Pop / Rock

[Live report] Klaxons à la Maroquinerie

[Live report] Klaxons à la Maroquinerie

13 mai 2014 | PAR Bastien Stisi

Hier soir, et après le discret passage du dj parisien Get A Room sur scène, la Maroquinerie accueillait le show hyper vitaminé des virevoltants Londoniens de Klaxons, venus présenter au public parisien les compositions de leur prochain album studio…

Troisième opus d’une discographie créatrice de néologismes classificateurs (on a dû parler de « new rave » pour parler de l’électro rock de ces Anglais tapageurs) et de bonheurs tambourineurs, Love Frequency ne sortira que le 2 juin prochain, mais ses compositions, à en juger les cadences enthousiastes des membres du public, paraissent déjà largement familières à nombre d’entre eux. Certains ont peut-être déjà croisé la route du groupe en festival ces dernières semaines (à la Défense pour le festival Chorus, ou plus récemment lors du Printemps de Bourges), là où le quatuor baladait déjà ses habits scintillants et son électro rock contaminateur au possible. Peut-être, aussi, sont-ils demeurés les tympans collés aux ondes radio diffusant avec une belle persistance les deux extraits déjà parus de ce prochain album (les très synthétiques « Children Of The Sun » et « There Is No Other Time »), qui résonneront d’ailleurs très rapidement dans une Maroquinerie immédiatement saisie par la puissance scénique de garçons offrant les particules d’un album davantage tourné vers les ambiances disco-rock de Myths of the Near Futur que vers l’électro rock bruyante de Surfing The Voide.

Au sein d’un show où les facettes sont formées par les formes des guitares, des synthés vivifiés, et des chants croisés de leurs deux leaders Jamies Reynolds et James Rigton, les Klaxons n’en oublient pas non plus de lâcher leur futur discographique et de citer les classiques de leurs deux premiers albums studio, des ravages orchestrés par l’euphorique et timbré « The Same Space » aux sucreries pop de « Golden Skans », en passant par la chevauchée synthético-fantastique du mythique « Magick » (qui provoquera la création de slames obliques par-dessus le public d’une Maroquinerie devenue tremblante et considérablement réchauffée).

Plein de « wouhouhouhou » clamés dans la fosse, des instants d’extases pop, des sourires partout tout le temps, interprétation sans faille du tube « It’s Not Over Yet » (encore issu de Myths of the Near Future), et petite surprise tout de même, avec les quatre Londoniens qui repartent déjà se camoufler au sein de la partie non visible de la Maroquinerie après à peine une heure de concerts : la jouissance fut bien courte (certains auront quand même raison de râler) mais marquée par une intensité véritable, et projette déjà les esprits vers le 2 juin et la date de sortie d’un album qui risque de demeurer fidèle à la nomination de ce groupe de chauffards d’une pop caramboleuse et sacrément euphorique…

Visuels : © Robert Gil

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Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

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