Pop / Rock
La Puissance des Jungle Giants

La Puissance des Jungle Giants

31 janvier 2020 | PAR Pierre Poughon

L’Australie était encore une fois à l’honneur au Point Éphémère hier. En dérivant du rock, prédominant dans cette scène océanienne, les Jungle Giants sont en pleine croissance. Tant dans les stats que sur scène.

Quand on vous dit que les meilleurs groupes actuels viennent de l’île-continent. Les australiens Jungle Giants font partie de cette clique là. Pas forcément centré dans le rock pur et dur, mais quand même partie intégrante de cette vague australienne puissante et devastatrice, le quatuor ramène une large dose de pop, créant un rock indé délicieux. Avec trois albums en poche, datant de 2013, 2015 et 2017, on sentait l’attente monter. Heureusement, cela ne devrait plus être longue. Un premier son est sorti le 17 janvier, Sending Me Ur Loving, qui précède une tournée autour du monde. Quand on écoute ce dernier single, bien plus pop, on se rend compte de l’évolution du groupe, faramineuse, en comparaison à de vieux tracks, comme Skin To Bone, du premier opus. Peu importe le changement, leur évolution est dantesque. Le dernier track, dans la même vibe que Heavy Hearted, sorti en juillet dernier, est clairement fait pour cet été, pour danser. Impossible de ne pas bouger. Les australiens ont clairement une des meilleures scènes actuellement, et les Jungle Giants sont un exemple parfait de la mine d’or venant de l’autre bout du monde.

Enfin les voilà sur scène. Le quatuor, composé d’un leader guitariste, un bassiste, une guitariste et un batteur, sont faits pour la scène. Clairement. En particulier le chanteur. Entre chaque son, le voilà parler, blaguer, ou sympathisant avec un membre de la fosse énamouré du groupe. Le quatuor déverse son pop rock sur un Point F pas forcément si plein que ça, malheureusement. Mais il n’empêche, ceux présents pour cette soirée ne sont pas là pour rien. Le groupe, porté par, encore lui, son leader, enchante. D’un point de vue musical ou technique, on peut regretter la non utilisation de synthés, la base d’une bonne partie de leur son, préférant du coup des préenregistrés, signifiant que les musiciens n’ont qu’à se caler sur cette base implacable. Il n’empêche, le show est assuré. Chacun des quatre musiciens donne de sa personne, n’en perdant pour ainsi dire pas une miette. On pourra mettre en valeur la performance du leader, toujours lui, chanteur doué d’une voix à en tomber. À tel point que le micro grésille dès qu’il pousse sa voix. Les trois autres assurent leur partie, gonflés d’aisance et d’envie. Le set est clairement en feu, les chansons s’enchaînent sur des « hands up Paris » ou dans le style dès que le drop s’annonce. Rien à redire, ça reste un plaisir, une fraîcheur. Sans rappel, le set est abouti, du début à la fin.

Crédits Photo : Cover de The Jungle Giants – Sending Me Ur Loving

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Pierre Poughon

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