Rap / Hip-Hop
[Live report] Theophilus London à la Gaîté Lyrique (Howl Music Festival)

[Live report] Theophilus London à la Gaîté Lyrique (Howl Music Festival)

10 novembre 2014 | PAR La Rédaction

Hier soir à l’occasion de la première édition du Howl Music Festival lancé par Live Nation (qui proposait ce week-end trois soirées consacrées à la musique émergente), Theophilus London envoyait des bonnes vibes sur la capitale et sur le public de la Gaîté Lyrique.


21h00 : C’est le jeune Australien Josef Salvat qui ouvre les festivités tout en douceur. Décrit dans le programme du festival comme un « crooner 2.0 », le fils imaginaire de Lana Del Rey et Morrissey, le gringalet nous propose une sélection de titres mélancoliques, des sérénades empreintes de nostalgie. Malgré une attitude intrigante, à mi-chemin entre le malaise et le trac, sa voix juste et ses mélodies liquoreuses nous font oublier son look de premier de la classe. Dans la salle les couples s’étreignent, ambiance suave et cœurs à vif.

21h30 : C’est au tour de Sway Clarke II, il fait office d’une parfaite transition entre les deux artistes avec qui il partage l’affiche ce soir. Il aime le hip hop, mais aime surtout l’arranger à sa sauce, à l’aide d’une guitare sèche et de sa remarquable voix. Il interprétera notamment une version acoustique du célèbre « If I Ruled The World » de la légende du hip-hop Nas, avec talent. Pour ses propres morceaux il est accompagné d’une batterie, d’une guitare et d’une basse.

22h00 : Theophilus London déboule sur scène, survolté il gigote dans tous les sens. Les (très) nombreuses chaines à son cou virevoltent même si son grand chapeau reste étonnamment vissé sur sa tête en dépit des sauts et des pas de danse.

À peine le morceau d’ouverture fini, s’enchaine une drôle de mascarade, Theophilus s’interrompt à maintes reprises en milieu de chanson pour se plaindre de l’arrangement des lumières « coupez-moi celle-ci, allumez ça… ». D’autres fois il décide simplement de ne pas finir le morceau qu’il vient de commencer et coupe brusquement son DJ. Malgré cette attitude de diva prétentieuse, lorsqu’il décide de laisser aller la musique on lui pardonne tout. Les morceaux sont tous tubesques et son jeu de scène diablement entrainant.

22h15 : Le rappeur tend une main vers la fosse et fait monter un crew de danseurs qui mettent le feu à la scène. Ce sont les célèbres « Twins », qui ont notamment déjà accompagné Beyonce sur scène. Theophilus se mêle à eux, ils improvisent une battle, le public est frénétique. Une fois les danseurs descendus le chanteur s’allume une clope, se désaltère à l’aide d’une bouteille de whisky pure et n’hésite pas à en faire profiter la foule en l’aspergeant.

22h30 : Il entame « Give me back the Night ». La salle se transforme alors en dancefloor, le jeune MC se déhanche toujours davantage. Les morceaux s’enchainent maintenant de façon plus fluide, ou peut-être que dans l’euphorie ambiante on ne se rend plus compte des coupures si désagréables qui nous gênaient tout à l’heure. Comme il le dit « it’s all about vibes, and i’m feeling good vibes here tonight ».

A trois occasions Théophilus fait monter sur scène des jeunes femmes pour leur chanter la sérénade, mais il tente des collé-sérés parfois un peu gênants et elles replongent vite dans la foule.

23h15 : Le chanteur annonce la dernière chanson, remercie le public, vente les louanges de Paris où il a composé plusieurs des titres de son nouvel album qu’il nous recommande vivement d’acheter. Il disparaît deux minutes puis revient pour trois chansons supplémentaires. Il finit son concert en descendant danser avec le public.

Cette première édition du Howl Festival s’est révélée très prometteuse. Ce rendez-vous annuel destiné à faire découvrir les artistes de demain ne néglige pas de cultiver d’autres sens que l’ouïe, dès l’année prochaine art et cinéma se joindront à la fête avec des projections et des expositions liées au monde de la musique.


Valentine FATH

Visuel : (c) DR

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