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Mastodon « Emperor Of Sand » : Quand la mort rôde sur le septième album du quartet américain

Mastodon « Emperor Of Sand » : Quand la mort rôde sur le septième album du quartet américain

02 juin 2017 | PAR Jean-Christophe Mary

Alors que les artificiers du metal américain seront en tête d’affiche du Download Festival le 11 juin 2017, revenons sur leur dernier album studio paru au printemps.

D’abord il y a ce petit choc visuel sur la pochette, ce chevalier au masque de tête de mort en acier. Car c’est bien de la mort dont il s’agit sur les 11 titres de Emperor Of Sand. Puis vient ce petit choc auditif au démarrage de « Sultan’s Curse », titre qui démarre au son d’une cloche mais attaque au bout de quelques secondes de façon extrêmement brutale. Au premier titre de cet album on comprend vite que le quartet d’Atlanta (États-Unis) est une puissante cylindrée lancée à tombeau ouvert sur l’autoroute d’un stoner rock et metal rock gonflé à bloc. Voilà dix huit ans que les américains trimballent leurs titres emplis de fureur sur les petites scènes du monde entier. Dix huit ans de dur labeur concrétisés par six albums studio tous marqués par une texture sonore singulière auront été nécessaire pour élever le quatuor en nouvel espoir de la scène metal internationale. Si ce septième album commence à faire parler de lui dans la presse spécialisée, il se pourrait que demain le groupe soit révélé au grand public comme le fût Metallica en son temps au début des 90’s. Toujours est il, les quatre Mastodon affûtent leurs guitares prêts à gravir une à une les marches de la célébrité de cette scène metal internationale en pleine ébullition. Leur recette ? Des batteries jouées pied au plancher, des guitares mélodiques un chant clair et des harmonies vocales travaillées en trio. Ici large place est aux titres explosifs qui vont du planant à l’adrénaline, de la fureur à l’élégance, la magie opère de bout de bout grâce au charisme de Brann Dailor, Brent Hinds ou Troy Sanders, qui possèdent des voix en acier trempé. De bout en bout, ces compositions entre stoner rock et metal progressif entrent dans une nouvelle dimension et donne ce mélange de puissante folie destructive, de violence et de tragédie entrecoupée de moments d’accalmie. Les mélodies sont furieusement accrocheuses comme ce « Show Yourself » qui vous attrape et ne vous lâche plus dès la première écoute. Les arpèges cristallins de « » soulignent les voix, vibrantes d’émotion et de mélancolie. Saluons également cette matière sonore racée qui fait la différence produite par Brendan O’Brien. Imaginez des rafales de guitares toutes dents devants qui vous mordent les tympans, une rythmique basse batterie bâtie comme une cathédrale. Ajoutez à cela des solos bluffant, des riffs efficaces « Precious Stones » des rythmiques lourdes « Word to the Wise ». Une chose est sûre : le 11 juin prochain à Brétigny Sur Orge, ce « Emperor Of Sand » devrait vous envoyer live une bonne dose d’adrénaline.

Jean Christophe Mary

Titres :

1-Sultan’s Curse
2-Show Yourself
3-Precious Stones
4-Steambreather
5-Roots Remain
6-Word to the Wise
7-Ancient Kingdom
8-Clandestiny
9-Andromeda
10-Scorpion Breath
11-Jaguar God

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Jean-Christophe Mary

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