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Jean-Christophe Aplincourt, directeur du 106 à Rouen, nous parle de RUSH [Interview]

Jean-Christophe Aplincourt, directeur du 106 à Rouen, nous parle de RUSH [Interview]

16 mai 2017 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Du 19 au 21 mai, Rouen est dans le Rush, un festival organisé depuis 2011 par le 106. Jean-Christophe Aplincourt, directeur du 106a accepté de nous parler de sa programmation teintée d’exil.

RUSH est un festival à thème. Comment déterminez-vous votre choix ?
C’est un peu à l’inspiration, selon l’air du temps, mais généralement ça correspond à quelque chose de profond qui parle de musique et de société, de notre époque.
Cette année parler des musiques qui voyagent, de l’exil, c’est important. Et l’intérêt d’un thème, c’est aussi de prendre un angle et d’explorer de nouveaux territoires artistiques.

Le mot Rush prend une signification politique dans cette période très troublée. Rush dit l’urgence . Quelle est votre urgence ?
Ah ? Je ne l’avais pas pris de cette manière, c’était plutôt dans l’idée d’un nom court, phonétique, qui traduisait la vitesse et la densité, avec une polysémie. En même temps, je revendiquerai plus le recul que l’urgence.

La culture, pour vous, uniquement ludique ou ludique et sociétale ?
Je suis pour que la culture soit ludique, pas trop la joie dans la douleur en général. Mais elle est aussi là pour transformer les trajectoires des individus, comprendre le monde, augmenter notre conscience.

Quels sont les temps fort de cette édition?
Cheveu & Groupe Doueh, ça devrait être fantastique. Rilès est super attendu, en plus il est d’ici. Bachar Mar-Khalife, ça promet aussi un très grand moment d’extase.

Vous faites le choix d’un festival gratuit, c’est un miracle, comment est-ce possible ?
Toute l’année, nous gérons le 106 avec la volonté de tenir des équilibres même si ça ne manque pas de fantaisie. Là, c’est notre laboratoire. On expérimente et on présente des artistes improbables dans un format qui incite à la découverte. Et le public suit ! Donc, c’est gratuit parce que nous affectons une partie de nos subventions à ce projet. Et c’est important les subventions pour innover !

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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