Rap / Hip-Hop

Interview avec Luidji, un rappeur authentique

Interview avec Luidji, un rappeur authentique

21 décembre 2018 | PAR Kevin Sonsa-Kini

Toute La Culture a rencontré Luidji, un jeune rappeur qui s’inspire de son histoire, de son vécu pour mettre en lumière ses propres chansons. Découvrez-le dans cette interview. 

Comment avez-vous eu l’idée de fonder le label Foufoune Palace Records ?

L’idée est venue de la fin de ma collaboration avec mon ancien label Wagram. Lorsque j’ai quitté mon ancien label, j’ai décidé avec d’autres personnes de fonder mon propre label Foufoune Palace Records. Aujourd’hui avec mon équipe on s’en sort plutôt bien. 

Vous avez signé chez Universal Music, qu’est ce que cela vous fait d’évoluer au sein d’une maison de disques de grande renommée ? 

C’est cool mais en vérité le plus important ce n’est pas la maison de disques mais plutôt les personnes avec lesquels je bosse. Ayant de l’expérience, je me méfie beaucoup des maisons de disques. J’avais étudié pas mal de propositions et j’ai accepté l’offre d’Universal car nous étions sur la même longueur d’ondes. 

Quelles sont vos sources d’inspirations pour vos chansons ? 

Je m’inspire de la vie de tous les jours. Je n’ai pas vraiment de limites dans ce que je raconte. 

Au début de la chanson « Néons Rouges/Belles chansons », vous dites: « Baiser, Rire, Discuter ». Ces trois mots évoquent quoi pour vous ? 

Je cherche à exposer une routine amoureuse dans laquelle on a l’impression de se sentir bien. J’ai envie de donner une impression de noyade dans le sens où on se noie dans quelque chose qui nous tire vers le bas.

Pouvez-vous m’expliquer ce qu’est le concept des Pellicules ? 

Les Pellicules servent à appuyer ce que je dis. Etant donné que je raconte des histoires qui me sont vraiment arrivées, j’ai l’impression d’y trouver une certaine logique et une certaine cohérence. Si je mets dans le référentiel de quelqu’un qui écoute le morceau parce qu’il est sorti sur Spotify et qui n’a pas forcément vécu ces choses là avec moi, il peut être perdu. Les Pellicules servent à expliquer chaque scène pour que l’auditeur comprenne bien que l’album est basé sur du storytelling. 

Quels sont les retours que vous avez reçu après la publication des clips « Néons rouges/Belles chansons » et « Mauvais réflexe »  sur YouTube ? 

J’ai reçu principalement  d’excellents retours. Sur le clip de « Néons rouges/Belles chansons » je m’y attendais un peu parce que mon réalisateur est vachement axé sur le cinéma. C’est quelqu’un en qui je fais vraiment confiance et le jour du résultat final j’étais très satisfait. Sur le clip de « Mauvais réflexe » j’avais hâte de clipper le morceau mais je voulais surtout qu’on ne se trompe pas au niveau de l’image. Je voulais assumer le côté décalé. Pour moi c’est l’un de mes meilleurs clips alors qu’il n’a pas nécessité énormément de budget. J’aime les clips où plus je m’amuse, plus il y a des choses intéressantes à voir et moins on est dans le format morceau. 

En quoi c’est important que les clips aient du sens pour vous ? 

Je trouve que c’est trop facile de clipper un morceau sans qu’on lui apporte une signification. C’est là tout l’enjeu des clips que nous essayons de réaliser. Si on n’arrive pas à apporter quelque chose en plus, on ne voit pas l’intérêt de faire le clip. 

Diriez-vous que votre style de rap est hardcore (noyau dur) ou pas ? 

Cela dépend de ce qu’on entend par le mot hardcore. Orelsan par exemple a déjà été hardcore sans être pour autant un rappeur hardcore. Hardcore c’est plus un état d’esprit qu’un type de rap. On peut traverser des moments difficiles et devenir très hardcore dans ses propos.

Vous avez cité Orelsan, fait-il parti des artistes avec qui vous aimeriez collaborer éventuellement ? 

Cela ne me dérangerait pas. C’est un artiste que j’ai longtemps écouté. Je l’ai toujours trouvé bon et très pertinent dans ce qu’il raconte. Il est très authentique. 

Musicalement, qui sont vos influences ? 

A vrai dire je n’ai pas d’artistes favoris. J’écoute des artistes rap, soul, variété française, rap américain mais je n’ai pas d’inspirations majeures. J’ai l’impression de prendre un peu de tout le monde notamment le meilleur de chacun. Cela dit ce que j’écoute ne m’inspire pas à faire mon son. J’y vais avec l’instinct. 

A quoi ressemblera votre futur album ? 

L’information principale c’est que c’est du storytelling de A à Z. Ce sera un album de qualité avec un récapitulatif de toutes les expériences que j’ai acquises. 

Hormis cet opus, avez-vous d’autres projets pour l’année 2019 ? 

J’aimerais bien faire un autre album d’ici la fin de l’année 2019. Dans mes derniers clips, j’ai beaucoup mis en avant les membres de mon label Foufoune Palace Records. J’aimerais qu’on fasse un projet tous ensemble. C’est quelque chose que je vais vraiment développer en 2019. Ces projets sont à creuser et surtout il ne faut pas se perdre dans tout cela. Aujourd’hui j’ai la chance de bosser avec une équipe solide et j’en suis fier. 

Propos recueillis par Kevin Sonsa-Kini

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Kevin Sonsa-Kini

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