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Romain Collin illumine le Sunside

Romain Collin illumine le Sunside

06 décembre 2012 | PAR Tatiana Chadenat

Le chaleureux Sunside accueillait Romain Collin la semaine dernière pour la présentation de son dernier album « The Calling ». La salle, tapissée de briques rouges aux allures d’appartement New Yorkais, ne dépayse pas son hôte français parti habité aux Etats Unis depuis bientôt 10 ans. Accompagné de musiciens de circonstances, ce «jazzisite visionnaire» selon l’expression qui lui est consacrée par la radio nationale américaine NPR, a ensoleillé le Sunside en 3 sets d’une performance de haute volée.

Après 6 mois d’absence, Romain Collin, «nouvelle jeune star dans le monde du jazz» ne faisait pas salle comble. Tant mieux pour les connaisseurs qui étaient au rendez-vous, et pour les curieux entrés au hasard, l’étonnant musicien était en grande forme. Accompagné d’un jeune bassiste prometteur, Burniss Earl Travis, affichant un style Hipster de Brooklyn (bonnet, lunettes, baskets et tutti quanti) – contribuant largement à teinter le show d’une ambiance New Yorkaise – et de son batteur enflammé Lukmil Perez, Romain Collin a offert aux spectateurs une performance du genre passionnée et surprenante.

Pianiste d’exception et jazziste professionnel formé sur les bancs des plus prestigieuses écoles américaines (l’incontournable Berklee Music School puis Telonious Monk Institute of Jazz), il a interprété un panel varié de ses créations personnelles et professionnelles choisi spécialement pour la représentation.

Compositeur dans l’âme, le trio en constante recherche musicale, ne peut s’empêcher de digresser des lignes mélodiques. Ce n’est pas du free jazz. Le pianiste annonce  les morceaux, signale leurs provenances issues de ses albums. Les artistes s’accordent d’un coups d’oeil et d’un sourire. »Quand j’improvise explique l’artiste, j’essaie de rester dans un morceau de musique et dans une certaine performance. Ce n’est qu’une extension de la mélodie et c’est une partie intégrante du morceau».

Le show est sinoque parce que le son de Romain Collin est unique : c’est un jazz nouveau qui mélange pop, électronique, mais aussi jazz classique avec des envolées mélodiques. Les musiciens créent une atmosphère et une humeur enivrantes dans lesquelles il est facile de se perdre. En fermant les yeux, on était transporté dans la capitale du Jazz. Romain Collin est parti en tournée européenne, en attendant de le revoir à Paris, on lui souhaite évidemment plein d’autres belles performances.

 

Visuel : TC

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