Pop / Rock
[Live report] Florent Marchet au 104

[Live report] Florent Marchet au 104

12 avril 2014 | PAR Olivia Leboyer

Bambi Galaxy tournant en boucle sur notre I-pod depuis janvier, nous étions prêts au décollage pour le concert du vendredi 11 avril au 104.

Dans l’album Bambi Galaxy, Florent Marchet conjugue le spectaculaire et le quotidien, l’infiniment grand et l’intime. Même osmose délicate pour le concert, psychédélique et simple, sans trop d’effets vidéos inutiles : juste ce qu’il faut d’ambiance inquiétante, décalée, les capuchons et les masques des musiciens, un peu de fumée, quelques lueurs vertes. De quoi imaginer la soucoupe volante rituelle, avec son cortège de petits hommes verts sympas qui nous inviteraient à boire des coups avec eux. Toujours très à l’aise sur scène, décontracté et charmant dans ses habits de lumière argentés, Florent Marchet nous a parlé avec humour de ces fameuses illuminations, façon Pierre Bellemare, du parcours de ce loser de Claude Vorillon, alias le grand Rahel (« Oh, Rahel, mon amour, prends-moi dans tes bras/ La vie ici n’est pas pour moi »), dédiant la belle chanson 647 à l’espace 104 (magie des chiffres !), encore hanté par d’innombrables cadavres-fantômes. Ambiance Mylène Farmer ou Plastic Bertrand ? Le temps d’une blague, mais l’on revient vite au cœur du concert intergalactique, ludique et survolté (entièrement bio, d’où la chaleur), car « Nous sommes du ciment / Nous sommes du métal, Chauffé à blanc, presque animal ». Et comme « On est tous pareils », nous avons vibré à l’unisson dans cette ferveur mystique et légère, hommes, rois, avatars ou voisins…

Entre la superbe chanson La dernière seconde, la bouleversante Où étais-tu? et les phrases scandées de Apollo 21, nous avons eu le vrai plaisir de retrouver les anciens morceaux, si chers à notre cœur : pouvoir chanter à tue-tête « Je n’ai pensé qu’à moi » (Le terrain de sport, de l’album Gargilesse), ou La famille Kinder (de l’album Courchevel) avec un Florent-cosmonaute a illuminé notre soirée.

Bambi Galaxy, Florent Marchet, PIAS.

Visuels: pochette officielle de l’album; photo ©Olivier Metzger.

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Olivia Leboyer
Docteure en sciences-politiques, titulaire d’un DEA de littérature à la Sorbonne  et enseignante à sciences-po Paris, Olivia écrit principalement sur le cinéma et sur la gastronomie. Elle est l'auteure de "Élite et libéralisme", paru en 2012 chez CNRS éditions.

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