Rap / Hip-Hop
Le rap français ou les nouveaux poètes maudits

Le rap français ou les nouveaux poètes maudits

25 février 2014 | PAR Hélène Gully

Le rap de l’hexagone a une géométrie variable. Cette prose dissidente oscille entre indécence et lyrisme, puissance et dérive. Le mythe sulfureux de ce trio sémantique s’édifie sur la fureur d’une génération en désaveu. Kaléidoscope musical, il est pourtant décrié ou encensé. Le juste milieu n’existe pas. Les rappeurs français sont-ils les nouveaux poètes maudits ? Portrait d’une émeute musicale.

IMG00174-20140203-1233Essence et carburant

La genèse du rap se dissimule dans une alcôve orpheline. Originaire des États-Unis, la culture hip hop prospère en France dans les années 80 à travers plusieurs modes d’expression comme le graffiti, le breakdance et le rap. D’ailleurs, les promos des opus et des collectifs se sont faites grâce aux graffitis, comme ce fameux tag « 93 NTM » qui a décoré les murs de Paris et les vitres des métros.

Pour son nouvel album Transe-lucide, Disiz a utilisé le même principe, hommage à la tradition de publicité illicite. Le rap est marginal mais il est conquérant. Dans un contexte de pauvreté et d’inégalités sociales, le rap ne pouvait être que militant. Mais cet engagement se manifeste par des paroles. Le débit de syllabes façonne le rythme brutal. L’essence du rap est alors prise dans le cadenas d’une identité précise. En bref, le rap est un AK-47 musical.

De l’authenticité

Les artistes dessinent des fragments autobiographiques sur des partitions : « Mon rap vient de mes entrailles / mon rap porte une balafre / mon rap vient de mes entailles » (Kery James, « Le retour du rap français »). La rime consent à l’exorcisme des fantômes. Les sonorités agressives révèlent une oppression inacceptable.

Pour Disiz, le rap « n’est dû qu’à un déterminisme social. Étant né à la fin des années 70 et ayant vécu en banlieue sud de Paris dans une Zup, il était difficile pour quelqu’un de curieux comme moi de passer à côté de ce mode d’expression, mais plus encore de cette tornade d’énergie qu’est la culture hip hop. » Dans Rester vivant, Michel Houellebecq écrit : « Toute souffrance est bonne / toute souffrance est utile / toute souffrance porte ses fruits / toute souffrance est un univers ». Et justement, la révolte rap se nourrit de souffrances. Il est une réaction contre une société assassine :  « C’est au nom de l’enfant d’hier que mon insolence vous salue » (Keny Arkana, « Vie d’artiste »).

Immergés dans une torpeur acide, les jeunes dissipent leur lassitude dans des chansons spontanées. La rue est le centre névralgique du rap et c’est sur le bitume que se sculptent ces albums à la fureur viscérale. Pourquoi ? Parce que le ghetto c’est cette banlieue terne, immobile, exclue, ignorée et pauvre : « banlieusards et prolétaires », selon les propres mots de Kery James.

img_9396-648x1024La saveur de la licence

Si la violence caractérise le rap, les textes sont cependant travaillés et dérogent au préjugé de lacune sémantique. Disiz incite son public à vaincre les rimes faciles et la vulgarité illégitime dans son titre « Mon Amour » : « Tu te confines dans un langage qui te restreint fréro ». Aussi, les références et les valeurs des rappeurs français prônent la justice et le social comme en témoigne « Alien » de Milk Coffee & Sugar, qui cite Bourdieu en préliminaire de son titre. Sa chanson évoque la tolérance et brise les clichés de la banlieue. Les références et les inspirations sont donc loin d’être ineptes.

