Pop / Rock
[Live report] Avatar à la Laiterie

[Live report] Avatar à la Laiterie

07 décembre 2016 | PAR Simon Théodore

Après une prestation remarquée au Download Festival, Avatar, l’un des groupes suédois du moment, revenait en France et faisait escale, le 6 décembre à la Laiterie de Strasbourg, pour défendre son nouvel album Feathers & Flesh. Accompagnés pour cette tournée par The Last Band, une autre formation nordique, ils ont transformé, le temps d’une soirée, la salle alsacienne en un cirque infernal.

Il est un peu avant 20h. Il reste encore de la place dans la fosse lorsque The Last Band fait son apparition. Les fracas de batterie de « Move » ouvrent le bal placé sous le signe du groove. Bénéficiant d’un son puissant, le quintet propose un hard rock aux influences punk et groovy rappelant par moment les fameux Rage Against the Machine (« White Powder »). Dès le début de set, les musiciens sont bien échauffés et n’hésitent pas à faire le show. Vulgarité, perfecto, soli de guitares, tous les codes du hard rock sont réunis à travers cette formation. Avec ses grimaces et autres mimiques, le chanteur sait faire ressortir la folie en lui. De manière récurrente, il viendra titiller les fans au premier rang. Présentant leur dernier album The Fall, ils interprèteront de manière énergique les titres les plus forts et accrocheurs du disque (« The Fall », « The Hunt »). Malheureusement, la foule ne sera que peu réceptive à la musique du combo et il faudra attendre la fin de prestation pour que les nuques ne commencent à se délier. Néanmoins, ils quitteront la scène sous les acclamations d’une fosse ravie. The Last Band a donc encore du chemin à parcourir pour percer dans notre contrée mais, sans aucun doute, ce fut une première partie efficace !

Après cette belle prestation, la salle s’est bien remplie et il est devenu difficile de circuler. Les dates parisienne et lyonnaise de la tournée étaient complètes. Preuve qu’Avatar a le vent en poupe… Celle de Strasbourg était la dernière étape française de leur périple européen. Les Suédois étaient donc très attendus. En mélangeant des influences variées allant du death metal au rock’n’roll, la musique d’Avatar serait la bande originale parfaite d’une fête foraine qui aurait mal tournée… Au fil de six albums, les musiciens de Göteborg ont su se créer une véritable identité, tant visuelle que musicale.


Après trente minutes d’entracte, le rideau rouge masquant les décors s’ouvre enfin et une musique de cirque psychédélique retentit dans la salle. Le « freakshow » peut débuter. Le spectacle démarre avec « For the Swarm » et le clown déprimé apparaît, perché sur son estrade et une canne à la main. Dès les premiers riffs, la fosse en ébullition gigote et les pogos démarrent. À l’évidence, le premier groupe a bien échauffé le public. Sur scène, les musiciens costumés et maquillés tapent du pied, headbanguent et investissent tout l’espace. « Torn Apart », « The Eagle has Landed », « Hail the Apocalypse », tous les tubes du combo s’enchaînent à une vitesse folle. À l’instar de « Paint Me Red », certaines mélodies envoûtent tandis que, tel un maître de cérémonie, les allocutions du chanteur durant les interludes accompagnent le public dans l’univers déjanté et angoissant d’Avatar (« Smells Like a Freakshow »). Grâce à une mise en scène calibrée, Avatar propose une véritable représentation théâtrale, durant laquelle Johannes Eckerström changera de tenues à plusieurs reprises. Au terme d’une heure et demie de concert, le magnifique « Tower » clôturera une prestation remarquablement bien préparée et assumée !

En somme, malgré le froid glacial régnant à l’extérieur, la soirée fut plus que chaleureuse. Si Avatar a confirmé son statut d’être l’une des formations les plus intéressantes de la scène nordique actuelle, cette affiche cent pour cent suédoise aura permis découvrir The Last Band, une formation à recommander pour tout fan de hard rock !

Visuels : Affiche du concert / (c) Simon Théodore

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