Electro
Rock en Seine 2022 : la journée du 26 août !

Rock en Seine 2022 : la journée du 26 août !

27 août 2022 | PAR Lucine Bastard-Rosset

Ce vendredi 26 août, le domaine national de Saint-Cloud accueillait la seconde journée du festival Rock en Seine. En tête d’affiche, le mythique chanteur Nick Cave ! A ses côtés s’enchainent : Kraftwerk, London Grammar ou encore James Blake. Découvrez ce second compte rendu de cette journée remplie de musique électro et rock !

Une ouverture qui déchire !

15h45 retentit et pas une minute à perdre pour la chanteuse française Jehnny Beth qui monte sur scène accompagnée de ses deux musiciens. Alors que le soleil inonde la scène et la fosse, que la chaleur plane sur toutes les têtes, son cri de révolte s’empare du public. Ses chansons s’enchaînent, toujours plus entraînantes et revendicatrices. Vêtue d’une jupe noir moulante et d’un tee-shirt blanc sur lequel s’inscrit en lettres rouges « Badasse », les paroles éminemment féministes de son album solo To Love Is to Live entrent en dialogue avec les questionnements qui traversent notre époque.

Jehnny Beth fait de la scène son espace, qu’elle parcourt de part en part, allant à la rencontre de son public. Elle se tient au dessus des spectateurs, retenue par des mains inconnues et en vient à descendre parmi la foule, chantant au milieu de toutes ces personnes. Cette complicité se poursuit avec sa claviériste : toutes deux chantent « She loves me and I love her », genoux à terre dans un face à face de proximité d’une grande douceur et sexualité.

Le rock indépendant du groupe DIIV

Le groupe DIIV s’est constitué en 2012 à Brooklyn au cœur de New York autour du projet solo du guitariste Zachary Cole Smith. Sur scène, ils sont quatre musiciens : un bassiste, deux guitaristes et un batteur. Les accords et les mélodies résonnent dans un mélange de Kurt Cobain, The Cure et Beach House, leur conférant un style propre qui nous replonge dans des groupes mythiques des années 1980 (et plus actuels !). S’y alternent des guitares lancinantes, des beat rock et des nappes de voix, donnant naissance à une musique planante, énergique et mélancolique. Un concert qui vous entraîne dans une trans mélodieuse et vivante.

Nick Cave s’empare de la Grande Scène

Le public du vendredi 26 août a accouru à la Grande Scène pour le concert du célèbre groupe Nick Cave & the Bad Seeds. Après 40 ans de tournées internationales, le chanteur n’a pas perdu son énergie qu’il communique deux heures durant à l’ensemble du public. Les mains se tendent pour toucher celles de cet homme vêtu de son fameux costard noir, et les sourires irradient les visages à sa vue. Il ne cesse de jouer avec les spectateurs, chantant au-dessus de leur tête, les regardant dans le blanc des yeux. Il se laisse porter par la foule, porter par ses éternels fans qui chantent les paroles de toutes ses chansons.

Trentemøller défie le grand Nick Cave

Il en fallait de l’audace et du talent pour relever le défi gargantuesque d’affronter le Grand Nick (Cave and the Bad Seeds) qui ravissait un public venu en masse sur la Grande Scène ! Mais les programmateurs ne s’y sont pas trompés puisque le danois Anders, alias Trentemøller, ne s’est pas laissé impressionné et a réussi son pari avec brio. Accompagné de quatre musiciens confirmés, ce compositeur, producteur, remixeur de 49 ans, a su conquérir sans faillir le public de la Scène du Bosquet pendant une heure durant ! Il faut dire que son show a démarré de façon très séduisante avec quelques morceaux issus de son dernier opus sorti en 2022, Memoria.

Se mêle à une ambiance shoegaze planante des envolées musicales et la voix suave et entêtante de sa multi-instrumentiste – laquelle n’était pas sans rappeler, dans l’attitude, la mythique Nico du Velvet Underground, ou dans la façon de chanter, sa contemporaine, la chanteuse du groupe Chromatics. S’est poursuivie crescendo une série de titres électro à tendance tour à tour synth-pop, new wave, voire techno d’une extrême délicatesse et d’une efficacité imparable.

Une réussite indéniable : le public, majoritairement jeune et finalement très nombreux, s’est déchaîné sans relâche et en a même redemandé une fois le groupe disparu dans la nuit et les fumées blanches de la scène. Chapeau bas Monsieur Trentemøller !

 

La chronique de la journée du jeudi 25 août à retrouver ici !  Le point de vue de Damien Poulain sur celle ci  ( et d’autres concerts ) est . Et celles des jours prochains suivront sans attendre !

Visuel : ©Lucine Bastard-Rosset

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Lucine Bastard-Rosset

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