Pour Nidraj, les sources d’inspiration sont hétérogènes : « Mes inspirations et mes références sont trop nombreuses pour être listées. Boris Vian, Brassens, Renaud mais aussi Oxmo Puccino, IAM, Puzzle … En littérature, mes grands classiques sont 1984 ou le Meilleur des Mondes ainsi que les haïkus. Les haïkus sont des poèmes japonais écrits sous la spontanéité. Pour moi, c’est le même processus qu’avec le rap car si on réfléchit trop, nos textes s’enlisent, et perdent de leur fraîcheur et de leur hargne. »

En sortant des sentiers battus, ils revendiquent fièrement leur identité tourmentée. Le rap théâtralise et met en scène ce refus de la jeunesse de s’assoupir, asphyxié par un chloroforme social et bourgeois. « C’est avec une clé de sol que j’suis venu pour rayer ta porche » (Nidraj, « Entre les lignes »).

Tentation et prostitution

Le rap se démocratise au début du second millénaire. L’exposition médiatique abolit alors son statut d’exclu et le rap est propulsé dans la musique française comme genre musical reconnu et apprécié. La culture hip hop fait rêver peu à peu les ados en mal de différenciation et les bobos en mal d’identité. Les marques de luxe se mettent à imiter les codes vestimentaires du ghetto sous l’impulsion d’une nouvelle culture « rebelle ».

Cette dérive est une incohérence profonde avec l’essence du rap. Lui qui incarnait les marginaux de la société, se retrouve symbole d’un monde coloré où les artistes chantent depuis une BMW contre laquelle dansent des mannequins dénudés. Disiz désigne cette contradiction lorsqu’il chante : « y’a trop de décalage entre le rap et la réalité/ la situation des quartiers est une calamité » dans « Moïse ».

Ce « marketing du ghetto » a métamorphosé l’image du rap où l’exhibition indécente des signes extérieurs de richesse devient synonyme de réussite. De même, l’affirmation radicale de la virilité passe par le dénigrement de la femme. Le curseur se déplace et la vulgarité devient insipide lorsque l’agressivité est utilisée pour susciter des conflits entre rappeurs. Aujourd’hui, certains titres ne sont plus que des échos édulcorés d’une rage sincère. Le commercial mainstream anesthésie l’énergie rap et la révolte s’évapore. La rage s’assoupit sous la caresse du profit.

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Lyrisme délinquant

Cependant des Keny Arkana, Milk Coffee & Sugar Oxmo Puccino, Disiz, IAM, Nidraj & Cie résistent. Disiz : « Je travaille mes textes car c’est pour moi la valeur première d’une personne qui a la prétention d’écrire. Le rap est une poésie, un assemblage d’émotions et de teintes qui se juxtaposent habilement sur un rythme donné. » Avec la naissance du rap français, l’hexagone assiste à l’émergence d’une nouvelle poésie urbaine. Mais les poètes sont maudits, à l’instar de Baudelaire.

Exilé d’un système bourgeois, le rap subit le mépris de ses pairs. Il semble alors être le digne héritier d’une poésie engagée qui a ému notre fin du 19e siècle. Souvenez-vous, ce spleen suffocant d’« Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux / oublié sur la carte et dont l’humeur farouche / ne chante qu’aux rayons du soleil qui se couche » (Baudelaire, Les Fleurs du Mal, LXXVI). N’est-il pas semblable à celui qui paralyse à son tour les jeunes de banlieue ? La caméra mutine de Kassovitz met en évidence ce quotidien d’inertie malsaine dans La Haine.

Enfin, cette complicité entre poésie et violence est-elle vraiment inédite ? Le rap n’est-il pas une réédition de la transgression poétique grâce à son vocabulaire moderne et ses thèmes séditieux ? « Laissez moi être un problème à ceux qui veulent me soumettre » (« Alien » de Milk Coffee & Sugar). En racontant son histoire avec ses mots, le rappeur se métamorphose en photographe d’une époque et laisse une empreinte sur cette immensité d’indifférence.

« Dieu m’a donné une plume, moi je voulais des ailes » le rappeur Nidraj devient un albatros baudelairien ou un cygne mallarméen. Le titre « Trahi » de Nidraj dans son splendide album Du goudron et des plumes traduit la même déréliction qui saisissait les poètes traumatisés du XIXe : « On peut dire que j’ai parfois le sentiment d’être trahi par l’existence, d’être spectateur de quelque chose qui ne me correspond pas. Alors si je rap, c’est surtout pour vaincre ce sentiment de déréliction. Le rap est une thérapie, une catharsis où l’écriture devient un besoin. Je ne sais pas si c’est une vocation mais c’est un don et une malédiction. Le rap est mon seul espace de liberté et de revendication, c’est une façon de prendre la parole sans être interrompu. Le revers de la médaille c’est que ce besoin ne te permet pas toujours de vivre. Je voudrais m’insérer dans le monde réel même si je m’en sens exclu. »

Les hymnes volcaniques aux refrains désobéissants dévorent l’asphalte. Insurgés, les rappeurs français sont les iconoclastes du XXIe siècle. Leur dextérité insolente mutile le silence en souriant. La prophétie des nouveaux poètes maudits se condense dans une cadence vertigineuse et un humour incandescent. Héraut, le rappeur se fait héros.

Visuel © : Album Nidraj / Disiz graffiti (Hélène Gully) / Disiz officiel / Nidraj

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Hélène Gully
Jeune caméléon du journalisme. 21 ans et de l'ambition.

24 thoughts on “Le rap français ou les nouveaux poètes maudits”

Commentaire(s)

  • scHoolBoyQuincy

    je tiens à descendre cet article.
    d’abord sur la forme : « La genèse du rap se dissimule dans une alcôve orpheline », »Les références et les inspirations sont donc loin d’être ineptes. » etc… c’est juste une tentative d’intellectualiser un texte qui manque clairement d’arguments sur le fond(niveau 1ère L qui tente de camoufler son manque d’idées je dirais même)
    ensuite sur le + important le fond : j’écoute énormément de rap ms je suis contre le « tout-culturel » , surtout de la façon dont vs vs y prenez. »La culture hip hop fait rêver peu à peu les ados en mal de différenciation et les bobos en mal d’identité. » = ok, sauf que pour justifier la qualité d’écriture des rappeurs que vs citez vs faites appel à Baudelaire et Mallarmé; de plus vs ne vs intéressez qu’au rap « intellectuel »(dit « conscient »)tout en dénigrant le rap mainstream et en faisant la morale sur « l’essence du hip hop »…
    « Cependant des Keny Arkana, Milk Coffee & Sugar Oxmo Puccino, Disiz, IAM, Nidraj & Cie résistent » = comme si c’était un combat entre le rap que vs considérez débile,matérialiste et les « vrais » rappeurs que dont vs parlez.
    Le rock aussi était vu comme étant une musique de « sauvages » ajd Kurt Cobain est une légende, pourtant il ne cherchait pas à intellectualiser sa musique.. car oui même si en France on aime les écrivains il ne ft pas oublier que le rap est avant tout de la musique

    février 25, 2014 at 20 h 06 min
  • scHoolBoyQuincy

    ce que je n’aime pas avec « gens comme vous » qui s’intéressent au rap que vous écoutez (Milk Coffee Sugar, Disiz etc contre qui je n’ai rien) c’est que vous dénigrez complètement le reste.. du genre « regardez c’est des rappeurs MAIS ILS SAVENT ECRIRE ATTENTION ILS AIMENT BAUDELAIRE » + pensée de gauche avec référence à Pierre Bourdieu (contre qui je n’ai rien nn plus)
    j’ai l’impression que le fait que des rappeurs dont les thèmes des chansons sont la violence/la drogue/les catins/la vie dans un quartier chaud parlent à beaucoup de gens ne vous plait pas et que l’apparition de ce rap « proche de la poésie » vs rend heureuse genre « ah bah oui c’est pas des sauvages contrairement aux autres »
    La musique rap actuelle de Chicago(Chief Keef,Lil Durk..) et la violence qui y règne sont liés

