Pop / Rock
Liam Biblical Gallagher

Liam Biblical Gallagher

23 février 2020 | PAR Pierre Poughon

Dans un concert parfois un peu laborieux, parfois exceptionnel, on a retrouvé l’ex-leader d’Oasis dans ses deux exercices favoris. Chanter, et faire parler son égo.

Présenter Liam Gallagher, c’est présenter une des dernières légendes vivantes du rock. Leader d’Oasis, voix si particulière personnifiant les texte de son frère, Noel, compositeur du groupe légendaire, l’homme est clairement un monstre du rock. Après une lutte fratricide qui a mené à la séparation du groupe juste avant de monter sur la main stage de Rock en Seine version 2009, les deux frères sont des ennemis jurés. Après leur séparation, Noel est parti en solo avec plusieurs albums qui se diversifient énormément du style d’Oasis (à écouter : Who Built The Moon ?, 2017), et Liam a un temps tenté de faire survivre la hype d’Oasis avec Beady Eye, reprenant le reste du groupe avec lui. Avec succès mais sans jamais exalter, le groupe se dissout en 2014 avec deux albums en poche, et Liam ne remontera pas sur scène avant un moment.

Jusqu’à la sortie d’As You Were, en 2018. Et là, le retour du roi autoproclamé (il a l’égo qui fait de lui la rock star charismatique et pourtant attachante qu’il est) est un succès. Dans la même mouvance que les albums d’Oasis, les classiques, l’on retrouve surtout cette voix qui avait tant manqué à toute une génération bercée par les frères mancuniens. Cette année est sorti le second opus solo de Liam Gallagher, Why Me? Why Not. (référence à John Lennon, son idole). Et ça reste la même tuerie que le précédent. Absolument concentré dans le rock anglais des années 2000, cet LP est touchant. Certaines chansons sont de véritables poèmes, d’autres des hymnes rock, et toujours avec la charismatique et inimitable voix du chanteur. Un retour en arrière bénéfique, un bijou.

Après une vidéo d’introduction un peu longue mettant au premier plan Liam dans ses différents clips, voici le groupe débarquer sur scène, lançant Rock’n’Roll Star, un classique d’Oasis. Sur scène, on retrouve deux guitaristes, un bassiste, un clavier et un batteur. S’ajouteront au gré des chansons trois choristes, Bonehead, le guitariste historique d’Oasis et Beady Eye, et même le fils de Liam, donnant un coup de main aux percussions sur deux sons. Enchaînant entre classiques de ses groupes précédents, ou ses meilleures chansons depuis son projet solo, le chanteur est un monstre. C’est assez fou à quel point toute sa discographie est connue et reconnue à travers le monde. Et c’est l’exemple que l’on a ce soir. Pas une chanson n’est pas entonnée par le Zénith, plein à craquer pour l’occasion. Et dans la salle, tous les âges et toutes les nationalités se confondent. C’est dire à quel point Liam, en solo ou de part Oasis, est fédérateur. Mais, le penchant reste le comportement du bonhomme. Toute la soirée, Liam a pesté contre son micro, donnant lieu a des changements à la va-vite entre deux morceaux, des brimades envers « the songman [who] is fcking shit ». Était-ce le micro, ou simplement sa voix qui flanchait ?

A vrai dire, peu importe. Peu importe son égo qui induit un comportement parfois provocateur, peu importe si sa voix fragile le trahit par moment. Le concert était fou, le concert était magique. Finir le premier encore sur un piano voix sur Champagne Supernova, puis revenir pour un second rappel avec Wonderwall et Cigarettes and Alcohol, c’est clairement la fin de concert la plus classe du monde. Biblical

Crédits Photo : Cover de Liam Gallagher – Why Me? Why Not.

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Pierre Poughon

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