Pop / Rock

Texas célèbre les 50 ans de Sharleen Spiterri à Paris

Texas célèbre les 50 ans de Sharleen Spiterri à Paris

08 novembre 2017 | PAR Yaël Hirsch

Avec 11 albums studio à leur actif et près de 30 ans d’existence menés par la charismatique Sharleen Spiteri, Texas a ses fans inconditionnels. Ce mardi 7 novembre 2017, ils étaient sur la scène de l’Olympia plein pour plus de deux heures de concert et un événement très spécial : l’anniversaire de sa chanteuse à la silhouette toujours aussi diablement androgyne et au franc parler à la hauteur de la beauté de sa voix. Un moment rock, généreux et festif, ponctué par des tubes qu’on n’oublie pas.

Toute de prune vêtue, cheveux noirs et courts, grandes baskets mettant en relief son énergie rock, la belle Sharleen Spiteri n’a pas changé d’un iota depuis qu’on a découvert la charismatique écossaise avec le tube « I don’t want a lover » en 1989. Elle qui a deux grands parents vivant à Bordeaux maîtrise à la perfection l’art des jurons en Français et n’hésite pas à s’en servir pour établi une connivence avec le public et même tacler son clavier ravi et souriant, Mike. Entre deux chanson très énergiques et plutôt rock du dernier album Tell that girl (2017) dont le public connaît déjà les titres par cœur. Très vite l’on apprend que c’est l’anniversaire de la chanteuse à qui les musiciens ont offert une guitare et l’Olympia ponctue ce concert assez exceptionnel par des séquences de happy birthdays plus joyeux qu intempestifs. « I love you more than everything », clame Sharleen très heureuse de boucler la boucle qui l’a menée du Texas a Paris en suivant le titre du film de Wim Wenders.

Entre deux tubes historiques pleins d’énergie (« Once in a lifestyle », « Sommersun »…) ou la suavité soul et la puissance de son timbre transparaît de plus en plus brillamment, elle confesse de bien belles choses : « In my mind, I am still twenty ». Et elle quitte avec aisance sa guitare pour se mettre au clavier ou pour danser et chanter avec le seul micro. Avec générosité elle invite sur scène une file de fan qui porte le même prénom qu’elle a changer sur scène. Et cite Gainsbourg avant d’entonner « une chanson d’amour ». Après le trio ébouriffant « I don’t want a lover », « Black eyed soul » et « Say what you want », l’on pense que le glas de la fin a sonné après deux heures de concert mais pas du tout! On continue à fêter Sharleen avec une pièce montée et aussi un Saint-Marcellin puis, comme au bon vieux temps des années 1990, le public sort ses briquets virtuels avec les torches des smartphones pour une série de tunes éblouissants ou Texas séduit, rugit, et fait danser avec autant de joie de vivre que de professionnalisme : l’Olympia chante debout « Inner Smile » et le tout dernier tube « The Conversation » pour un au-revoir déchirant un peu avant minuit. In concert galvanisant!
Visuels : YH

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : yael@toutelaculture.com

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