    février 25, 2014 at 20 h 14 min
  • scHoolBoyQuincy

    Enfin : « Cette dérive est une incohérence profonde avec l’essence du rap. Lui qui incarnait les marginaux de la société, se retrouve symbole d’un monde coloré où les artistes chantent depuis une BMW contre laquelle dansent des mannequins dénudés. » mais qu’est ce que vous en savez ? si on doit remonter a Eric B et Rakim que les défenseurs du « vrai rap » citeront svnt en exemple, le nom de leur 1er album est « PAID IN FULL »(sorti en 1987)..je vais terminer mon argumentation maitrisée. J’écoute Gucci Mane et J.Cole sans aucun problème; en France il y a une fascination pr les « rappeurs-gentils » de la part d’une partie de la presse et encore + sur Internet : « regardez Kery James il est pr la paix il veut que les jeunes de quartier travaillent à l’école lui c’est un bon rappeur pas comme les AUTRES ». Soit. Sauf qu’il existe dans la rue des gens prêts a vous arracher la tête pour un iPhone, des gens pr qui 500e est une énorme somme, des gens qui ont juste envie d’écouter une musique défoulante pr le sport etc.. et qui se sentent + proches ou sont juste + sensibles à la musique de Kaaris,Lacrim, Booba, Niro,Freddie Gibbs, Gucci Mane, Young Jeezy

    février 25, 2014 at 20 h 24 min
  • scHoolBoyQuincy

    Le fait de vouloir écouter de la musique avec des paroles très travaillées n’est pas un problème en soit. c’est surtout le fait de critiquer tout le reste qui me dérange.
    Je vous suggère de vous intéresser à l’excellent site rap l’Abcdr du Son (qui avait auparavant une réputation de site rap pr « puristes » ms qui s’est bcp diversifié ajd) ou au blog PureBakingSoda..

    février 25, 2014 at 20 h 31 min
  • Hélène Gully

    Bonsoir :)
    Alors je vais vous répondre point par point :
    Premièrement, pour le  »c’est juste une tentative d’intellectualiser un texte qui manque clairement d’arguments sur le fond » pouvez vous être plus explicite ? la critique est facile je connais bien la tentation, mais dites moi en quoi dire que la naissance du rap est marginale est une manière d’intellectualiser un texte qui manque d’arguments ?
    J’assume totalement le fait d’apprécier et d’estimer des rappeurs dont les textes et les valeurs priment sur les querelles et la vulgarité obscène. Si vous aviez compris mon texte (peut-être trop intellectualisé hein) vous auriez vu que justement je me bats contre le préjugé de  »musique de sauvage » que l’on associe au rap. J’explique que le rap est une musique de revendication, de texte, de rage etc. et pas seulement ce que peuvent faire certains artistes aujourd’hui qui provoquent pour provoquer. De plus, votre « regardez c’est des rappeurs MAIS ILS SAVENT ECRIRE ATTENTION ILS AIMENT BAUDELAIRE » prouve encore une fois à quel point vous avez lu en diagonale et n’avez pas compris mon article. Je n’ai jamais dit que du bon rap nécessitait des paroles lyriques dignes du 19e ou que du bon rap n’était pas violent. Au contraire. Il est difficile donc de vous répondre puisque vous critiquez quelque chose qui est loin d’être mon article et mon intention. Enfin, la « 1ère L » ne se permettra pas de juger votre style à vous… A bon entendeur, et bonne relecture.

    février 25, 2014 at 20 h 34 min
  • donc pour l’auteure, l’essence du rap serait la marginalité ou la marginalisation ?

