Pop / Rock
Temples au Sommet de son Art

Temples au Sommet de son Art

11 mars 2020 | PAR Pierre Poughon

Hier soir, dans un Cabaret Sauvage magnifique, le rock psychédélique du quatuor Temples avait tout pour convaincre. Et ce fut le cas.

Tame Impala et POND n’ont donc pas le monopole du rock psychédélique aux couleurs chaudes. L’Angleterre, depuis 2012, héberge Temples. Deux ans après leur formation, sortait leur premier album, Sun Structure. Véritable hymne au rock psychédélique intense, chaud, et si bien composé. La batterie est massive, les synthés s’emballent, les guitares fusent, les basses explosent. La voix, parfois modifiée, claque des notes absolument folles. Le résultat sonne et résonne pendant près d’une heure. Dès lors, le groupe explose, attirant la lumière et les éloges de certains grands. Entrecoupé par un album de remixs qui sert de vraie pépite, apportant une lecture différente du premier LP, suit Volcano (2017), album se perdant encore un peu plus dans les méandres du rock psyché, à la folle hauteur de l’opus précédent. L’attente était donc à son maximum derrière le futur troisième album. Hot Motions (2019), est un diamant du même acabit que ses prédécesseurs. Deux ans d’attente c’est pas si long. Mais des fois, c’est pourtant suffisant pour tourner et composer. Et là, ce nouvel opus, un peu moins long, est excellent. Le retour tonitruant des guitares, des hymnes que représentent certains sons, des rythmes effrénés et des compositions ambitieuses. Hot Motion est un album sérieux et réussi à merveille.

Dans cette magnifique salle qu’est le Cabaret Sauvage, qui, il faut le dire, de part son originalité, correspond totalement à l’univers de Temples, le show ne peut être qu’impressionnant. Et ce fut le cas. Dès l’arrivée du quatuor sur scène, la fosse jubile. Pleine à craquer, la salle s’illumine aux premières notes jouées. Le rock psychédélique du groupe fait mouche, laissant même apparaître quelques parties plus hard rock, ponctuant certains tracks du set. Malheureusement, ce dernier se retrouve haché par de nombreuses pauses, parfois à rallonge, entre chaque son. Malgré ce petit bémol, le quatuor, vêtu impeccablement pour l’occasion, déverse, vague après vague, sa discographie impressionnante. Communiquant largement avec le public, Temples passe par toutes ses phases et a le mérite de mettre une ambiance folle. Le leader guitariste, son compère s’essayant parfois au clavier, le bassiste et le batteur sont en symbiose, et délivre quelque chose d’époustouflant. Encore une fois, l’on comprends parfaitement la hype qui porte le groupe depuis quelques années. Terminant leur set d’un encore habillé seulement de Mesmerise, accompagné d’une intro instrumentale purement psychédélique, la soirée ne pouvait pas avoir une meilleure fin. Temples n’en finit donc pas d’impressionner.

Crédit Photo : Cover de Temples – Hot Motion

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Pierre Poughon

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