Pop / Rock

SKIP THE USE au Main Square : le retour des rockeurs prodigues.

SKIP THE USE au Main Square : le retour des rockeurs prodigues.

09 juillet 2019 | PAR Pierre-Lou Quillard

They are back… in the Nord-Pas-de-Calais, au Main Square d’Arras ! Après près de 4 ans, Mat Bastard et Yan Stefani ont reformé Skip the Use et affichent une ambition : enflammer la foule. Mission réussie ! Nous les avons rencontrés en conférence de presse pour revenir sur cette renaissance, un événement pour le rock d’euch’nord !

Quelle est votre vision pour Skip the Use que vous avez reformé l’an dernier. Vers quoi voulez-vous le faire évoluer ?

Yan Stafani : Nous, ce qu’on aime dans ce groupe, c’est avant tout l’énergie qui le constitue. Comme d’habitude, on va partout, dans tous les styles de musique.  Sur l’album Damn Cool, il y a des titres qui ont des consonances un peu métal, d’autres pop-rock, d’autres qui sonnent plus hip-hop, d’autres sonnent punk mais ça reste un album de Skip the Use.

Le Main Square est un festival particulier pour vous, avec un public qui vous connaît bien. Vous y êtes déjà venu. Du coup, comment vous ressentez cette édition ? Comment-vous êtes-vous préparé ?

Yan : C’est vrai qu’on l’a déjà fait mais bon, pour nous ça reste particulier. On joue forcément proche de chez nous. Il y a la famille au grand complet pour assister à ça. En plus c’est vrai que c’est un peu notre retour. C’est la première fois qu’on joue dans le coin depuis qu’on est revenu là, donc je vous avoue que là…on s’est bien entraîné ! Franchement, on a vraiment super hâte de monter sur scène !

Mat Bastard : Après, c’est vrai que pour nous, c’est un gros souvenir. Arras, on y vient souvent. C’est une ville dans laquelle on a beaucoup joué. Donc voilà, on se sent chez nous.

Comment vous vous êtes préparé. Quel set allez-vous jouer aujourd’hui ?

Yan : En fait, on ne s’embête pas trop par rapport à ça. On essaie de rentrer dans le timing imposé. Là, il y a un peu de tout. Le dernier concert qu’on a fait dans la région, on avait deux heures et demain. Après c’est sûr qu’en une heure…on ne peu pas tout faire. Mais on a essayé de faire un pot-pourri, un florilège de nos chansons. Il y en a pour les anciens, il y en a pour les nouveaux…

Skip the Use est de retour… comment vous appréhendez ça ?

Mat : A la base on est revenu aussi parce qu’on avait envie avec Mat de le faire. On est content de revenir pour nous. Mais on se demandait dans les premières dates comment ça allait se passer vis-à-vis du public. C’est vrai que la musique a vraiment fortement évolué. Nous, on vient d’une autre époque ! Pour les plus jeunes, ce n’est pas forcément de tangible sur le coup … On vient d’une époque où on était porté sur scène par des vrais gens, par un vrai public. On faisait pleins de concerts et au bout d’un moment, au bout de 5 ans, 6 ans, 7 ans, on pouvait faire un Main Square. Aujourd’hui, on est à époque où il suffit d’avoir 100 000 folowers sur Instgram et on peut se retrouver là. C’est pas du tout pareil ! On attendait de voir comment on allait être reçu. Et puis, on a fait le Printemps de Bourges et on au l’impression de s’être arrêté la veille. Les gens étaient hyper chaleureux et ça nous vraiment poussé. Ça nous a mis un coup de pied au cul ! Mais c’est vrai qu’on a eu un peu peur au départ. On s’est un peu demandé comment ça allait se passer.

Et vous ne vous posez plus la question aujourd’hui ?

Mat : Un peu, si ! On s’est dit… Le petit mec de 15 ans devant… il ne nous connaît pas ! Et puis la musique a vraiment changé donc tu te demandes comment des morceaux qui ont marché en 2012 ou 2014 vont être reçus ? 

Yan : L’idée c’est de ne vraiment pas se mettre de bornes. On travaille beaucoup ensemble. Je me casse chez moi le soir et lui il reste la nuit bosser. Le lendemain, il me dit « tiens, j’ai fait ça cette nuit ! ». Et je ne peux jamais savoir ce que ça va être. Et moi je lui montre ce que j’ai fait le matin et lui ne peut jamais savoir ce que ça va être. On ne peut pas se dire « bah, ça va être du rock » …

Est-ce qu’il y a un nouveau single de prévu ? A quelle échéance et quelle couleur il va avoir par rapport à l’album ?

Yan : Le single qui passe un peu partout, à la radio en ce moment, c’est Damn Cool. Et après, il y en aura un autre… mais on ne sait pas encore… Au début on voulait sortir tout l’album en single [rires] …

Mat : Comme Rihanna …  Pareil qu’elle !

Mat, vous avez rempilé avec Skip the Use après une parenthèse en solo. Comment voyez-vous les années à venir?

Mat : Toutes les expériences qu’on a pu connaître en 3 ans, on les a faites parce qu’on avait besoin de connaitre ces expériences-là pour en sortir encore plus grandi et avoir une force supplémentaire. Pour l’instant, moi, je suis sur Skip the Use et c’est un très très gros morceau ! Je pense que ça va être pas mal d’année. En trois ans, j’ai fait de la production, du cinéma… Là, Yan a un label. Je l’aide et c’est bien assez suffisant Skip the Use parce que ça prend beaucoup de temps. C’est pour ça qu’on a fait un break parce qu’on ne pouvait pas tout faire en même temps.

 

Propos recueillis par Pierre-Lou Quillard aux côtés d’autres médias en conférence de presse, le 06/07/2019 dans la cour des artistes du Main Square Festival 2019.

 

 

Retrouvez l’actualité de Skip the Use sur le page facebook : https://www.facebook.com/skiptheuse/

Leurs meilleurs titres en écoute sur https://www.universalmusic.fr/artiste/12397-skip-the-use/

 

 

Crédits Photos : © Pierre-Lou Quillard (Photos prises durant le Main Square 2019)

Le producteur allemand, Paul Brauner, s’est éteint à l’âge 100 ans
Wild Rose, la comédie folk et peps de l’été
Pierre-Lou Quillard

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *