Pop / Rock

The Murder Capital : la nouvelle sensation post punk !

The Murder Capital : la nouvelle sensation post punk !

06 octobre 2019 | PAR Jean-Christophe Mary

 

Véritable claque sonique, The Murder Capital honnore l’héritage laissé par Joy Division, The Fall ou Nick Cave and the Bad Sedds.

Dans la lignée de Fontaines DC et The Shame, voilà un jeune quintet  désormais prêt à en découdre avec le reste du monde. D’entrée, ce premier album nerveux et tendu nous fiche une bonne claque sonore. Mais avant le choc auditif, il y a ce  petit choc visuel sur la pochette. Deux silhouettes emmêlées sous un voile ou une camisole de force donne un avant goût de la musique oppressante qui attend l’auditeur.

James McGovern (chant), Damien Tuit (guitare), Cathal Roper (guitare), Gabriel Paschal Blake (basse) et Diarmuid Brennan (batteur) livrent ici dix titres compacts plein de colère, à la fois faussement romantiques mais très séduisants. Dès le premier très sombre « For Everything » le ton est donné. C’est lourd, plombé et mélancolique. Les guitares en échos démarrent doucement suivies d’une section basse/batterie qui martèle derrière. Idem pour la voix profondément basse et chuchotée qui s’élève rauque et inquiétante. Les titres suivants mettent littéralement le feu aux poudres.

De bout en bout planent les ombres de Joy Division, The Fall ou Nick Cave and The Bad Seeds. « When I Have Fears » est un combiné de post punk et de shoegaze peuplé de lignes de basses puissantes, obsédantes, un mix fiévreux truffé de guitares incisives « More is Less », de guitares à spectre large « Green and Blue». Pour charpenter le tout, il y a cette batterie qui alterne tempos linéaires et tourneries post punk prêtes à enflammer les dance floor internationaux comme « Don’t Cling To Life ». Le fil conducteur de cet album est la voix baryton de James McGovern. Forcément poignante lorsque le chanteur dégueule ses mots tel un prédicateur, un peu comme si la fin du monde état imminente, là sous nos yeux. Les textes introspectifs capturent les émotions de l’adolescence, émotions qui s’entrechoquent de manière confuse et brutale. Ceux qui les ont vu sur scène à la Boule Noire au printemps dernier témoignent d’un set particulièrement intense et explosif.

A notre tour, on a hâte à quoi ressemble ce bel équilibre en live. Réponse, le 06 novembre prochain sur la scène du Nouveau Casino.

Jean-Christophe Mary

The Murder Capital – When I Have Fears

(Warner)

Visuel : pochette

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Jean-Christophe Mary

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