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[Live report] Un Divan du monde plein à craquer pour 3 voix américaines folk d’exception à LFSM#17

[Live report] Un Divan du monde plein à craquer pour 3 voix américaines folk d’exception à LFSM#17

27 mars 2014 | PAR Yaël Hirsch

Ce mercredi 26 mars, le Divan du monde affichait ultra-complet pour accueillir trois femmes américaines qui se mêlent avec infiniment de talent de grand folk. Un zeste de rétro avec Eleni Mandell, un clin d’œil à Leonard Cohen en version nue et bouleversante avec Angel Olsen, véritable star, de la soirée, et en final, la mise en scène romantique de Emily Jane White… Une bien jolie soirées avec LFSM#17.

Joueuse et envoûtante, voix claire et rythmes très structurés, Eleni Mandell nous a réveillés en début de soirée pour nous plonger dans une atmosphère 100 % folk.

Lorsque Angel Olsen est entrée en scène, seule avec sa guitare et sa voix profonde et émouvante, le Divan du monde a pris mille degrés. Plus personne n’a osé bouger, chacun serré contre l’autre et retenant son souffle pour recueillir les variations vocales de l’apparition. Ponctuant à peine ses chansons de transitions murmurées, l’ancienne serveuse et choriste de Bonnie Prince Billy livre une musique brute, qui gratte l’âme, de textes souvent au plus proche des tripes. Un moment d’intimité très fort qui donnait vraiment l’impression de revenir aux origines du folk. Et un charme que le public aurait voulu voir prolonger, attendant avec espoir des bis et des bis. Hier soir, Angel Olsen était sans conteste la superstar d’un concert LFSM à l’audience très internationale.

Après une mise en place imposante de leurs instruments, et une projection vidéo très gothique, les trois musiciens de Emily Jane White ont pris place avec la chanteuse, qui, frange plaquée sur le front et cape rouge sur robe noire, a joué les cruella au grand cœur privilégiant les titres de son nouvel album au titre évocateur : Blood lines. Soutenue par des claviers, de l’electro, et même du violoncelle, elle est elle-même passée par les claviers aussi bien que la guitare. Le son était volontairement rempli d’écho et la voix ainsi sortie de sa gangue naturelle. Évoluant devant une installation vidéo où on la voyait souvent reflétée, Emily Jane White a prouvé avec ses mélodies très romantiques, sa voix si spécifique qu’elle semblait parfois sortir de la musique et son côté éternelle ado un peu gothique, qu’elle avait un vrai sens de la mise en scène. Un final lancinant pour cette jolie soirée du festival LFSM.

Visuels : (c) Robert Gil

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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