco et c’est la grande nouveauté de cet album : comparé aux deux précédents albums, qui étaient orientés sur un son rock brut, « Typhoons » se démarque par des sonorités électroniques maillées de rythmiques dansantes taillées pour les dance floor. Pour la production, ils ont recruté Josh Homme (Queens of the Stone Age) qui n’a pas hésité à pousser le volume pour amplifier l’énergie féroce produite par le duo de Brighton. Formation réduite à seulement deux instruments, les Royal Blood imposent leur marque de fabrique avec cette batterie percutante et cette basse au son fortement déformé qui donne une intensité mélodique à la voix émotive de Mike Kerr. L’album démarre par un riff de guitare basse fuzz, boosté par une rythmique disco. Et cette signature que l’on retrouve tout au long des 12 plages. Multiplications des effets sonores, empilage successif de basses surdimensionnés, grosse caisse martelée pied  au plancher, le résultat nous laisse chaos, sous le choc d’un univers de voix polyphoniques qui s’envolent haut dans les aigües. Vous l’aurez compris, voici des chansons musclées inspirées par les ainés Muse, les Queens Of The Stone Age ou Black Keys. Sans pour autant tomber dans le piège du clonage, les Royal Blood développent un son bien à eux, reconnaissable entre mille. 

 

D’entrée, le ton est donné. « Trouble’s Coming » sonne lourd, massif, puissant, on en prend plein les oreilles. Enrobées de boucles électro, de guitares basses fuzz en 3D e« Oblivion », « Typhoons » ou « Limbo » sont de magnifiques cathédrales sonores dotées de refrains accrocheurs. Et c’est comme ça tout au long des 11 titres : la basse est lourde, jouée comme une guitare électrique, claque et vibre de toute part, les rythmiques hypnotiques et répétitives échafaudent un mur de son impressionnant, savamment amplifiées à partir d’amplis de guitare, d’amplis de basse et de multiples effets sonores. Le chant mélodieux et accrocheur, les voix passées au vocodeur font aussi partie de l’ADN du duo. Bref cet album et du pain béni pour ceux qui aiment les déflagrations soniques, l’électro disco et le rock stoner des 90’s. Hâte de découvrir ce bel équilibre en live le 21 Mars au Zénith de Paris.

 

Visuel : ©pochette 

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Jean-Christophe Mary

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