    février 25, 2014 at 20 h 36 min
  • Hélène Gully

    La culture hip hop est née dans le Bronx, dans un contexte de marginalisation parce que pauvreté et exclusion oui. Il n’est pas étonnant par conséquent que le rap soit violent et anti-système puisqu’il est né en contre culture justement. Aujourd’hui, certains rappeurs continuent de critiquer un système auquel ils ont complètement adhéré et c’est bien ça que je dénonce. L’hypocrisie.

    février 25, 2014 at 20 h 38 min
  • scHoolBoyQuincy

    ahah oui dsl je provoque mais non je parlais de l’utilisation de l’expression « alcove orpheline »… A moins que votre habitus fasse que cela soit naturel pour vous on sait jamais. (je ne suis pas ironique)
    vs avez répondu avant mes derniers commentaires j’espère qu’ils ont éclairci ma pensée moi non plus je ne suis pas contre ce « rap conscient' »

    février 25, 2014 at 20 h 43 min
  • Hélène Gully

    Je pense que mon style ne regarde que moi et mes lecteurs, et que s’il ne vous satisfait pas, je ne vous force pas à me lire. J’ai bien lu vos derniers commentaires, je pense que vous avez pris la mouche avant d’avoir fini de comprendre mon article qui est là pour redonner au rap ses lettres de noblesse. C’est parce que j’ai une réelle passion pour le rap (et des connaissances) que j’écris dessus. Merci pour le débat, c’est toujours stimulant d’expliquer son texte et sa pensée.

    février 25, 2014 at 20 h 49 min
  • Mariam

    Très bel article, enfin quelque chose de différent et bien écrit. Je conseille aussi à schoolboyquincy de relire l’article, la compréhension ne se fait pas pour tout le monde du premier coup :)

    février 25, 2014 at 21 h 00 min
  • scHoolBoyQuincy

    je crois que mes propos ont eu une teneur agressive qui n’était pas mon intention, et en bon fan de Drake je m’en excuse. Néanmoins je ne pense pas avoir compris de travers votre article et encore moins votre idée principale :  » Aujourd’hui, certains rappeurs continuent de critiquer un système auquel ils ont complètement adhéré et c’est bien ça que je dénonce. L’hypocrisie. » On en vient au problème suivant ; les hommes sont eux même des contradictions laissont les être ainsi. Le dernier album de SchooLboy Q sorti ajd a pr nom « OXYMORON » (oui c’est du rap US ms ca s’applique aussi ici). le rap doit il vraiment être représenté par des apprentis altermondialistes? pour moi un morceau du rappeur US le + matérialiste sera toujours mieux musicalement qu’un morceau de keny Arkana

    février 25, 2014 at 21 h 02 min
  • scHoolBoyQuincy

    Le commentaire de Nathalie vaut plus pr mon argumentation que tout ce que j’ai pu écrire
    +Mariam : je l’ai relu plusieurs fois mais si vs pouviez m’expliquer mieux que l’auteure ce qu’elle a voulu dire je ne suis pas contre

    février 25, 2014 at 21 h 05 min
  • scHoolBoyQuincy

    « He represents a part of the youth in America that ain’t really got a voice right now. We looking at ’em, and we’re seeing the results of their actions, but we ain’t really listening to ’em, and I think you gotta have a representative of each generation in order to understand what they dealing with. » le rappeur TI à propos de Chief Keef (dont s’inspirent de nombreux rappeurs « hypocrites »)

    février 25, 2014 at 21 h 13 min
  • Hélène Gully

    vos commentaires sont intéressants mais si le titre parle de  »rap français » vos exemples de rap US etc. ne sont pas pertinents. Bien à vous, on se retrouve au prochain article ;)

    février 25, 2014 at 21 h 14 min
  • Hélène Gully

    Cet exemple est la preuve que vous n’avez pas lu bien comme il faut.

    février 25, 2014 at 21 h 16 min
  • scHoolBoyQuincy

    « redonner au rap ses lettres de noblesse ». Mission très noble en effet mais les redonner à qui? Les auditeurs de rap savent bien que le rap n’est pas débile, donc qui le pense? Ceux qui n’en écoutent pas. Or pour convaincre ces personnes que le rap est une musique au même titre que les autres vous vous concentrez sur les « rappeurs à texte » en soulignant leur légitimité artistique par des références à des poètes, ce qui dévalorise le travail de ces rappeurs, tout en montrant bien que vous êtes contre ce rap où « l’exhibition indécente des signes extérieurs de richesse devient synonyme de réussite » ; càd celui que les gens n’en écoutant pas condamnent..

    février 25, 2014 at 21 h 49 min
  • Pompidou

    Ah, il faut laisser un commentaire élogieux pour qu’il ne soit pas supprimé ?

    Soit dit en passant, j’ai un gros doute sur la sincérité des deux précédents commentaires.

    février 26, 2014 at 12 h 01 min
  • Hélène Gully

    Ne soyez pas mauvais joueur, je vois que vous en avez bcp après mon article pour critiquer de cette manière : commentaire supprimé ? doute sur la sincérité d’autres commentaires ? vous êtes qui pour vous permettre de remettre en doute des témoignages d’autres prs ?
    Et puis, critiquer un article sur la sincérité des commentaires… il me semble qu’il y a eu mieux. Bref.

    février 26, 2014 at 12 h 13 min
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    février 26, 2014 at 12 h 44 min
  • B2STYLE

    Ce qui n’empêche pas que votre article est extrêmement mauvais et que vous ne comprenez rien au rap. Vous feriez mieux de ne pas en parler, vous vous ridiculisez. Baudelaire Mallarmé, avec Disiz Oxmo Puccino … MDRRRRRRRR

    février 26, 2014 at 12 h 50 min
  • B2STYLE

    AHAHAHA mais vous comptez supprimer tous les commentaires qui relèvent vtre incompétence et votre ignorance?

    février 26, 2014 at 12 h 53 min
  • La Legende

    « Aujourd’hui, certains rappeurs continuent de critiquer un système auquel ils ont complètement adhéré et c’est bien ça que je dénonce. L’hypocrisie. »

    LOL, tous les rappeurs cités en exemple dans cet article ont autant adhéré a ce système que ceux que vous semblez combattre.

    D’un point de vue plu global, cet article n’est qu’un pur ramassis de bétises et complètement déconnecter de ce qu’est le rap. Car en réalité le rap ce n’est pas quelque chose que l’ont peut confiner à tel ou tel genre. Le rap c’est à la fois tout et à la fois rien, le rap c’est à la fois la provocation et à la fois la réflexion, la violence et à la fois la paix.

    Mais une chose est sûre, le rap ce n’est pas de la poésie. Le rap c’est du rap, il a ses propres codes, ses propres schémas, ses propres fonctions. Assimiler le rap à la poésie c’est lui refuser le statut qu’il devrait avoir, c’est lui refuser son existence.

    février 26, 2014 at 13 h 22 min
  • DisizTheEnd

    Je tiens à remercier toute la culture pour la censure dont j’ai été victime avec un commentaire ni insulte, ni attaque raciste, ni antisémitisme, ni homophobie ou misogynie… Je tiens également à féliciter madame ou mademoiselle Hélène Gully pour son côté très ouvert envers les critiques. Et oui car quand on rend un article public, on accepte les critiques surtout qu’ici, en l’occurence, vous vous doutiez bien qu’avec un article pareil, il y aurait débat.
    Un dernier mot pour exprimer mon adhérence au commentaire de La Légende (à moins que je ne sois censurer pour ça aussi)

    février 26, 2014 at 14 h 06 min
    • Cher DisizTheEnd, je n’ai modéré aucun de vos commentaires. Il s’agit d’une erreur. Cordialement. La rédaction.

      février 26, 2014 at 15 h 16 min

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