Rap / Hip-Hop

Aloïse Sauvage : « C’est le flow, la danse des mots qui m’inspire »

Aloïse Sauvage : « C’est le flow, la danse des mots qui m’inspire »

11 octobre 2018 | PAR Jean Emmanuel P.

A la fois danseuse, circassienne et actrice (remarquée dans “120 battements par minutes”) Aloïse Sauvage, 25 ans, est aussi une chanteuse-rappeuse. Elle sera en première partie du concert d’Ibeyi, le 16 octobre prochain. Nous l’avons rencontré avant son premier Olympia.

TouteLaCulture : Vous avez participé depuis six mois à de nombreux concerts ou festivals (soirée-festival « à définir », FNAC Live Festival…), quelle est votre actualité artistique en ce moment ?

Aloïse Sauvage : Je suis actuellement dans une phase d’écriture, avec l’objectif de proposer un EP avec des titres inédits et un live début 2019. Après mes quatre premiers titres, cela m’a donné envie, face l’engouement que cela a suscité, de préparer des nouveautés. Après 17 concerts avant l’été, deux dates à la rentrée, dont l’Olympia en première partie d’Ibeyi le 16 octobre, je suis en tournage pour des films et en studio toute cette automne. J’ai ralenti mon activité pour le cirque et pour la danse. La musique prend désormais une place très importante pour moi.

La danse, que vous pratiquez depuis longtemps, influence-t-elle votre présence sur scène ?

C’est vrai que la danse m’influence quand je fais de la scène et inspirera mes spectacles futurs. Plus on a de technique plus on peut s’en libérer, et avoir un lâcher-prise plus intéressant. Je proposerai début 2019 un vrai live d’une heure avec des danseurs et je réfléchis de plus en plus en amont à ce qu’une chanson peut devenir sur scène, en mettant plus de musique et en imaginant plus de mouvements en dehors des paroles chantées.

Vous écrivez vos propres textes, et travaillez avec des compositeurs. Comment travaillez-vous exactement ?

Je co-compose avec des producteurs, eux apportent la base musicale et moi les textes et la mélodie, on bosse ensemble, afin que les talents se conjuguent. Je réécris, et je veux développer un éventail musical large, que ce ne soit pas que du beat, même si ma parole reste scandée, comme le hip hop que je revendique. Pour écrire, je pars d’une thématique ou d’une émotion, ou d’un épisode de vie… J’écris sur des musiques qui m’inspirent, j’écris tout le temps mais je n’ai pas une méthode, c’est le flow, la danse des mots qui m’inspire. Par exemple, la chanson « Aphone » est née juste au moment du tournage de « 120 battements par minute ». Je l’ai écrite après une des dernières scènes du film en rentrant chez moi, j’ai trouvé tout le texte, je voulais que ce soit scandé, mais c’est rare que cela vienne comme ça.

Comment imaginez-vous votre vie d’artiste, déjà très multiforme, dans 20 ans ?

Bonne question (rires). Dans 20 ans ? J’aimerai bien être installée dans un certain paysage artistique, continuer à faire du cirque contemporain, de la danse, des films, de la musique, et pourquoi pas monter un spectacle qui réunirait tout. Et pourquoi pas diriger un lieu, une école… En tout cas, je me fixe aucune limite pour m’exprimer, quelque soit médium.

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