Pop / Rock

L’interview stroboscopique : The Amplifetes

L’interview stroboscopique : The Amplifetes

16 avril 2013 | PAR Yohann Marchand

 

 

 

 

 

 

La suède ne se résume pas qu’à ABBA, il y a aussi The Amplifetes. Un quatuor pop électro, dont le single It’s my life en 2008 leur avait donné une visibilité mondiale. Après un album sobrement intitulé «The Amplifetes» et son lot de tubes – Whizz Kid, Somebody New, Blinded by the Moonlight – nos amis suédois nous reviennent avec le précieux «Where is the light». A l’occasion de leur passage à Paris pour une expérience scénique défiant toute logique sensorielle, nous nous sommes confrontés à une rencontre du 3ème type. La recherche de la lumière n’a jamais été aussi euphorique…

Après des hits par milliers. Comment avez-vous appréhendé l’effet «second album» ?
Quand nous avons commencé à penser à «Where is the ligth», on s’est dit que nous avions un album difficile à écrire. Mais par chance il s’est avéré que c’est venu très vite, de manière organique. Bien sûr comme nous aimons tripatouiller et expérimenter les sons, les arrangements nous ont pris un peu plus de temps.

Cet opus est plus mélodieux, plus pop, plus solaire. Plus mature ?
Comparé à notre 1er album, on peut dire qu’on le sent plus fort d’un point de vue musical et sonore. On s’est pris à 3 fois avant de trouver le bon mix. Avec «Where is the light», nous voulions vraiment pousser les faders au maximum.

Pourquoi avoir utilisé l’ancienne table de mixage de Pink Floyd ?
Nous et l’analogique, ça fait deux. Puis nous avons découvert cette table de mixage ! Elle a été utilisée pour de grands enregistrements. L’album « Closer » de Joy Division, Kate bush « Wish you were here » et « Animal » des Pink Floyd. Pas de doute, nous devions mettre la main dessus.

Vous vous considérez comme des geeks de musique. Quelle est la formule sonore de The Amplifetes ?
La formule c’est qu’il n’y a pas de formule. Sérieusement. L’expérimentation, la recherche du bonheur, les erreurs sont les éléments qui composent la formule.

Comment allez-vous traduire ce psychédélisme festif sur scène ?
Sans trop s’éloigner de notre expérience, c’est un mélange de symphonie stroboscopique et de tentes spécialement conçues qui enflamment toute la scène. Au fond, c’est un voyage.

Après ABBA, vous considérez-vous comme les nouveaux représentants de la Suède ?
Hé bien, merci ! Aujourd’hui nous sommes très heureux de voyager à travers le monde pour partager notre musique. Chaque concert est pour nous un évènement, une expérience unique.

Where is the light ?
Si vous regarder vraiment profondément et pendant très longtemps au centre du stroboscope, vous la trouverez. Nous l’avons fait et ce que nous pouvons en dire… c’est que le futur est un lieu clair, brillant et joyeux, sans guerre et sans cupidité.

Le mot de la fin ?
C’est le matin après une nuit ici à Paris au Nouveau Casino. On se sent rajeunii et heureux, profitant de notre petit déj, en humant l’odeur et le bruit de la rue Oberkampf. On adore Paris !

The Amplifetes, « Where is the light », Believe Digital France. Sortie le 11 février 2013.

Propos recueillis par Yohann Marchand, Traduction : Bruno Merlin

Photo (c) Wagram : Tommy Spaanheden (claviers) / Peter Agren (chant) / Henrik Korpi (batterie) / Henrik Jonback (basse)



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