Pop / Rock

Radio Elvis à l’affiche des showcases du 7e Champs-Elysées Festival nous parle de cinéma et d’inspiration

Radio Elvis à l’affiche des showcases du 7e Champs-Elysées Festival nous parle de cinéma et d’inspiration

12 avril 2018 | PAR Yaël Hirsch

Avec un premier album au titre victorieux Les conquêtes (PIAS, 2016), Radio Elvis fait partie de ces groupes français qui réconcilient le poids des mots de la chanson avec le choc du rock. Ils ouvrent les showcases du rooftop du 7e Champs-Elysées Festival et deux membres du groupe, Manu et Pierre, nous ont parlé 7e art et inspirations élyséennes…

Le Champs-Elysées Festival a lieu du 12 au 19 juin avec des films, une compétition, des invités mais aussi une série de showcases sur le rooftop du festival où l’on pourra entendre non seulement Radio mais aussi Aloïse Sauvage, Vendredi sur mer, Tim Dup, Raphaële Lannadère, French 79, Pépite, FAIRE et les DJ Sets de Piège à Garçon. Le festival se clôturera avec… Arnaud Rebotini !

Vos inspirations musicales sont nombreuses : Barbara, Yves Simon, Dominique A… Côté Cinéma, pourriez-vous citer des réalisateurs et/ou réalisatrices qui vous ont marqué ?
Pierre : Alors pour nos inspirations musicales, si nous aimons les artistes que vous citez un peu plus haut, nous aimons également Arcade Fire, Nick Cave ou Talking Heads ! Comme vous pouvez le voir, nos goûts sont assez larges car ce qui nous plait avant tout, c’est la sincérité avec laquelle un artiste va s’exprimer et les choix qu’il va faire pour exprimer son art. Nous aimons les partis pris assez forts. Et il en va de même pour le cinéma ! Pour ma part, j’aime les films de Werner Herzog dont Aguirre, la colère de Dieu et L’énigme de Kaspar Hauser qui ont respectivement inspiré nos chansons « Le Continent » et « Bleu nuit / Synesthésie » sur notre premier album. Puis j’ai découvert Truffaut et plus récemment je me suis mis à Claude Sautet. Tout se joue dans les silences, c’est là que se nichent les émotions et la beauté, comme en musique ! C’est magnifique ! Et puis j’aime beaucoup le cinéma indépendant américain. J’ai découvert Sean Baker avec son film Florida Project que j’ai adoré ! Avec des réalisateurs comme Sean Baker et Greta Gerwig, je retrouve ce que j’aime dans le cinéma français dit « Social » mais version américaine. Félix Van Groeningen n’est très loin de ça non plus même s’il n’est pas américain. Il y a aussi Spike Jonze que j’admire pour ses films et pour ses clips
Manu : Comme dans le cinéma de David Lynch, une démarche intéressante est d’aller chercher l’inspiration et des orientations dans cette lumière intérieure, celle où naissent les étincelles et les idées marquantes car surprenantes et inattendues, parfois inexploitables mais qu’il faut toujours noter, garder dans un coin pour plus tard, ou au contraire en faire l’ossature de tout un ensemble. Lui en fait des films, des peintures, des musiques, et c’est souvent beau et surtout incomparable.
S’il faudrait s’affilier, citons alors Spike Jonze, dont les films et surtout les vidéos-clips – en fait de véritables mini-films – pour des artistes que nous apprécions, tels Arcade Fire, LCD Soundsystem, Daft Punk ou encore Sonic Youth, sont souvent ancrés dans la rêverie, l’innocence, et un certain désenchantement.

Après avoir joué au Printemps de Bourges, à la Philharmonie, ça vous fait quoi de jouer sur les « Champs Elysées » à l’occasion du Champs-Elysées Film Festival auprès d’un public cinéphile ?
Pierre : Ce n’est pas la première fois que nous jouons devant un public de cinéphiles, nous avons déjà joué pour le festival du film d’Angoulême ! C’est toujours un plaisir de jouer devant des publics très différents. Notre musique n’est pas réservée à une « catégorie » de personnes. Bref, nous sommes très heureux de jouer au Champs Élysées Film Festival !
Manu : La manière dont la musique est reçue dépend souvent du cadre dans lequel elle est jouée, pas nécessairement des gens qui sont là : aux Champs-Élysées, en plus de la vue magnifique, ce sera un moment de relâche après les films de la journée, et pour avoir déjà joué au festival du cinéma d’Angoulême, nous savons que ce sera une soirée chaleureuse, grâce à la proximité et la détente !

Les Champs-Elysées, c’est toujours glamour et rock’n roll ?
Pierre : Les Champs-Élysées… Vous voulez parler du centre commercial au pied de l’Arc de Triomphe ?
Manu : Glamour, n’en doutons pas. Rock’n’roll ? On essaie d’en apporter avec nous !

Le clip de Solarium par Louise Ernandez était magnifique. Si vous pouviez choisir un réalisateur parfait, qui ? et pour laquelle de vos chansons ?
Pierre : Je crois que nous aimerions que Spike Jonze réalise tous les clips de notre prochain album ! L’écriture de ce deuxième opus a justement été très marquée par le cinéma américain cité un peu plus haut alors Spike Jonze s’impose tout naturellement, en rêve évidemment !
Manu : À nouveau, Spike Jonze, et on a bien une idée de la chanson car idéalement ce serait tout le deuxième album !

Parlez-nous de votre programme de l’été. Quels sont vos projets et vos dates phares ?
Pierre : Nous sommes en train de terminer l’enregistrement de notre deuxième album donc la tournée, ce n’est pas pour tout de suite ! Cet été, nous allons peaufiner la sortie de ce disque et profiter de nos familles avant de reprendre la route à travers toute la France.
Manu : Dans l’immédiat nous finalisons notre deuxième album, tant la musique que l’image, et nous avons hâte de le présenter à la rentrée, donc les mois qui viennent sont consacrés à la préparation des concerts qui débuteront en même temps que la sortie du disque. C’est un autre chantier, tout aussi passionnant que l’écriture et l’enregistrement !

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : yael@toutelaculture.com

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