Musique
Reporting Live : LES ENVOLEES #1: The Toxic Avenger, Anoraak et Nasser à la Cigale

Reporting Live : LES ENVOLEES #1: The Toxic Avenger, Anoraak et Nasser à la Cigale

20 septembre 2011 | PAR Marc

Vendredi soir, La Cigale réunissait trois artistes de la scène montante Française « qui chante en anglais » sous le prisme du rock et de l’électro. Un métissage sonore toujours d’actualité qui permettait de découvrir sous un angle live instrumental ces Frenchies à Paris.

Anoraak ouvre le bal dans une Cigale à moitié remplie (ou à moitié vide), avec ses sonorités pop et ensoleillées qui sentent ici plutôt mauvais les années 80 et les génériques américains de la fin de cette époque. La formation actuelle ne convainc pas, un chant peu entraînant, des mélodies répétitives, un jeu de batterie et basse pas assez mis en avant. Dommage, le résultat solo de la galette avait une touche plus souriante. Passer d’une production « électronique » à un live n’est pas chose facile et espérons qu’ils continueront leurs efforts pour nous faire voyager par delà l’Atlantique jusqu’aux plages de Miami.

Anoraak, album « Wherever the sun sets » sur Spotify et Deezer.

Après ce premier concert pop, mélodieux et coloré, place au Rock plus dur, plus noir et plus fort. Le public le sait, les fans sont présents, certains scandent leur nom, la Cigale se remplie, le prochain groupe est attendu. Nasser, groupe Marseillais joue ici comme à domicile et c’est parti pour un set de rock-electro énergique et transpirant. Dès les premiers rythmes on comprend tout, on tape des pieds, on remue les oreilles, les premiers rangs s’agitent et se frottent, ça slam, la Cigale se soulève, mission complete. Une voie rock accrocheuse, une mélodie efficace, des rifts entêtants et un son electro club, tout pour réussir. Un cocktail fait d’ingrédients simples mais qui secoue le dancefloor, à retrouver sur leur premier album #4 disponible à l’écoute sur Spotify ou Deezer pour vos soirée agitées.

Pause rafraîchissement. Un écran de projection blanc se déroule sur le fond de la scène et comme la plupart des bons concerts électroniques ces dernières années (Vitalic, Danger, The Chemicals Brother, Coldcut ou les Daft Punk…), la vidéo est devenue un outil essentiel qui fait corps avec le show.  Les lumières de la salle baissent en intensité, l’obscurité se crée, la foule se resserre, les cris et les applaudissements montent. La Cigale est pleinement prête à accueillir ce live qui a pu mûrir tout l’été sous le soleil des festivals.

Toxic Avenger accompagné du duo batterie/guitare  Bonjour Afrique  montent sur scène avec pour introduction en toile de fond un film sombre montrant en gros plan une araignée chassant un insecte volant pris dans sa toile. A ce moment là, personne ne le sait encore mais le volatile qui se trémousse jusqu’à l’épuisement, c’est la foule hypnotisée et envoûtée. Pris au piège d’un son riche, tant au niveau de l’émotion que par sa composition, le public se laisse transporter de paysages musicales en univers cinématographiques. Car la force de ce live, c’est avant tout une technique maîtrisée, un jeu de batterie très complémentaire, toujours joué avec le sourire jusqu’aux oreilles, des rifts de guitares envolées, et des environnements sonores électroniques n’ayant pas peur de passer des vocaux très pop à de la techno plus « crade » jusqu’aux ambiances sonores froides de Carpenter. La Cigale saute et danse émerveillée, la magie opère.

Toxic Avenger avec cette formation nous a montré que la jeunesse électronique Française n’en a pas fini de transformer la musique pour lui donner une forme transgénérationnelle; une œuvre pleine qui absorbe toutes les cultures sur son passage pour mieux mettre en lumière l’essentiel de tout art visuel ou sonore : le ressenti, le partage et l’émotion.

Toxic Avenger, album Angst en écoute sur Spotify ou Deezer.

Comme on peut le voir dans cette vidéo du collectif FromParis, dépensez votre énergie et Toxic Avenger avec Bonjour Afrique vous le rendra bien.

 


THE TOXIC AVENGER @ La Cigale – FROM PARIS par

Palmarès du festival  » Paysages de cinéastes »
J’aurais voulu être égyptien : Martinelli adapte pour le théâtre « Chicago » d’Alaa el Aswany
Marc

One thought on “Reporting Live : LES ENVOLEES #1: The Toxic Avenger, Anoraak et Nasser à la Cigale”

Commentaire(s)

    Publier un commentaire

    Votre adresse email ne sera pas publiée.

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *